‹ Manuel de pedagogie et de methodique generaleChapitre 18 sur 156 · XX · texte numérisé non relu

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Un instituteur qui aime à remplir ses devoirs, se prépare de son mieux pour chaque leçon et est exact à l'heure. A l'école, il est continuellement occupé de ses élèves. Il travaille avec eux, et par ce moyen il les rend heureux et contents dans leurs petits travaux. Il tâche de leur faciliter les études aufant qu'il est en son pouvoir, afin de ne pas trop les fatiguer, leur laissant néanmoins assez à faire pour être constamment occupés. Il tâche de leur rendre clair et palpable ce qu'ils ont à apprendre; il s'informe ensuite si et jusqu'à quel point ils l'ont compris; il répète ce qu'ils n'ont pas saisi et s'exprime tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, selon qu'il croit pouvoir se metti'e

plus sûrement à leur portée; mais toujours avec vie et en conservant une grande égalité d'humeur, un air de satisfaction et de gaîié qui prévient en sa faveur. Il est occupé un jour comme l'autre sans que la fatigue ni quelque autre motif le rende négligent dans l'accomplissement de ses devoirs. Yoilà ce que j'appelle la vigilance. Si vous n'êtes pas vigilants de cette manière vos élèves apprendront peu et rien à fond; et, ce qui est le pis, plusieurs d'entre eux s'habitueront pendant les 5, 6, 7 années qu'ils fréquenteront l'école, à une telle paresse, qu'il est à craindre qu'ils ne redoutent toute leur vie le travail , et qu'ils ne soient un jour des hommes complètement oisifs.

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