‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 20 sur 152 · LAV£.\1EMS · texte numérisé non relu

LAV£.\1EMS

SQùi €83 lavements qui sont charges de princii^os lucdicjuu'iiicux tels que ceux auxquels on a ajouté du laudanum, du camplirc. du muflc, du quinquina, du copaliu et du cuhèbc, etc. Ils sont de beaucoup les plus énergiques, et uppelési lavrmcnls mcduamcH' fnix. Enfin, sous la forme de quarib do lavomenl, on proscrit encore des lavements alimeniciirr s toutes lc^ foi^ (|u*unc alicrciiion organique de Tcesophage ou do Tcstomar ein|)é('lio lus aliinents de pénétrer dans le tube digestif par la partie su|)criruro. Cette tfpèce d'alimentation csl loin de produire le même résultat que (piand les aliuients sont introduits par la partie su|)érieuro du tube digestif; mais il faut néanmoins m user toutes les fois quo Talimentation est impo:*sible d'une autre manière, car si Ion no nourrit pas suffisamment le malade, on rempèclio pendant quelque temps de mourir d'inanition.

Il est à remarquer que cei tuincs >ubstanco!« données en lavement sont portées plus directement et niom'e plus rapidement dans le torrent de la circulation, que quand ellu> tont administrées par la bouche : aussi quelques observateurs ont-ils rcmanjué qui* faction do Topium était plus rapide lorsqu il était introduit par le rectum dans le gros intestin; il est facile de se rendre compte de ce phénomène par l'absorption veineuse, qui est extrêmement aetive. La canule des seringues à lavements «st conique, droite, ou recourbée à angle droit Quand les malades veulent se donner des lavements eux-mêmes, le siphon est très long, et présente deux courbures. La première branche, celle qui s adapte à la seringue est assez courbe. La seconde est la plus longue , elle est horizontale et présentée sa face inférionrc et diins toute son étendue un support assez large pour maintenir I insiruniont dans la mémo •position. La troisième est celle qui doit être introduite dans le rectum ; elle est conique. d*une longueur égale a la première.

Outre les seringues, on se sert d'insirumenls appelés clyttoirsj e/yso-pofiipe«. Ces appareils, inventes ne nos jour-, remplacent les seringues d*une manière avantageuse. Ils se eompos(înt d'une pompe foulante, d un réservoir, et d'un >iphon tlexible terminé à son sommet par une petite canule d'ivoire : avec cet instrument les malades peuvent farilcmeni se donner eux-mêmes toute espèce de lavements ou se faire toute espèce d'injociions LirnguWur Eguiiiêr est certainement un des meilleurs instruments de ce genre. La manière d'administrer les laveiiionls est en général assez simple, mais nécessite cependant quelques précautions trèsimportantes, puisqu'il est arrivé plusieurs l'ois que des malades ont succombé par suite d'accidents survenus parce que les lavements avaient été mal doimcs.

lU DES MÉDICAMENTS TOPIQUES.

Pour administrer convenablement un lavement, le malade doit être couché sur le côté droit, le bassin un peu plus élevé^ que le tronc, le corps plié légèrement en arc, afin de relâcher les muselés abdominaux. La canule doit être dirigée un peu' en avant comme pour aller du périnée à Tombilic, dans l'étendue de H à 4 centimètres environ ; puis on porte la canule légèrement en arrière, car le rectum suit la courbure du sacrum et se dirige en arrière au-dessus du sphincter, et Ton pénètre ainsi jusqu'à 6 à 8 centimètres. Nous allons voir qu'il faut quelquefois aller plus loin, mais, dans ce cas, on se sert de canules fle^bles.

Si la canule n'a pas été au delà des sphincters, son bec venant arc* bouter contre les parois de la vessie ou du vagin, le liquide, au lieu de pénétrer dans le reclum, sort à mesure qu'il est chassé de la seringue. Si Ton n'a pas porté la canule en arrière, on rencontre plus haut la môme résistance. Si la canule de la seringue arc-boute de manière à ne pas laisser le liquide sortir de l'instrument, et qu'on veuille pousser la seringue pour vaincre cette résistance, si on ne la pousse pas dans la direction qui a été donnée plus haut, la canule peut déchirer les parois de l'intestin, le péritoine, les parois du vagin ; et si l'on pousse le liquide, il survient des péritonites rapidement mortelles ou des phlegmons (lu bassin qui ne guérissent que très -rarement, et après dessup- {)u rations interminables.

La canule étant introduite convenablement, on pousse doucemont le piston de la seringue, on recommandant au malade de ne point faire de grands efforts d'inspiration, de ne point tousser, ni éternuer; le liquide traverse tout le gros intestin, et arrive jusqu'à la valvule iléo-cœcale.

Il arrive quelquefois qu'il est impossible de faire pénétrer un lavement dans le gros intestin, soit parce que le rectum, trop irritable, repousse le liquide à mesure qu'il sort de la seringue, soit parce que des matières stercorales endurcies, ou des tumeurs bémorrhoïdales volumineuses, empochent le liquide de passer ; dans ce cas, il faut extraire les matières fécales, ou introduire ])rofondémeut dans les parties supérieures du rectum une canule tlexible de gomme élastique, à laquelle on adapte le siphon de la seringue. Enfin, il peut exister des dégénérescences du gros intestin ; il faut alors introduire aussi profondément que possible une sonde flexible, et l'on donne le lavement en adaptant le siphon de la seringue sur le pavillon.

Il arrive quelquefois, et surtout chez les enfants, que les lavements, étant donnés en trop grande abondance, ne sont pas rendus ; ce phénomène tient à ce que l'intestin, se trouvant fortement

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