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MOXA

On appelle moxa un pelit cylindre de matière combastibte l'on fait brûler lentement sur la peau, de manière à ydétenn une cschare qui Tintéresse en partie ou en totalité.

Le moxa peut ôlre établi sur presque tous les points doeo il faut év.ter cependant les régions où la peau est très-fi« elle est en rapport trop immédiat avec des surfaces osseogw cartilages, de gros vaisseaux et de gros troncs nerveux. En i appliqué au voisitiage de ces organes, le moxa pourrait cause désordres exirômeriient graves; et de plus, comme les ofl duisent très-bien la chaleur, celle-ci serait transmise avec grande rupidilé vers les parties profondes.

On a proposé une foule de moyens pour cautériser II lentement à Taide d'une substance combistible.

On se sert, en Chine et au Japon, d'un duvet qu'on relin feuilles et des sommités desséchées de quelq«ies espèces < moises ; on les pétrit entre les doigts de manière à en fiii petits cônes dont on place la base sur la partie que l'on veut tériscr. Sarlandière a voulu en généraliser l'emploi; maisce pèces de moxas ne produisent qu'une cautérisation superflci il en est do même des moxas que Percy faisait avec la moel grand tournes )1 [liilianlhun antiuus) trempée dans une sol' c.oncenirée de nitrate de potasse. L'agaric de chéoe, le p trempé dans une solution de chlorate de potasse ou d'acéla plomb; enfin, une multitude d'autres substances, ont W p'.oyées pour faire les moxas. Mais la substance dont on fi plus frécjuemment usage est le coton cardé que l'on rouleei iindro et que l'on serre fortement dans une compresse qn» coud sur un dos côtés, ou que l'on fixe au moyen d'un fil ' en spirale. C'est à Pouteau que Ton doit cette espècedenod est certainement le plus commode et le plus facile à se |flt! Les Egyptiens, les Arabes, qui mettent si souvent ceDOJl guérison en usage, ne se servent pas d'autre 8ubstancB< Arabes teignent en bleu le coton dont ils se servent *• ceUfl leur n'ajoute rien à la propriété du moxa. Voici comment f'' ^'onseille do faire ces moxas (<) : « Prenez du coton en I

''I) PouliMUi, (IKhimps |>o4huw«»sî,\. l, p. 204.

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» enveloppez-le avec une bande de toile large d'un ()Ouce sur » trois pouces de largeur. Que le coton soit aussi serré qu'il sera » possible, parce qu'alors le feu sera plus vif, la bandelette bien » arrêtée par quelques points d'aiguille, et Ton aura alors un cy- » lindre d'un pouce de diamètre. On coupera ce cylindre trans- * versalement par la moitié avec un tranchant bien afBlé, ce qui » donnera deux cylindres à base très-unie, et c'est cette base tri s- » unie qui doit toucher immédiatement la peau, qu'on humecte » auparavant avec un peu de salive, afin que le coton s'y colle » en quelque façon. »

Le moxa de coton, fabriqué de cette manière, doit être assez fortement serré ; car s'il ne Tétait pas, le feu s'éteindrait facilement et le moxa brûlant moins longtemps, la cautérisation serait plus superficielle ; si. au contraire, le coton était trop serré, on aurait peine à faire arriver la combustion jusqu'à la base du cylindre. Percy employait aussi les moxas de coton, mais les serrait dans une carte comme on le fait pour la poudre dans la fabrication des pièces d'artifice : il enveloppait encore de coton ses cylindres de moelle d*helianthus,

M. Guépratte conseille, pour la fabrication des moxas, le procédé suivant :

On prend un morceau de calicot dégommé par le lavage, on lo plonge dans une quantité suffisante de sous-acétate de plomb liquide. Lorsque le tissu est bien imprégné, on le retire, on l'étend et on le sèche ; puis on le découpe en bandelettes d'une hauteur égale à celle du moxa. On roule ces bandelettes à la manière des bandes, mais un peu mollement. On obtient ainsi un cylindre dont on retient les derniers tours par quatre points séparés. Pour l'application, on recouvre la région d'une dissolution de gomme arabique, et le moxa adhère suffisamment à la peau pour ne plus préoccuper le chirurgien. Le moindre contact d'un corps en ignition sur le centre de la base supérieure du cylindre l'enflamme, et aussitôt il brûle sans secours étranger, avec la régularité la plus parfaite, parallèlement à sa base, sans fusées ni flammèches.

Les moxas tempérés de M. Regnault ne sont autre chose que de petits cylindres de coton très-peu serrés, d'un centimètre environ de diamètre, et qu'il maintient séparés de la partie sur laquelle il les applique par un disque de drap épais. 11 emploie ces moxas sur la lète dans l'hydrocéphalie ; ce moxa n'agit que comme un fort vésicatoire.

Enfin on a conseillé, afin de rendre la combustion du cotAiv plus active, de l'imbiber d'une solution concewU^^ ^^ tî\V.x^\^ ^^

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potasse ; mais, oulre que cette solulion est complètement inutile, puisque Ton peut sans elle faire brûler facilement le moxa, elle a rinconvéuient de faire une fumée irès-irritan te. Le chlorate de potHsso serait préférable au nitrate, car il permettrait au moxa de brûler sans qu'il soit besoin d'établir un courant d*air pour faciliter la combustion.

Pour appliquer un moxa, on prend un petit cylindre fait avec la substance que l*on a choisie. On mouille la face la plus lisse, on la met en contact avec les téguments, et on 4a maintient fixée avec un porto-moxa.

Le porte -moxa de Larrey se compose d'un petit anneau traversé par deux tiges métalliques diagonales, et qui se coupent à angle droit au centre de l'anneau. Ces deux tiges sont manies, peuvent être retirées avec la plus grande facilité. Quand (m vent appliquer un moxa, on traverse la substance destinée à être brûlée par ces deux tiges qui la maintiennent solidement an centre deTanneau. Sur la face inférieure de Tanneau, se trouvent trois petits pieds arrondis ; ceux-ci sont de bois, car ils doivent ôtre fabriqués avec une substance qui conduise mal la chaleur;

Fig. 269.

enfin sur un des bords de Tanneau, se trouve un petit manche de métal qui s'ajuste à Taide d'un pas de vis sur un manche de bois; on peut de cette manière placer sur un même manche des anneaux de grandeur en rapport avec le volume des moxas (voyez fîg. 269). Le porte-moxa de M. Guérin n'est autre chose qu'une pince

Fig. 270.

à pression conlinue^ présentant à son extrémité deux croissants qui s'embrassent par leur concavité. Kn pressant sur la partie nK)yenne de la pince, sur le ressort, on écarte les deux cranants entre lesquels on engage le moxa, puis celui-ci étsat abandonné à lui-même, il se trouve convenablement serré, et peut être facilement appliqué sur les téguments. Cet instrument, moins compliqué que celui de Lvitrey, ^t plus commode (6g. 370).

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