‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 21 sur 152 · BAI.NS · texte numérisé non relu

BAI.NS

distenda, a perdu sa contractilité. Il Taul daiii ce cas introduire une sonde dans le rectum, et lo liquide contenu dans Tintestin s'écoute facilement par cette sonde.

:io.-taiit.

On donne le nom de bain à un milieu dans lequel un plonge le corps tout entier ou en partie.

L*eaa, soit liquide, aoit à Tétai de \îi|)our. con^îtitue presque tous les bains; on employait autnTois des bain;> scr^i, tels que les bains de sable, de £on. etc.

Les bains sont distingués en bains ^'cnéraux et en bains loi*au\ : dans les premiers on plonge le coqis en entier, dans les seconds on n*en plonge qu'une partie.

4* Baini généraux, — I^s bains •rénéraux sont divisés en bam$ timplet et en bains médieamenieux.

Les bains simples sont froul»^ frais, ou chauds.

Les bains froids sont ceux dont la température est au-dessous de 48 degrés centigrades : ils sont peu employés. Kn eiïet, ils refroidissent trop fortement les parties plongées dans lo bain, rappellent le sang vers le centre de la circulation, et ])euvent déterminer des congestions graves. Cependant on peut plonger dans Teau froide un membre congelé, et lo nippeler à la vie en chauffant Teau peu à peu, car un changement trop bnisque de température pourrait causer des accidents fftcbeux. En pareil cas, ce qu* il y a de mieux, ce sont les bains de neige que Ton fait fondre lentement. A la température do 4 8 à 20 degrés, les bains Eont employés quelquefois comme toniques et excitants. Dans quelques congestions cérébrales, on emploie Teau, à la mémo température, sous forme d'affusion sur la tète, le corps est plongé dans an bain à une température plus élevée.

Les bains frais j à une températuro de 20 il i5 degrés centigrades, sont souvent employés , mais surtout comme moyen hygiénique ; il vaut mieux les prendre dans une eau courante : ce sont les bains de rivière, les bains do mer, d'eau minérale. Ces bains sont utilisés en thérapeutique comme toniques et fortifiants.

Les bains chauds sont ceux que Ton emploie le plus souvent en thérapeutique ; on les prescrit simples ou chargés de principes médicamenteux. Ces bains émollients et relâchants assouplissent la peau, en dilatent les pores, favorisent les sueurs, calment Tétat nerveux. Ces sortes de bains agissent puissamment comme antiphlogistiques.

Les bains médicamenteux sont très-nombreux ; outre les eaux

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minérales, qui en fournissent un grand nombre d'espècôâ, il y en a beaucoup que Ton prépare artificiellement. Ce sont les bain» de son, de gélatine, si fréquemment employés dans les affections aiguës de la peau ; les bains sulfureux et alcalins, que Ton conseille aussi dans les affections chroniques de l'enveloppe tégumentaire ; les bains mercuriels, recommandés dans les affections syphilitiques de la peau. Je n'entrerai pas dans tous les détails que comporterait ce sujet, cela m*en traînerait trop loin.

Il est une espèce de baignoire sur laquelle nous appelons vivement l'attention : c'est la baignoire dite à cylindre. On sait que l'eau du bain y est échauffée sur place à Taide d'un cylindre dans lequel on fait brûler du charbon de bois. Que de fois n'a-t-on pas eu à déplorer des accidents graves avec un semblable instrument ! Le dégagement d'acide carbonique et d'oxyde de carbone résultant de, la combustion du charbon détermine rapidement un état de malaise. Heureux quand le malade n'est pas asphyxié par la vapeur de charbon, et il est rare que l'on puisse rappeler à la vie des personnes asphyxiées dans le bain, car elles tombent dans Teau, et à l'asphyxie par le charbon se joint l'asph^-xie par submersion. Nous proscrivons donc d'une manière absolue la baignoire à cylindre, nous la proscrivons môme lorsqu'une personne surveille celle qui prend le bain ; car, nous l'avons dit, le. dégagement de la vapeur de charbon provoque un malaise que Ton doit toujours craindre et éviter.

Enfin, nous devons parler de l'appareil inventé par madame Julienne pour donner des bains aux enfants. Nous en emprunte^ rons la description et l'appréciation au rapport de M. Bouvier {Acad, deméd,),

« L'invention de madame Julienne a pour but de fixer dans le bain les malades et surtout les enfants trop jeunes ou trop indociles pour s'y tenir d'eux-mêmes.

» Â cet effet, une pièce métallique recourbée s'accroche sur le bord de la baignoire, où elle est fixée par des vis Cette pièce porte un arc également métallique qui se trouve derrière l'enfant. Une ceinture qui entoure celui-ci, est retenue par des coulants dans la concavité de cet arc. Au besoin, les épaules sont assujetties par deux bretelles attachées à la ceinture comme le scapulaire de nos bandages de corps. On peut fixer sur les extrémités de l'arc métallique une tablette placée devant Tenfant , on d'autres objets propres à le distraire.

» On voit que, par cetle disposition, le sujet, la baignoire et l'appareil forment un tout inséparable. L'enfant indocile, l'enfant craintif, se sentent retenus par une puissance fixe, qui en im-

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