‹ Manuel de pedagogie et de methodique generaleChapitre 152 sur 156 · CIRCULAIRE DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

CIRCULAIRE DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR

M. l'Inspecteur,

L'adoption, par les conseils communaux, du règlement des écoles, en ce qui concerne la rétribution des^ élèves, te mode de recouvrement, les jours et heures de travail, le mode de punitiou et de récompense (i), doit être actuellement accojnplie dans la plupart des localités du royaume; il restait à compléter ce règlement par les prescriplions légales dont l'exécution est plus spécialement remise aux. soins du gouvernement.

Tel est l'objet des dispositions que vous Irouverez^ jointes à la présente : le règlement des écoles primaires peut donc être partout appliqué.

Vous veillerez, M. rinspccleur, à ce qu'il en soit affiché au moins une copie dans chaque école, et vous suivrez, pour la transcription, le modèle ciannexé.

Le chapitre de l'enseignement de la religion et de la morale a été rédigé par MM. les Évêques, dont le

[i) Art. iii de la loi du 25 Septembre 1842.

gouvernement ne pouvait se dispenser de suivre Ta vis en ces matières. Il est inutile de vous faire observer que les prescriptions de ce chapitre sont obligatoires au même litre que toutes les autres dispositions du règlement.

Les Inspecteurs ecclésiastiques, ainsi que MM. les Curés, appelés, aux ternies de l'art. 7 de la loi, à surveiller les écoles sous le rappoi t de la religion et de la morale, et à diriger renseignement de ces branches, avaient besoin d'instruction de leurs supérieurs, afin de mettre de l'unité dans l'accomplissement de leur mission. Mus par un sentiment de confiance auquel le gouvernement se fait uu devoir de répondre, les chefs des diocèses m'ont communiqué les inslruclions et la circulaire qu'ils ont arrêtée et qu'ils 4idressent à MM. les Inspecteurs ecclésiastiques et à MM. les Curés.

J'ai examiné, avec la plus grande attention, cette pièce que j'approuve, tant sous le rapport du fond, que sous celui de la forme.

H convient que tous les instituteurs puissent lire et médiler l'exposition de la méthode indiquée par les Evêques, afin d'en bien saisir le sens et de remplir d'une manière complète, cette partie importante de leurs devoirs. Un exemplaire de ce document leur sera remis par vos soins, et ils le considéreront comme une annexe au règlement général des écoles primaires.

Parmi les objets qu'ont touchés les prélats, il en est plusieurs sur lesquels je dois vous inviter à insister vous-même tout particulièrement auprès des instituteurs placés sous votre surveillance.

En donnant la leçon de religion au commencement de la classe du matin et à la fin de la classe de l'aprèsmidi, l'on rend plus facile la prescription légale qui veut que les entants qui n'appartiennent pas à la .communion delà majorité, *soient dispensés d'assister aux exercices religieux : les élèves de cette catégorie pourront n'entrer en classe, le matin, qu'après la première demi-heure; et l'après-midi, ils pourront quitter l'école une demi-heure avant leurs condisciples.

Dans les écoles nombreuses, l'emploi des moniteurs

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(anl pour aider rinslituleur à maintenir l'ordre, que pour faire répéter certaines parties des leçons, est un usage excellent que vous ne sauriez trop recommander; il a le double avantage de rendre ceux qui sont l'objet de cette distinction, plus attentifs à leur propre conduite, et de mettre sous les yeux des autres de bons exemples, faciles à suivre, puisqu'ils leur sont donnés par des condisciples de leur âge.

Vous aurez soin,. M. l'Inspecteur que les instituteurs ne perdent jamais de vue que le plus précieux* avantage que les enfants doivent recueillir de la. fréquentati,oîi des écoles, c'est V éducation. Des moeurs douces, des habitudes de politesse, le respect des personnes âgées ou de celles qui sont investies de fonctions publiques, une bienveillance générale envers tout le monde , telles seront les marques auxquelles on reconnaîtra les enfants formés dans les écoles bien dirigées.

Les Évêqués recommandent à MM. les Inspecteurs ecclésiastiques et à MM. les Curés d'inviter les instituteurs à s'appuyer de l'autorité de la religion pour inspirer aux élèves un attachement inviolable aux institutions du pays, un dévouement eûtjer au bien public, et un amour sincère pour l'auguâte Dynastie qui nous gouverne. Le concours àe, vos collègues ecclésiastiques vous rendra plus facile, M. l'Inspecteur , la lâche si imporl^t^- qui vous incombe de répandre ces mêmes senti|îi|ft dans les écoles; il n'est pas en eilet, un seul dé nos devoirs, même de nas,- devoirs civils, qui ne trouve son principe et sa s£ morale religieuse.

Depuis trois ans, vous êtes chargé ^ de la loi de l^'instruction primaire : cett^ JHH^e est trop courte encore pour que l'on puisse apprécier les résultats de ce grand acte législatif. Le règlement des écoles est en quelque sorte la pierre angulaire de tout l'édilice; qu'il soit observé avec intelligence et avec une entente mutuelle des droits et des devoirs de chacune des autorités qui concourent à cette œuvre.

Recevez, M. l'Inspecteur , Tassurance de ma considération distinguée.

Le Ministre de l'intérieur, Comte Dii Tukux.

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