‹ Manuel de pedagogie et de methodique generaleChapitre 101 sur 156 · CLI · texte numérisé non relu

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Avezvoas premièrement analysé en votre particulier la matière dont il s'agit, par exemple, une proposition que vous voulez expliquer à vos élèves, et êtes-vous en état d'indiquer chaque partie qui s'y trouve et de l'expliquer; analysez avec vos élèves de cette manière : portez surtout leur attention sur chaque partie en particulier, si vous ne pouvez supposer qu'ils la remarquent d'eux-mêmes, et donnez-leur-en tout de suite l'explication, si elle n'est pas encore assez intelligible pour eux. Après avoir expliqué une partie , par exemple, le sujet d'une proposition, agissez-en de même avec la deuxième, c'est-à-dire, l'attribut, etc. Avez-vous noté chaque partie en particulier, de sorte qu'elles soient suffisamment claires à vos élèves, énoncez-leur la proposition entière, et, s'il est nécessaire, l'enchaînement et la liaison des parties essentielles, ainsi que l'affirmation ou la négation de la proposition. On peut les y rendre attentifs soit par des questions, soit sans questions.

Pour connaître si les enfants remarquent telle ou telle partie, ou s'ils en ont une idée juste et claire, il faut les questionner. Afin de vous faciliter aussi les questions à faire en analysant , je vais vous citer ici les parties sur lesquelles vous devez le plus souvent questionner, et en même temps quelques questions que vous pourrez faire; car, il ne faut pas faire toutes les questions possibles , mais seulement celles qui sont nécessaires.

Pour ne faire, en ce point, ni trop ni trop peu, dirigez-vous d'après les facultés de vos élèves. En analysant avec eux, imitez la conduite des parents envers leurs enfants : ils leur découpent leurs aliments en morceaux d'autant plus petits qu'ils sont plus faibles et plus délicats.

DK PÉDAGOGIE. i99

§ GLÏI.

Les parties sur lesquelles vous devez questionner. en analysLint, sont :

a) Le sujet et l'atlribul d'une proposition. — Les questions qu'on doit poser ici pour rendre les enfants altentifs sur ce qui est sujet ou attribut, ou pour s'informer s'ils Font déjà remarqué, se rapportent toutes: d** au sujet : qui est, fait ou souffre quelque chose? quand il s'agit du temps présent; qui a été, a fait ou souffert? s'il s'agit du temps passé; qui sera fera ou souffrira? s'il est question du temps futur; 2** à l'attribut : ce qu'il est, fait ou souffre, avec le changement respectif, s'il s'agit du temps passé ou fulur.

Souvent le sujet, l'attribut ou une autre partie de la proposition, s'exprime par un pronom ou un adveibe; par exemple : Faites ceci en mémoire de MOL (Luc. XXIL 19.) — Il restait là. — Ou doit, en ce cas, se servir des questions suivantes ou de semblables : qu'entend-on par là?\\ restait là? où donc? II? Qui? 11 leur dit. Leur? à qui donc? de qui s'agit-il? etc.

b) La pluralité de sujets ou d'attributs dans les propositions complètes. — Ici on peut demander : qui, quoi , ou qui encore? N'y en a-t-ii pas encore d'autres ou plusieurs autres? Ces questions font porter l'attention des élèves sur la pluralité des sujets, et l'on voit s'ils l'ont remarquée. II en est de même de l'attribut.

c) L'affirmation et la négation de la proposition. — Pour examiner si les enfants l'ont remarquée, ou pour y porter leur attention , des questions sur l'opposé sont souvent très-utiles.

d) Les accessoires ou déterminatifs et les circonstances qui se trouvent dans une proposition. — Les questions relatives à ce point sont aussi variées que ces idées accessoires.

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Je citerai brièvement les principales avec les questions qui peuvent être utiles. — i° Qualificatifs déter^ minalifs du sujet et de l'attribut. Par exemple : Nos peines présentes, faciles à porter et courtes, produisent une gloire grande sous tous les rapports et qui doit durer éternellement, — De quelles peines parle ici saint Paul? Est-ce de peines futures ou présentes? Quelles qualités donnet-il à ces peines? Que dit-il de la gloire qu'elles doivent produire? — 2° Idées accessoires, dites régimes indirects , qu'on découvre et développe par les questions , à qui, de qui, etc.; à quoi, de quoi, etc. — 5° Dépendances de l'affirmation ou de la négation. Cellesci sont plusieurs conditions sous lesquelles se fait l'affirmation ou la négation; ou des indications de la certitude et de la vraisemblance avec laquelle l'attribut est affirmé ou nié par le sujet. On peut donc demander : quand est-ce que cela sera ou arrivera? Est-ce vrai sans aucune condition , etc. Est-ce bien certain? Peul-on encore en douter? — 4° Déterminatifs ou circonstances du temps. Questions : quand? combien de temps? combien souvent? etc. 5° Du heu. Où? vers où? etc. 6*» Du nombre. Combien? de combien de sortes? 7° De l'ordre* Dans quel ordre.^ ou comment l'un et Tautre se suivaient-ils? — De la cause efficiente. Quel en est l'auteur? Qui a fait cela? — 9' Du motif. Qu'est-ce qui Ta engagé à le faire? etc. — iO** De l'intention y du but. Pourquoi? Que prétendait-il par là — il° Du moyen ou entremise. Par qui, ou par quoi? etc. — De l'occasion, A quelle occasion? Quelle en fut l'occasion? — 42° De la manière. Comment? etc.

Outre ces questions qui montrent si les enfants ont distingué, dans une proposition , le sujet, l'attribut et les idées accessoires, l'instituteur doit, en analysant, en faire d'autres, pour voir s'ils ont une idée juste et suffisamment claire de chacune de ces parties de la proposition.

e) Le contexte on la réunion des propositions d'une période. — Quand plusieurs propositions sont réunies, Tune d'elles contient : i" souvent la cause de l'autre; par exemple : Veillez; car vous ne savez ni le temps ni Vheure. On peut demander : pourquoi? Doù vient cela? Que s'ensuit-il? Qu'est ce qui est donc nécessaire? — 2*» Souvent aussi une proposition restreint ce que l'autre a affirmé ou nié; par exemple : Tous moururent dans le désert , excepté Josué et Caleb, Inutile de spécifier les questions que demandent de pareilles propositions. — 5** Souvent une proposition indique qu'il n'en est pas comme on pourrait se l'imaginer; par exemple : Si je donnais toute ma fortune aux pauvres et que je n^ eusse pas la charité, cela ne me servirait de rien. — 4° Parfois une proposition contient une comparaison ou un exemple de ce qui est affirmé ou nié dans l'autre; par exemple : Soyez miséricordieux , comme votre Père céleste est miséricordieux.

Relativement à toutes ces propositions, après avoir premièrement envisagé chacune séparément , si vous le jugez nécessaire, et l'avoir expliquée, vous devez poser aux enfants des questions qui portent leur attention sur le rapport des propositions entre elles, et sur ce qu'elles signifient dans leur ensemble.

/) Le contenu et la connexion de discours plus étendus, de preuves, de narrations, de préceptes.

Afin d'y porter l'attention des enfants, ou pour examiner s'ils en ont remarqué le contenu et la connexion, on pourra les questionner sur ce qu'ils ont vu, sur l'objet principal dont il était question, sur la manière dont il a été présenté, etc., etc.

§ CLIIL

" Outre les questions , il y a encore trois moyens propres à diriger l'attention des enfants sur le lout

et sur la connexion des parties qui s*y trouvent, et à leur en donner une notion claire.

1" L'instituteur résume de temps en temps, et en peu de mots, ce qu'il a appris à ses élèves, sans les questionner; il tait remarquer en même temps , lorsque c'est nécessaire, comment une proposition se lie à la précédente. Ce résumé étant très-utile ne doit pas être omis facilement.

!2° On fait faire aux élèves les plus avancés un petit abrégé de ce qui est dans leur livre et qui a été expliqué, ou on le leur fait transcrire brièvement. Je connais des écoles dont les élèves transcrivent le contenu de chaque leçon du catéchisme. A la fin de Tannée scolaire , ils font aussi un court résumé de ce qu'ils ont vu, pendant l'année, dans le catéchisme, (i).

S" Le maître peut tracer sur le tableau ou sur une feuille de papier, en forme de table ou de tableau synoptique, l'aperçu de ce qu'il a appris à ses élèves pendant l'année, pour le leur rappeler. Par exemple, après avoir instruit les élèves sur le péché, il pourra leur tracer le tableau de ce qui concerne cette matière, de la manière ci-contre :

(1) La même chose pourrait avoir lieu pour toutes les branches de l'instruction; cet exercice ue pourrait qu'être avantageux aux élèves des divisions moyennes [Note du Trad.)

DE PEDAGOGIK

Mleau

synoptique du chapilre qui tniite du péché.

Définition et division du péché en général.

(A) Péché originel.

I 1° Définition»

I 2° Cause de sa dénomination.

(B) Péché actuel, 1" Difinition.

2o Sa suddivision.

(a) Par rapport à la grièvctë.

a) Péché morteL

i" Définition, â» Division.

(A) Péchés capitaux.

I lo Définition.

I 2» Nombre et dénomination.

(B) Péchés contre le Saint-Esprit.

I io Définition, j 2" Noml)re et dénomination.

(c) Péchés qui crient vengeance au ciel.

I lo Définition.

I 2° Nombre et dénomination. I (b) Péché véniel.

I Définition.

(b) Par rapport à la personne.

1° Péchés propres.

2" Péchés d'autrui.

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