‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 122 sur 152 · CONSERVATION ET TRANSMISSION DU VACCIN · texte numérisé non relu

CONSERVATION ET TRANSMISSION DU VACCIN

tient à M. Bretonneau, il suffit do casser les deui extrémités, de souffler légèrement à Taide d'un chalumeau sur une ouverture, tandis que l'autre donne passage au vaccin, qui est reçu sur une plaque de verre, sur laquelle on peut facilement charger la lancette. Pour plus de facilité, on recevra le vaccin qui s'écoule par Tune des eiLtrémités sur la lancette elle-même.

4° Les fiity autrefois employés par Jenner, sont aujourd'hui abandonnés, parce que le vaccin s'altère plus vite, et Ton est obligé, lorsqu'on veut s'en servir, de faire une incision assez profonde, douloureuse, qui peut quelquefois occasionner des accidents graves, et qui laissent toujours une cicatrice difforme et plus grande que celle qui succède à la piqûre.

5^ Enfin, d'après M. Andrew, de Chicago, la glycérine serait un excipient pour conserver les propriétés des croûtes vaccinales. Cependant M. Dubreuilh, qui a expérimenté ce modo de conservation, n'a obtenu que des résultats négatifs sur une vingtaiue d*inoculation8.

Tels sont les moyens à l'aide desquels on peut conserver le vaccin. Les procédés de MM. Fiard et Bretonneau sont excellents, *en ce qu'ils permettent de conserver le vaccin pendant longtemps à Tabri du contact de Tair et de T inoculer en nature. M. Bousquet, quia examiné avec soin ces divers procédés de conservation, croit que les plaques conservent plus longtemps le vaccin; c'est d'ailleurs sous c^tte forme que l'Académie de médecine et le comité de Londres font leurs envois (4).

L'enlèvement du fluide de tous les boutons ne détruit pas Tefflcacité de la vaccine ; il est bon cependant d'en laisser au moins un intact. D'ailleurs les manoauvres que l'on exerce sur un enfant auquel on prend du vaccin ne sont d'aucune utilité pour lui, mais ne lui sont pas nuisibles ; elles causent seulement un peu de fatigue. La quantité de vaccin que l'on retire des boutons est en rapport avec leur développement, mais non avec la santé et la constitution de l'enfant qui le fournit.

< Depuis quelques années plusieurs personnes prétendent que la vertu préservatrice de la vaccine cesse après un temps dont elles n'ont pu jusqu'à ce jour fixer la durée. Cette opinion, qui a fortement ébranlé la confiance du public dans la vaccine, nous a beaucoup occupé. Après l'avoir examinée avec toute l'attention dont nous sommes capable, et tout l'intérêt que comporte un sujet aussi important, nous croyons pouvoir déclarer que la vertu

(1) Bousquet^ Nouveau traité de la vaccine., ^^ éM\ç>w, \.%K%. 1 vol. in- 8.

' ^» p i* te

Page 1