‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 24 sur 152 · BAIN · texte numérisé non relu

BAIN

3' BaiM sees. •— Les bains secs sent eeux qu'on fait avec de la cendre, du sable, du son, chauffés et renfermés dans des sachets de tdle. Ces bains ne sont presque plus employés aujourd'hui

Ub étaient autrefois fort souvent conseillés dans le traitement des hydropisies, et pour rappeler la circulation dans des parties gangrenées. Cest à tort que ces bains ont été abandonnés ; ils peuvent exciter légèrement les parties et déterminer le dégorgement des parties OBdématiées. Je ne dirai rien de ces bains aux* quels la crédulité du peuple a attribué une grande vertu, tels que les bains de sang de veau ou de bœuf, les bains de fumier.

4* Baifu à Vhydrofère, — M. Mathieu (de la Drôme) a utilisé la pulvérisation des liquides, non plus seulement pour le traitement des affections des voies respiratoires, mais pour donner des bains généraux. Son appareil permet de n*employerque quelques litres d'eau pulvérisée pour un bain. On comprend immédiatement le grand avantage qu*on peut en retirer, quand on doit faire Dsage d'eau minérale ou médicamenteuse. Cet appareil, présenté à l'Académie de médecine, a été lobjet d'un rapport de M. le pnfessear Gavarret dans la séance du 4" mai 4 860. Nous ne pouvons mieux faire que de reproduire en partie la description et l'appréciation du savant professeur.

« M. Mathieu (de la Drôme) est parti de cette idée que, dans un bain d'eau stagnante, la portion de liquide en contact immédiat avec le corps du baigneur est la seule qui exerce une action topique et fournisse des matériaux à l'absorption. Cela posé, il a cherché à entretenir à la surface de la peau une couche trèsmince et incessamment renouvelée de liquide actif. L'appareil imaginé pour résoudre ce problème est très-simple et fonctionne avec une grande régularité.

» Le liquide, enfermé dans une botte de cuivre, est très-fine- Bwnt divisé par un courant d'air fourni par une soufflerie fonctionnant sous une pression de 5 à 6 centimètres de mercure. Le baigneur étant assis dans une boîte à bain, analogue à celle dont on se sert pour les fumigations, le jet de gaz et de liquide divisé s'échappe par un orifice d'écoulement situé au niveau des genoux, a*èlève obliquement .en s'étalant, et se résout en une pluie d une oxcessive ténuité qui arrose incessamment de haut en bas le corps du malade. Ajoutons que la tête peut, à volonté, être tenue en dehors de la botte, ou rester exposée à l'action de la pluie, dont il est facile de régler la température selon les indications.

> Des expériences multipliées permettent d'affirmer qu'avec trois ou quatre litres de liquide, Vhydrofère de M. Mathieu (de la

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Drôme) permet d'entretenir, pendant une heure, une couche de liquide incessanament renouvelée à la surface d*un homme. Avec ce système de balnéation, il sera donc possible d'administrer, à très-peu de frais, des bains composés dans lesquels entrent des substances d'un prix élevé, telles que l'iode, le mercure, ou des essences aromatiques; le'médecin pourra, en tout lieu et en toute saison, soumettre les malades au traitement par les bains de mer et d'eaux minérales naturelles. Il reste cependant une question à examiner : L'action des bains à Thydrofère est-elle la môme que celle des bains ordinaires ? »

M. Gavarret rend alors compte des résultats obtenus par M. le docteur Hardy, médecin de l'hôpital Saint-Louis ; résultats con- •ignés par ce dernier dans un mémoire à l'Académie de médecine.

Les effets physiologiques des bains à 1 hydrofère ne semblent pas .différer des effets des bains ordinaires. Le premier mode de balnéation aurait même l'avantage d'entraîner avec plus de facilité les matières étrangères et les squames adhérentes à la surface cutanée. Au point de vue pathologique, M. le docteur Hardy a administré avec succès des bains médicamenteux à Tamidon, au bichlorure de mercure, à i'iodure de potassium ; des bains d*eaux minérales naturelles et d'eau de mer. Les diverses affections cutanées qui ont cédé à ce mode de traitement ont été : l'eczéma, le psoriasis, le pityriasis versicolor et le prurigo. Des engorgements, des ulcérations de nature scrofuleuse ont été guéris par des bains d'eau de mer à l'hydrofère. Aussi, depuis cette époque, ce mode de balnéation est- il journellement employé à l'hôpital Saint- Louis.

§ 11. — Bonebes.

On appelle douche le courant d'une vapeur ou d'un liquide qui vient frapper une partie quelconque du corps.

4* Douches liquides, — L'appareil qui sert à donner les douches est construit de telle sorte que le liquide ee meut par son propre poids. Il se compose d'un réservoir plus ou moins élevé, de 4 à 4 mètres, d'un tube dont le diamètre est trèsvariable, de 5 millimètres à 3 centimètres. Ce tuyau est terminé par un tube d'ajutage à orifice tantôt simple, tantôt percé d'un très-grand nombre de trous comme une pomme d'arrosoir ; uu robinet ferme le tube à la partie inférieure.

Les douches sont descendantesy lorsque le tube descend perpendiculairement du réservoir sur Torgane qui doit être frappé par le liquide; /a(^ra/e«, lorsque le tube se recourbe à la partie inférieure en formant un angle qui se rapproche de Tangle droit ;

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