BAINS
pose aa premier et qui rassure le second. Nous avons vu remploi de ce moyen calmer promptement une agitation diffioile à vaincre lorsqu'on se contentait de tenir Tenfant avec les mains. »
Ces appareils sont aujourd'hui employés à Thôpital des Enfants malades, ainsi qu*à l'hôpital des Enfants assistés.
V Bains locaux. — Les bains locaux sont d'un usage trèsfréquent en thérapeutique : ce sont des bains de pieds ou pédiiiwM, des bains de mains ou manuluvesy des bains de siège ^ enfin qoalqaes autres beaucoup moins importants et d*un usage bien
' i général.
Â. Pédiluoes. ^- Les pédiluves sont conseillés comme dérivatifs : dans ce cas, on les emploie très-chauds, de manière que le malade ne puisse y porter le pied sans ressentir un peu de doolear; souvent môme encore on augmente l'activité des bains de pieds en y ajoutant une substance irritante soluble, telle que du carbonate de potasse .ou de soude, du savon, du sel marin, du vinaigre. L'irritation que cause le bain de pieds doit être assez grande pour rougir fortement la peau et déterminer le gonflement des veines saphènes. Le bain de pieds révulsif doit durer de dix i vingt minutes; au delà de ce temps il devient inutile, tout l'eflbl qu'il doit produire est produit.
Pour disposer un bain de pieds, on se sort d'un seaU ordinaire, dans lequel on verse de l'eau en assez grande quantité pour que les deux pieds plongent au moins jusqu'au-dessus des malléoles ; il vaut mieux qu'il y ait assez d'eau pour que le liquide arrive juqu'an milieu du mollet.
On ajoute souvent aux bains de pieds simples dérivatifs de la farine de moutarde, qui irrite la peau, et détermine une dérivation ^iKez énergique; mais il faut, dans ce cas, prendre de l'eau BK»ns chaude que dans le premier. Comme nous le verrons en décrivant les sinapismes, la trop grande chaleur décompose la farine de moutarde et neutralise son principe actif, circonstance à laquelle il faut prendre grande attention ; car, dans un bain de fieds trop chaud, la farine de moutarde n'agirait plus.
On donne encore des bains de pieds avant la saignée du pied ; dans cette circonstance, le bain doit être moins chaud que dans le cas précédent : il doit être de 40 à 45 degrés centigrades.
Enfin, lorsque Ton donne un bain de pieds comme émoUient dans les inflammations locales, ce bain ne doit pas être donné à une température aussi élevée. On peut le prolonger bien plus bogtemps ; dans ce cas. il n'agit plus comme dérivatif.
fi. Mamduve$. — Les manuluves sont également employés comme dérivatifs, mais principalement dans les maladies de la poitrine ou du cœur, tandis que les pédiluves sont platôt conseillés dans les atfections de la tète, de la gorge : la céphalalgie, les angines, etc. Les manuluves se donnent exactement delà mémo manière que les pédiluves : simples, composés on nnapisés.
C. Bains de iiége. — Les bains de siège sont souvent conseillés dans les inflammations des organes contenus dans le bassin, dans la cysUte, Turéthrite; dans les inflammations de Tutéms et de ses annexes ; pour rappeler les menstrues arrêtées, etc. La température de ces bains est celle que nous avons déjà indiquée pov les bains chauds; ils sont toujours simples, rarement chai]sés de principes médicamenteux : encore ceux-ci ne sont que des principes émollients.
Pour donner un bain de siège, on se sert d'un baquet oïdh naire, ou bien d*une espèce de baignoire faite exprès, à laqœfle on a donné le nom de bain de niége ; on y verse de Teau à b température voulue. On fait asseoir le malade dans la baignoire ; le corps est presque entièrement hors de Teau ; les jambes sont ])endantes hors de la baignoire. Il faut, comme dans les bains de pieds, envelopper complètement le malade et la baignoire pour qu'il n'y ait pas de refroidissement.
On appelle demi-bains des bains dans lesquels les extrémités inférieures et le tronc jusqu'à l'ombilic sont seulement plonge dans l'eau. Ces bains sont peu en usage.
En6n, il y a d'autres bains locaux qui sont prescrits soîvaiit les diverses circonstances : tels sont les bains de bras et de Tavant-bras dans les phlegmons de ces organes, les bains de verge dans les blennorrhagies. Tous ces bains remplacent d'uae manière avantageuse les fomentations, mais ne peuvent être donnés sur toutes les parties du corps.
Langenbeck a conseillé de plonger dans un bain chaud, jos*qu'à guérison complète , les organes affectés de solution de continuité récente , à la suite des opérations chirurgicales, des amputations par exemple ; il maintient constamment Teau à la température de 25 à 30 degrés Réaumur. Il résulterait des faits observés que :
4 ^ Le bain chaud apaise la douleur. En assouplissant les tissas, il diminue la tension des parties, calme les nerfs irrités, leur épargne l'excitation produite par la pression inégale d'm bandage.