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MOXA

Toulefoiâ on peut facilement tenir le moxa avec une pince à anneau, et à son défaut avec une tige métallique que Ton appuie sur le sommet du cylindre.

AGn do garantir les parties environnantes des éiinceiles qui pourraient voltiger pendant la combustion du moxa, ou place tout aulour des compresses mouillées, ou un disque do carlon percé au centre d*un Irou qui donne passage au moxa. Les Egyptiens se servent, au lieu de carton, d*une plaque de fer; mais cela est tout à fait inutile, le carton est bien suffisant. Le moia ainsi disposé, on allume son extrémité libre. On fera attention à enflammer toute la surface, car le cylindre brûlerait inégalement, et ne produirait pas tout TefTet désirable. Si le moxa est fabriqué avec une substance qui ne puisse brûler toute seule, il faut en activer la combustion à Taide du souffle. Mais la fumée qui est formée par la combustion du coton, les étincelles qui peuvent venir frapper le chirurgien à la fîgure, rendent ce moyen trèsiDOommode *. aussi vaut-il mieux se servir d'un tube à Taide duquel on dirige Tair sur toute la surface enflammée, et par conséquent en rend la combustion égale ; ce moyen permet à Topérateur de se tenir assez loin du foyer pour ne pas en être incommodé. On peut également se servir d'un soufflet dont Topérateur dirige le tube, et qui est mis en mouvement par un aide, ou bien d'un éventail ou d'un morceau de carton, au moyen des> quels on peut violemment agiter Pair.

La partie supérieure du moxa brûle sans que malade éprouve aucune sensation; mais bientôt, se rapprochantde la peau, le patient ressent une cbaleur assez agréable, mais qui peu à peu augmente et devient excessivement vive, lorsque la partie du moxa en contact avec la peau est eiidammée. Gerdy compare cette douleur à celle que produirait un cachet que Ton enfoncerait dans les oè.

Lorsque la combustion du moxa est presque achevée, on entend une crépitation analogue à celle du sel que Ton aurait jclé dans le feu. Celte crépitation est due à la peau, qui se fendille parallèlement à la circonférence de Teschare.

On évitera de faire brûler le moxa trop vite, car on sera plus sûr de produire une irritation vive et une eschare profonde en agifsent lentement.

L'aotlon du moxa est d'abord de rougir la peau, puis, partout où elleest^n contact avec le corps en combustion, elle se convertit en une eschare noirâtre fendillée /d'autant plus épaisse que la combustion a été plus longue, et autour de laquelle la peau brûlée moins profondément est rouge et soviv^wV. cowH^\\fè ^^ '^^'* iilQS phlyctèaes remplies de sérosité.

La douleur qui suit l'applicalion du moxa disparaît ea g trôs-rapidement : aussi est il tout à fait inutile d'employer tpron Ta conseillé, des réfrigérants a6n de la ditniDuer, D'ai à quoi bon arrêter un effet que Ton a voulu produire? Il quelquefois cependant que Tapplication du moxa a détenu douleur assez intense pour causer des accidents généraux alors qu'il faut lAcher de calmer Tirritation au moyen dei gérants et des émollients. Mais dans les cas les plus ordû il ^unit, pour le premier pansement, de recouvrir la brûln morceau de diachylon ou d'un linge cératé, quero&ra aussitôt que le pus a commencé à se faire jour sur les pari térales de Teschare.

Il ne tardera pas, comme dans toute espèce de cauléri à se développer une inflammation consécutive. Cette inflam fait détacher leschare, ainsi que nous l'avons dit, de la é renceau centre; ce n'est qu'au bout de huit à quinze joo celle-ci est complètement éliminée. Â cette escbare soccè plaie que Ton peut guérir rapidement en la pansant avee rat, ou dont on peut entretenir la suppuration au moyen d sements faits avec la pommade épispastique, enfin que Te convertir en cautère, en introduisant un pois dans le ceali pansements consécutifs sont absolument les mêmes qoeo cautères établis à l'aide des caustiques.

J'ai rangé à dessein dans le chapitre consacré à la c salion, la cautérisation par le phosphore, le camphre q fait brîïler en contact avec les téguments. En efliet, au du moxa on a voulu faire une cautérisation lente, tam la cautérisation avec ces substances est très-rapide : a sont de fort mauvais moyens pour faire des moxas; car que leur action, ainsi quo nous l'avons vu , est infidi n'atteignent pas le but quo l'on se propose au moyen des de coton.

Le moxa est un des moyens révulsifs les plus énergiq^ s'emploie pour combattre les tumeurs blanches, les cariei braies, les anbclions des viscères ; on cite des cas dans I des pneumonies chroniques, des pleurésies avec épanc n'ont cédé qu'à des moxas. Ce mode de traitement a été a pour combattre des névralgies, la névralgie scialiq exemple, et pour guérir les paralysies; enfin M. Regnaul obtenu des succès en appliquant ces petits moxas sur d'enfants aiïeciés d'hydrocéphalie.

Lorsqu'on se sert de moxa pour des affections profondes souvent en placer pWsmt^ ^wVaqx du point malade.

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