CHAPITRE XL
PONCTIONS.
On appelle ponction^ Taction de plonger dans les tissuiDnia* strument piquant ou tranchant.
Les ponctions peuvent se pratiquer dans des cas exceptionneb de dedans en dehors. Le plus souvent elles se font de debon en dedans.
Les ponctions sont pratiquées avec des instruments diSérentii suivant les diverses indications. Tantôt avec un iostnuoeil piquant et tranchant tout à la fois, tel quels lancette, lebistoviij d'autres fois avec un instrument seulement piquant, wféfl^ d'une canule. Cet instrument est appelé trocarL
Le irocart ou troigquarls (fîg. 273) est un instnimeat COD' posé d'une tige métallique arrondie, terminée à Tune desesol^ mités par une petite pyramide triangulaire taillée sur rextrénw de la lige. La pointe de celte petite pyramide est très-aigoë. itf arêtes sont tranchantes. La tige est implantée dans on w»àÊ assez fort, présentant une extrémité arrondie et plus ^ooioM* que le reste. La tige du trocart est renfermée dans on ^ métallique, ordinairement d'argent, ouverl à ses deux extii* mités. Cette canule s'étend sur toute la longueur da troeiA depuis la base de la petite pyramide, qui doit toijoan être découvert.
Une des extrémités de la canule doit être assez jMô» faire ressort avec rinslrumenl, afin que, s'appliqqanl sur la tige métallique, les tissus ne viennent pas an la saillie de la canule et empêcher l'instrument de gliSHTflf^ extrémité présente une surface élargie qui s'ajuste sur lld|^ et se termine par un bec de cuiller destiné à faciliter lY des liquides : c'est le pavillofi de canule.
Le volume des trocarts, leur forme droite ou courbe iOi& variables. Celui dont on se sert le plus souvent, et que venons de décrire, est droit : c'est le trocart de J.-L Pt^^-
Il est un instrument beaucoup plus petit, qui ne difiSr*
t>0NCT10NS. 579
rit que par son volume : c'est le troeart explorateur 4). Il est de môme recouvert d'une canule s'ajustent ment sur la tige; le manche est formé par une petite analogue et celle qui est à Textrémilé d'un porte-mèche, mité de là canule en rapport avec le manche n'est pas
cvl^Rft^tf^e
Tig. 273. Fig. 274. Fig. 275.
, en forme de pavillon, mais Wen en forme d'eï\\x>Tv\irà , ^^ i
580 OPÉRATIONS DE PEIITË CHIAURGIE.
nianièroà lui donner une largeur aussi grande que possible, eu égard au volume que doit avoir l'inslrument.
Pour que les trocarts puissent être transportés facilement, et pour garantir la pointe, on les renferme dans un étui de lamàne forme qu'eux, afin qu'ils y soient maintenus solidement, etqoe la pointe ne soit pas émoussée. Comme le trocart exploratear serait trop volumineux dans une trousse, avec un éti]i,oaaiouh giné de couvrir la pointe par une espèce de petit couvercle d'argent, assez profond pour que la pointe ne puisse pénétrer JDsqn'tQ fond : ce petit couvercle entre à frottement sur Textrémité de la canule (fig. 274, A).
Le trocart ordinaire, au lieu d'être enfermé dans un étm, est aussi recouvert d'un petit couvercle qui entre à frottement nr l'extrémité supérieure de la canule ; ce petit couvercle est poono d'un anneau et peut, à l'aide d'un fil, être attaché au pavilioode la canule : de cette manière il ne peut pas se perdre. Le fti avantage de cette modification est de rendre l'instrument phi portatif en diminuant son volume.
M. Charrière a apporté aux trocarts quelques modificatioit. Il a supprimé la grande gouttière qui terminait la canole dei anciens trocarts, et Ta remplacée par un entonnoir dansleqBd on peut facilement engager l'extrémité de la canule de tooto espèce de seringue, et sur lequel il est extrêmement fodled*!^ pliquer le doigt pour empêcher l'entrée de l'air ou la sortie à liquide. Au point de jonction de l'entonnoir avec la canulSf existe une gorge circulaire A, au nK)yen de laquelle on fi»siB" dément la baudruche de M. Reybard. Si l'on retourne la cuntoi celle-ci rencontre, vers le manche du trocart, une excmj* circulaire B, qui sert de point d'arrêt et en même temps maioM toujours dans un état de parfaite conservation l'extiémitédaK canule qui doit s'appliquer exactement au-dessus de la g* d'acier du poinçon, et même la remettre dans son élaipÂi" dans le cas où elle aurait été avariée. Enfin la saillie de FeolBi' noir au-dessus de la pointe, l'aplatissement du manche ovale i**" dent l'instrument plus portatif et permettent de le IpgBf *■• une trousse (fig. 275).
Le manche et le poinçon, jusqu'à une certaine bautegt ^^ creux et logent un trocart explorateur dont la canule est W d'après les mômes principes (fig. 275, C).
Enfin, comme de.-nière modification, afin de rendre ri>*J ment plus portatif, M. Charrière a tout à fait supprimé letf" et vissé le poinçon sur l'étui du porte-pierre de la même B* qu'il y fixe la pince à torsion.