POÈTES CHRÉTIENS. SEDULIUS, MAMERT, ETC
V. Cœlius Sedulius, sur la vie duquel on ne sait rien de positif, naquit, dit-on, en Ecosse, et figure sous le titre de antistes et episcopus. Il se fit, vers le milieu du cinquième siècle, une grande réputation par ses poésies douces et harmonieuses. Cellarius, son éditeur, a dit de lui : Cœlium Sedulium poetam inter christianos nemini secundum, et il a édité ce poète non tam propter dictionem puram et velerum imilalricem, quæ me, fateor, non mediocriter delectavit, quam propter argumenti majestatem in mysleriis aptissime a poela hoc expressam.
4. Son principal ouvrage est le Poème pascal, sur divers sujets importants tirés de l’histoire de l’Ancien et du Nouveau Testament. Il expose ainsi les raisons qui l’ont déterminé à ce travail :
Cum sua gentiles studeant figmenta poetæ Grandisonis pompare modis tragicoque boatu Ridiculove Getæ seu qualibet arte canendi ; Cur ego Davidicis adsuetus cantibus odas Chordarum resonare decem sanctoque verenter Stare choro et placidis coelestia psallere verbis Clara salutiferi taceam miracula Christi?
2. Elégie, intitulée par Tritheim : Exhortatorium ad fideles, -et dans l’edition de Arntzenius : Hymnus 1, collatio Veteris et Novi Testamenti per schema dravadhyeus allernis versibus repetitæ. C’est le développement, souvent ingénieux, des antithèses qui se trouvent dans ’Epitre aux Romains, v, 18.