SUSPENSOIRS
les antérieurs passent sur les tempes, les posléiîeiirs sont dirigés vers l'occiput.
i/appareil de M. Bouisson pour les fractures do la niAchoiro inférieure n'est, en déânitive, qu'une espèce de fronde à vUvU élastiques (voy. Appareils de fractures),
4® FroudiMlc raissolU».
h fronde de Vaisselle remplace le spica deTaisselle. Ce bandage se compose d'un linge plein assez p^rand ()our aller d'une aisselle à l'aisselle du côté opposé et s'y nouer : rhatiue extrémité de la pièce de linge est taillée de manière à former deux ^hefs. Pour rappliquer, on place le plein de la fronde dans le creux de Taisselle; les chefs inférieurs vont se nouer dans Tais- Selle du côté opposé, passant, Tun en avant sur la poitrine, l'autre en arrière sur le dos ; les chefs supérieurs, passant en 9vanl et en arrière du cou, viennent se réunir sur Tôpaule opposée au côté malade.
Nous n'insisterons pas davantage sur les diverses espèces do
frondes, il est facile de comprendre les différents usages que l'on
peut faire de ce bandage ; il nous suffira de mentionner encore :
La fronde du genou, dont on applique le plein dans le creux da
jarret, et dont les deux chefs sont ramenés en haut sur la partie
inférieure de la cuisse, en bas sur la partie supérieure de la
jambe.
La fronde de l'épaule, appelée encore épaulette, dont le plein est appliqué sur Tépaule et fts chefs conduits et fixés, les uns sous une aisselle, les autres sous Faisselle du côté opposé.
La fronde du poignet^ dont le plein est appliqué sur le poignet et les chefs noués autour de la main d'une part, et d'autre part autour de la partie inférieure de l'avant-bras, etc.
g 4. — Siupenpolrf.
Les bourses ou suspenmHrs sont des bandages destinés à maintenir des topiques appliqués sur des parties saillantes, ou à soutenir des organes qui, en raison des tiraillements qu'ils exercent par leur propre poids, peuvent causer de la gène ou même de la douleur.
Le suspensoir da nez (fig. 4 49) a reçu le nom d'épervier; il forme une espèce de T, dont la branche transversale s'applique sur la lèvre supérieure et va s'attacher derrière la têto. La bande
2itl DES BANDAGES.
verticale présente à son extrémité adhérente une petite boorse dans laquelle le nez se troave reça; à cette petite boorse est
Fi?, no.
Fig. 154).
adaptée une bande qui, passant sur le sommet de la tète. Ta se fixer à la région occipitale, sur la bande transversale.
Le Buspensoir des bourses (fig. 150) est une petite poche qui contient le scrotaro. Il présente à sa partie sapérieure une ouverture qui donne passage à la verge : à son extrémité inférienre sont cousus deux sous-cuisses qui vont se fixer on arrière on snr les côtés. Cette petite poche est maintenue par une bande transversale qui passe autour du tronc, sur les bords des os des iles.
On fait également un suspensoir des mamelles (fig. 1 51) ; mais
il est peu employé, et Ton peut le remplacer avec avantage par un corset bien fait et ])eu serré , toutefois il est plus solide que la fronde des mamelles.
g 6. — Gaines.
Ce sont des bandages on forme de doigt de gant, destinés à recevoir les doigts, la verge, les orteils; ils servent à maintenir les pièces d'appareil sur ces organes, et à les préserver du contact des agents extérieurs. Ils sont fixés aux organes environnants à l'aide (le deux petits cordons qu*on noue ensemble. Ainsi la gaine dos doigts est fixée par deux cordons noués au poignet ; dans celle des orteils, les cordons sont noués autour de Textrémité inférieure de la jambe ; dans celte de la verge, ils sont noués autour du bassin.
la
BANDAGES ÊLASTIQrES. 215
i t. - BaBtefct teeét et b«iiel«t.
Les bandageê txmcUê ou lacée sont ceux qui soot formés (J() pièces de lioge ou de peau, e(c. , que Ton fixe au moyen de lacets ou de boucles qui reçoivent les lanières de cuir, etc. Ce sont : le bandage lacé du bras, que certains malades |)ortant un vésicaloire en permanence appliquent sur les pièces de pansement a ia place d'un bandage circulaire ; les corsets, les bas lacés, etc. ^ous DO décrirons pas ces différentes espèces de bandages.
lis servent pour faire une compression exacte, soit pour maintenir des pièces d*appareil, soit pour écarter dos parties ou bien 6D rapprocher.
Les bracelets bouclés sont souvent employés pour faire 1 extension dans les cas de luxation qui nécessitent remploi de moufles (voy.fig. 433).
S 7« * laBëafcs élMtlqac*.
Depuis longtemps on avait cherché à utiliser les propriétés du caoutchouc pour confectionner des bandages contentifs et compressîfs; ces tentatives n'avaient pas donné de résultat satisfaisant jusqu'au moment où Ton avait, par la vulcanisation, modifié les propriétés de cette substance. Ces modifications ont été parfaitement exposées par M. Gariel, à qui Ton doit l'invention d'un grand nombre d'appareils aujourd'hui très-répandus dans la pratique.
Il a fait voir que le caout^ouc non vulcanisé, quand il était distendu, ne revenait quMmprfaitomont sur lui-même et restait afTiiibli dans les points qui avaient subi la distension. Tandis que le caoutchouc vulcanisé, malgré la distension souvent répétée et portée à un tel degré que la bandelette était arrivée à avoir une longueur cinq ou six fois plus considérable, reprenait toujours sa longueur primitive. Cette propriété, jointe à une force de cohésion plus considérable, a une plus grando immunité contro l'action des corps gras, et rend le caoutchouc vulcanisé plus propre à la confection des appareils.
Nous ne pouvons mentionner ici tous les appareils do caoutchouc ; nous en avons déjà indiqué quelques-uns , nous aurons encore occasion d'en signaler d'autres : nous voulons, dans ce paragraphe, appeler Tattention sur les appareils compressifs, désignés sous le nom de bas élasliqueSf genouillères^ ceintures hypogastriques^ etc.
Tous ces appareils ne sont pas constitués par de simples
lames de caoutchouc convenablement taillées, ils s'accommode-^ raient mal à la forme des organes sur lesquels ils doivent agir f* plusieurs modes de fabrication ont été imaginés. Le caoutcbooc découpé en bandelettes extrêmement minces a été tissé ou tricoté; la trame obtenue par ce moyen est assez serrée pour qoeTélailicite naturelle du caoutchouc soit en partie annulée; depiOi. Pélasticité des appareils de ce genre s'exerce dans tous les b et dans toutes les directions. Ces bandages peuvent rendre (h j services ; mais ceux dans lesquels le tissu élastique taillé en fiM j bandelettes se trouve emprisonné pour ainsi dire entre deux lama j de tissu de toile ou de coton, et dans lesquels des piqûres M convenablement isolent chacune d'elles et les enferment dm | une gaîne spéciale, constituent un bon appareil dont l'extenflOi j ne peut se faire que dans un sens déterminé, celui de la longiMV'j des petites bandelettes.
Les appareils de MM. Valleix et Béraud, désignés dani bj commerce sous le nom d'appareils de M. Boargeaud, sont' tissu de coton de soie ou de flanelle sur trame de fîl de caoaU' vulcanisé : ces tissus sont taillés en rubans ou bandelettesé d'environ 4 5 millimètres de largeur, juxtaposées etcoasoe6i|| semble. Dans ces appareils l'élasticité n'a lieu que dans le a du ruban : ainsi, dans un bas elle s'exerce exclusivemefll^ travers, suivant la direction de la bandelette génératrice ^ enroulée autour du membre, décrit une spire ; suivant la baotfl le tissu est complètement inextensible.
C'est avec un semblable tissu que l'on confectionne non-i ment les bas élastiques, mais encore les genouillères, lesc hypogastriques, etc. Nous nous contenterons de signaler ceil vers appareils, dont l'application ne présente rien de spéddl dont le chirurgien n'a pas en général à s'occuper, si cerf '^ pour décider l'opportunité ou l'exactitude de l'application.
ARTICLE m.
DAXDAGES MÉCAMOIES.
Nous ne nous arrêterons pas non plus à la description deel dages mécaniques ; nous ne mentionnerons que les bandagi plaques qui servent à garantir les plaies des chocs exiériai Tel est le bandage à plaque du bras, si souvent employé | ^jg protéger la surface d'un vésicatoire.
Les appareils destinés à la compression des vais8eaBXBiii»««
décrits avec les moyens hcmnsUitiqiies 'voyez PannemenU den kémorrhagies): les brayers, les appircils de rr.icluns, lott iipiwreils do Donncl pour rendre les mouvemenis uux arliculiilions darnsde-s chafntres spéciaux (voyez Apjtareih «/<• fractures y Handagn herniaire», Apftareils de Bonnet . Quant aux apprrils orthopédiques et do prothèse, nous ne croyons pas devoir en parier, ear leur description sortirait du cadre que nous nous sonimes tracé.