MÉTHODE HYPODERMIQUE
I 4. * Mémode liypo««riBHiiic*
Les vésicatoires morphines constituent un agent médicamenteux excellent, mais il ont le double inconvénient d'être dispendieux etd*un entretien difficile, c*est pourquoi M. Trousseau a imaginé la méthode hypodermique, qui consiste à introduire dans la profondeur de la peau des médicaments narcotiques.
Dans la névralgie s.ûatique, par exemple, on fait coucher le malade sur le ventre, et, à l'aide d'un bistouri, on pratique à réchancruresciatique une incision cruciale de ^ centimètre 1/2 et à son centre on place un pois médicamenteux ; on réunit ainsi à Tefûcacité d'un corps étranger agissant à la manière d'un cautère simple, celui d'un topique antinévralgique placé dans le voisinage du nerf malad0.
Voici Informulé du pois employé par M. Trousseau ;
Extrait d'opium et extrait dp belladone^ de (iinque . ^ grammes. Poudre de gaïac et mucilage q. s.
Faites vingt pilules contenant chacune \ 0 centigrammes de substance active.
Ce» pilules, qu'on ne doit pas argenter, sont séchées à l'étuve, et, gr^ce à la poudre de gaïap qui entre dans leur composition» ^llas acquièrent la dureté du bois, ûp ne doit pas s'en servir le premier jour.
Une fois l'incision faite, on introduit dans la plaie un pois à manger qui a Tavantage sur le pois d'iris d'être couple, non irritant et d'accrottre par l'augmentation rapide de son volume , la cfivité qui recevra dès le deuxième jour le bol médicamenteux. On place un seul pois narcotique dans la plaie, puis de chaque côté on met deux petits pois ordinaires ; le tout est maintenu par un peu de charpie et un morceau de diacbyion. Si le troisième jour le malade n'a pas été trop narcotisé, on place deux poia médicamenteux, puis trois et quatre, s'il est nécessaire.
Comme cette affection est très-persislante et sujette à récidive, une fois les douleurs dissipées, M. Trousseau donne le conseil d'entretenir la suppuration du cautère pendant deux ou trois semaines. On a par ce moyen un révulsif agissant d'une manière permanente et une porte tout ouverte pour y faire passer, en cas de retour de la douleur, de nouvelles substances narcotiques.
Si Ton considère en outre que, tandis que les sels de moc!^l\\\v&
52'l OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE.
lu) valent pas moins de 50 centimes les 5 centigrammes, es pois dont il s'agit coûtent 5 centimes ; qu'en moyenne dix à vingt de ces pois suffisent pour enlever la douleur ; que ce pansement peut être fait par tout le monde sans le moindre inconvénient ; on reconnaîtra que c'est là une ressource d'autant plus précieuse, que la sciatiquo frappe de préférence les ouvriers (1).