‹ Manuel de patrologieChapitre 87 sur 97 · L'hymne A solis ortus cardine a été insérée au Bréviaire · texte numérisé non relu

L'hymne A solis ortus cardine a été insérée au Bréviaire

4. Le poème sur l’Incarnation du Verbe, centon virgilien, est d’une authenticité douteuse.

Opera, ed. Cellarius, Hall., 1704; Arevalus, Rom., 1794; Migne, sér. lat., t. XIX, avec les Prolégomènes des anciennes éditions.

VI. Nous avons déjà parlé de Prosper d'Aquitaine et de Sidoine Apollinaire. (Pages 453 et 460.) VII. Claudien Mamert, d’abord ermite, puis prêtre de

Vienne, partagea avec son frère l’administration de

l'évêché de cette ville, et fut l’un des plus savants hommes de son temps. Sidoine Apollinaire l’appelait peritissimum christianorum philosophum et quorumlibet primum eruditorum, et Ritter a dit, à propos de son De stalu animæ, que « l’auteur se montre disciple habile de saint Augustin. » De ses productions poétiques, nous avons une Hymne sur la passion du Seigneur et une pièce Contre les Poètes vains, où il montre la futilité de la poésie paienne, dont la plupart des éléments sont empruntés à la mythologie. L'auteur y a parfaitement imité les formes de la poésie classique.

Opera in Bibl. max., Lugd., t. X; Galland. Bidl., t. X; Migne, t. LIT. |

VIII. Venance Fortunat, le meilleur poète du sixième siècle, naquit à Tréviso, en ftalie, et fut probablement élevé’ à Ravenne. Tourmenté par une maladie d’yeux très - douloureuse, il se rendit au tombeau de saint Martin, et y trouva la guérison qu'il espérait (565). Pendant son séjour en France, il fut nommé évêque de Poitiers, et mourut en 603. Parmi ses écrits nous mentionnerons : une Vie de saint Martin (quatre livres), son principal ouvrage, composé sur l'invitation de Grégoire de Tours. Il y célèbre, d’après la prose de Sulpice Sévère, la vie, les actions et les miracles de saint Martin. Un Poème sur son voyage; Onze livres de poésies sur divers sujets, mêlés de morceaux de prose parmi lesquels l'Exposition de l’oraison dominicale et celle du Symbole sont imitées de Rufin. |

Plusieurs compositions de courte haleine, des épitaphes, ont une grande valeur poétique; quelques-unes ont passé dans la liturgie, telles que : Pange lingua gloriosi prœlium (lauream) certaminis.— Crux fidelis, inter omnes arbor una nobilis. — Veæilla regis prodeunt, fulget erucis mysterium. — Quem terra, ponlus, æthera, etc.

Libelli III, seu carmen elegiacum de excidio Thuringiæ ex persona Radegundis, où il exprime la douleur de cette

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