‹ Manuel de pedagogie et de methodique generaleChapitre 2 sur 156 · ET DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE L'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

ET DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE L'ALLEMAGNE

Quoique chargé de la direclion de l'établisseiiient le plus florissant de l'enseignement supérieur, vous n'en portez pas moins l'intérêt le plus vit* au modeste enseignement primaire dont vous reconnaissez , avec les plus grands hommes d'Ëtat , l'immense utilité , et vous applaudissez à tout ce qui est de natme ù lui faire faire un pas dans la ^oic du vrai progrès.

De là , Monsieur , l'idée que j'ai cru pouvoir adopter de vous dédier cette seconde édition de la traduction du Mani:ïl de Pédagogie d'Overberg.

Ce nom vous est cher , Monsieur le Recteur ; car aucun écrivain allemand , aucun Pédagogue en particulier , ne vous est inconnu ; et , parmi ces derniers, qui mérite plus la reconnaissance des amis de l'instruction qu'Overberg? Ce prêtre pieux , simple , humble , dévoué de corps et d'âme à l'enseignement primaire, ne lui a-t-il pas rendu un service signalé en formant tant d'excellents instituteurs à l'École normale de Munster, et en publiant cet ouvrage de Pédagogie, fruit d'une longue et consciencieuse expérience.

depuis mon enfance , connaissant Overberg par l'estime , la vénération avec laquelle m'en parlait mon premier instituteur , je répondis avec empressement au désir exprimé par un digne ami, voué comme Overberg à l'enseignement primaire , de doter la Belgique de la traduction de cet excellent Manuel ; — et , de concert avec lui , je la publiai , il n'y a guère qu'un an. La nécessité d'en faire , dès maintenant , une seconde édition , prouve clairement que cet ouvrage a été apprécié en Belgique comme il l'avait été en Allemagne ; elle justifie en même temps l'idée que votre bienveillance m'a permis de réaliser, Monsieur le Recteur , de vous dédier cette seconde édition , qui , en paraissant sous vos auspices , sera mieux reçue encore du public.

,l*jii l'honneur d'être avec la plus vive reconnaissance,

Monsieur le Roclcur,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur , N.-J. CORIVET,

Élève de rUniveisilé CalViolique.

Midincdy, h 10 .\où( IHL'k

Le Manuel de pédagogie ou Guide de Vlmtiluteur^ par M. Overberg , est sans contredit l'un des meilleurs ouvrages publiés depuis un demi siècle sur tout ce qui concerne l'instruction primaire. De là les éloges flatteurs dont il a été l'objet, les éditions multipliées qu'on en a faites, et, par une heureuse suite, l'influence salutaire qu'il a exercée en Allemagne. On s'en étonne peu quand on sait qu'à de vastes connaissances théoriques, M. Overberg joignait un coup d'œil sûr, une rare maturité de jugement et une longue expérience de l'enseignement pratique. Ce n'est pas seulement à Munster, où il s'est acquis tant de gloire comme professeur de l'Ecole normale, que son nom est vénéré, sa mémoire chérie et ses ouvrages estimés: l'Allemagne tout entière conserve un précieux souvenir de ce prêtre aussi vertueux que zélé, aussi instruit que laborieux; elle le compte avec reconnaissance parmi les propagateurs les plus capables et les plus actifs de la bonne instruction primaire. Le traducteur de son Manuel de pédagogie a compris quelle utilité pourrait en retirer la Belgique, et nous le félicitons d'avoir entrepris et heureusement achevé un travail si important. Il a bien mérité de tous ceux qui , par

goûl ou par devoir, s'y occupent de Tinstruction primaire.— Si ce que dit M. Overberg de certaines punitions corporelles, n'est pas d'une application littérale dans nos écoles, ses enseignements généraux, même en cette matière, s'appliqnent à toute espèoe de punitions, à celles qu'autorisent les règlements de ce pays, comme à celles qu'on emploie encore en Prusse et ailleurs.

En conséquence, nous approuvons l'impression du Manuel ci-dessus, et nous en recommandons particulièrement la lecture aux parents, aux Instituteurs primaires, et à MM. les Ecclésiastiques du diocèse. Le jour où l'esprit d'Overberg pénétrera dans toutes nos écoles, l'enseignement primaire aura fait un pas immense: sa prospérité sera assurée.

Donné à Liège, le 1" Mai 4845.

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