‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 19 sur 152 · INJECTIONS · texte numérisé non relu

INJECTIONS

Poar faire des injections dans le vagin ^ on se sert dune seriflgae pouvant contenir 4 00 grammes environ de liquide, ayant on siphon terminé en olive et percé d'un grand nombre de petits (nns, comme un arrosoir. Ces seringues doivent être de verre (piBd on fait des injections avec une solution de nitrate d'argent. Le siphon est droit quand Tinjeclion est faite par une autre penoDoe qae la malade ; recourbé à angle droit, lorsqu'elle est fiûtepar la malade elle-même. La malade doit être couchée sur MO lit, le bassin plus élevé que Fépigastre. On doit faire d*abord ope oa deux injections pour laver le vagin, le col utérin ; cellesci doivent être rejetées immédiatement. L'injection qui doit agir pvles propriétés médicamenteuses, au contraire, doit être conttnrée pendant quelque temps, a6n de prolonger le contact du iîqoide avec les parties malades : pour cela, la malade devra rester pendant le temps voulu, le bassin élevé de telle sorte que le fond da vagin soit la partie la plus déclive.

Us injections de la vessie exigent qu'il soit préalablement introdoit dans cet organe une sonde comme dans le cathétérisme (voy. Cathétérisme du canal de furèthre chez l'homme et chez la I^mm). On introduit le siphon de la seringue dans la sonde, et l'on pousse Tinjection.

Les injections de la vessie sont faites dans le but de distendre wt organe dans l'opération de la taille ; pour le nettoyer : dans n dernier cas, il est préférable d'introduire une sonde à double muant, comme celle de M. le professeur Jules Cloquet. Nous •rons vu que c'était au moyen de cette sonde qu'on établissait W irrigation dans la vessie. Si Ton veut que le liquide séjourne iMdaot quelque temps dans Forgane, il ne faut en injecter ^'une quantité insuffisante pour le distendre et retirer la sonde ; *>i au contraire, on veut immédiatement faire sortir le liquide, ^n'a qu'à laisser la sonde dans l'urèthre, et le liquide s'écoule complètement.

ûe injections dans la matrice se feraient également au moyen ^ime sonde que Ton introduirait dans la cavité utérine, en la CluBBnt sur le doigt indicateur placé sur le col, près de l'orifice

* cet organe.

Qoaht aux injections dans les veines, elles ne sont pas du res- •W de la petite chirurgie, aussi ne m'y arréterai-je pas. Je 'fai seulement que ces injections doivent être poussées des ^pillaires vers le cœur ; que quand on doit injecter beaucoup

* liquide, il ne faut le faire que très-lentement et par inter- ^sUea, afin de le laisser se mélanger facilement avec le sang ; ^*il faut avoir soin de ne pas laisser d'air dans la seringue, car

72 DES UÉDICAUENTS TOPIQUES.

on sait que Tair introduit dans les veines peut causer une mort instantanée.

Ces injections sont fort peu employées maintenant ; cependant on aurait injecté avec succès de Teau dans les veines d*an hydropbobe [Dict, de médecine, t. XYI, p. 5i5). M. Magendie (Journal de phyiiologie, t. III) dit avoir fait tomber en moins de vingt minutes le pouls de 4 50 à 80 pulsations, en injectant on litre d'eau à 30 degrés Réaumur dans une veine du bras. Oo a également injecté du sang dans les veines des malades près de succomber par suite d*hémorrhagies extrêmement abondantes; nous ne pouvons apprécier ici la valeur de ce mode de traiteoMot.

Nous n'avons pas à nous arrêter sur les injections de perchkh rure de fer faites dans les veines variqueuses aGn d*ameDerli guérison des varices.

Enfin, on pratique souvent des injections dans les cavités ntturelles ou accidentelles, afm d'en irriter les parois et d'endébrminer l'adhérence, dans Thydrocèlo, par exemple : nous n'avons pas à nous en occuper ici.

7" Lavements.

Les lavements ne sont autre chose que des injections qoe l'tf j fait dans l'intestin par l'anus. On leur donne encore le nomdtj clystères. Lorsque les liquides sont introduits dans le recWj d'une certaine hauteur, on leur a donné le nom de douckei t dan tes; nous y reviendrons en décrivant les douches.

On donne les lavements avec des seringues d'une c^P*^ variable depuis 500 jusqu'à 4 25 grammes. Le lavemeBt ip| 500 grammes est un lavement entier; celui de 250 grammtf^l un demi-lavement; celui de 4 25 grammes est un quart deli*"^ ment.

Si l'on veut solliciter les garderobes, il faut donner m 1 ment entier ; ce sont en général des lavements émollientt* laxatifs. Si l'on veut déposer dans le rectum quelques médicamenteux, on donne un demi-lavement. Ces lavementsi encore des lavements émollicnts et laxatifs, cependant plus i que les précédents. On prescrit encore cette sorte de lavei avec de l'eau d'amidon additionnée de quelques gouttes de 1 danum, pour arrêter la diarrhée. Lorsqu'au contraire on veot<f les liquides soient absorbés, on donne un quart de lavementî ' effet, l'intestin n'étant pas distendu par le liquide, le malade p* facilement le garder, et de cette manière le liquide passe d^ l'économie aussi facilement que s'il était ingéré par la boudto-

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