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CHAPITRE X

ÉLECTROPUNCTURE.

Si à Taction des aiguilles on ajoute celle de l^éleciricité, on pratique Vélectropuncture.

La première partie de Topéralion n'est autre chose que l'acupuncture : seulement il est inutile d'enfoncer les aiguilles aussi profondément. On les relire des tissus dès qu'on fait cesser l'action électrique.

La seconde est l'application de l'électricité, soit au moyen de la machine électrique, soit au moyen de la pile. Dans le premier cas, on place le malade sur un isoloir, et l'on approche successivement le conducteur de la tête des aiguilles; mais le second est beaucoup plus commode : on enfonce deux aiguilles, et l'on fait communiquer chaque pôle de la pile avec chacune d'elles.

Il est très-important de veiller à la force des piles et àl'intensîlé des décharges électriques.

Les sujels chez lesquels on pratique l'électropunclure ressentent une douleur très-vive dans tout le trajet qui sépare les deux aiguilles ; cette douleur, jointe à la contraction spasmodique des muscles que les aiguilles traversent, augmente considérablement la souffrance des malades. Ordinairement la douleur cesse lorsque l'action électrique n'agit plus; mais il arrive quelquefois que les aiguilles s'oxydent dans la plaie : j'ai vu, à l'hôpital de la Pitié, un érysipèle phlegmoneux consécutif à l'électropuncture: il était dû probablement à l'action de l'oxyde sur les tissus traversés par l'aiguille. Quelquefois la peau environnante se couvre de phlyclènes analogues à celles des brûlures, quelque^ fois encore de petits furoncles. Ces accidents ne doivent pas, en général, causer d'inquiétude.

Il va sans dire qu'il ne faut jamais, lorsqu'on veut pratiquer Télectropuncture, enfoncer les aiguilles dans les cavités splanchniqoes, les nerfs, les vaisseaux ; car presque toujours il se développe de l'inflammation autour des aiguilles, et les accidents seraient beaucoup plus à craindre que dans l'acupuncture.

L'électropuncture s'apf)lique dans les mêmes circonstances que l'acupuncture; on doit seulement faire attention à ne pas employer ce moyen dans l'état aigu des maladies, dans la période de douleur des névralgies par exemple. Il faut encore q^ixe U

force des décharges soit en rapport avec Tintensilé et l'élal de chronicité du mal : aussi doit-on diminuer la force des courants élociriquos, si les douleurs que le malade ressent sont trop

vives.

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