COUSSINS
j déchirer k leurs extrémités, afin que vcn res |)oints elles pn^ I sentent moins d'épaisseur.
* On se sert quelquefois d'attelles coudées, suivant leur Ioiil: iioiir [ et dans la diro-tion do leur face : telle est VtitteUe cubittih* ilo j Dapuytren. pour la fracture de l'extrémité infériiMire du radius. D'autres sont aussi coudées suivant leur longueur, mais dans la direction de leur bord : telle est rri((r//i7 coudi^e de Blandin. plus iisitée que l'attelle cubitale du Dupuytren, pour les fraiMnn^sde l'extrémité inférieure du radius. Los attelles de carton, ixinvanl prendre facilement la fnrmo des parties sur lesipiulles elles sont appliquées, ne sont presque jamai s dn)i tes. Knlin, quelqiirs-uues ■ 8ont courbées suivant leur largeur : ce sont (U»s allrllcs de ferblanc ou de tôle. Lorsque celles-ci ont une largeur assez, considérable, elles ont reçu le nom de gouîtièren.
Quelques attelles présentent une largeur as^cz grande : k*s unes, ayant à peu prés la forme d'uno main, ont reçu le nom de palettes; les doigts y sont grossièrement taillé^, celte palette sert dans les brûlures, afin de prévenir des cicatrices vicieu.^i's qui plus tard entraîneraient les doigts dans un état permanent de flexion ; les autres sont appelées gemelles : elles présentent grossièrement la forme du pied; elles servent surtout dans les fractures do la jambe, à empocher lo renversement du pied, et i>ar conséquent la saillie en avant du fragment inférieur.
Quelques autres attelles sont |)ercées de mortaises plus ou moins nombreuses, sont échancrées h leur extrémité : nous y reviendrons on décrivant les appareils h extension.
Lorsque, dans un cas pressant, le chirurgien manipie d'attelles, il peut y suppléer par dos cor|)S solides et souples tout à la fois : c*est ainsi qu'il peut employer dos écorccs (Karbre», des tiges de bottes coupéos en lanières assez largos, olc. Enfin , on plaçant une petite baguette d'osier ou de toute autre planto,'au centre d'un petit faisceau de paille, et en maintenant lo tout par un lion spiral, on forme les vrais fanons cxclusivomonl employés autrefois au lieu d'attelles dans le traitement des fractures.
8 3. - Cioiiiiitni.
Les couiêins sont dos sacs de toile, étroits, allongés; leur largeur est de 8 centimètres environ ; leur longueur est proportionnée à la longueur du membre sur lequel ils doivent être appliqués. Les coussins doivent être remplis d'une substance molle qui puisse se déplacer facilement. La balle d'avoine est celle qui
220 APPAnEILS DE FRACTURES.
est le plus souvent employée ; en effet, elle échauffe peu le malade, se déplace avec une grande facilité, de telle sorte qu'elle permet de donner au coussin une forme convenable : car il faut le rendre plus épais dans les points où le membre présente des dépressions ; il doit être plus mince partout où il offre des saillies; de celte manière, Tattelle qui est en contact avec le coussin presse à peu près également sur toute la longueur du membre. Le crin, la plume, la laine, ne présentent pas Tavantage de se déplacer facilement ; le son peut se déplacer, mais il est souvent altéré par Thumidité.
11 est d'autres coussins beaucoup plus épais et plus larges que Ton place au*dessous du membre malade pour le tenir plus élevA, ou dont on fait des plans inclinés -, ils sont constitués de la mémo manière que les précédents, ils n'en difïêrent que par le volume.
11 arrive quelquefois que le chirurgien manque de coussins; on peut les remplacer par. dos lingi s plies en plusieurs doubles. On a désigné ces appareils sous le nom de faux fanons.
Les coussins peuvent être momentanément remplacés par toute espèce de corps souple qui puisse facilement se mouler sur les parties, du coton, de la mousse, du foin, etc.
Les coussins de caoutchouc vulcanisé et remplis d'air sont parfaitement souples, ne s'échauffent pas, ne sont pas altérés par l'humidité, enfin peuvent être nettoyés avec la plus grande facilité sans qu'il soit besoin de lever entièrement l'appareil (fig. 4 62). Lorsque l'appareil est trop serré, on peut, sans le lever, soulager immédiatement le malade en ouvrant un robinet qui laisse échapper une certaine quantité d'air. Ils remplissent donc parfaitement toutes les indications.
Fig. 102.
M . Gariel a fait exécuter plusieurs variétés do ces coussins : les uni: sont fixés à une planchette qui fait l'office d'attelle ; d'autre^; présentent sur i ne de leurs faces des anneaux de caoutchouc destinés à maintenir une attelle mobile; enfin, les planchettes qui supportent les coussins sont réunies entre elles par des charnières, de telle sorte que la réunion de trois de ces coussins forme
COUSSINS. J2l
[lèoe de boite ooverte à ses deux extrémités et à sa partie ore. Le membre, entouré des bandelettes de linge, est
Fig. 153. Fijr. 154.
US cette botte, dont les coussins sont vides, puis ces
Fig. 155.
sont insufflés jusqu'à ce que le membre soit suffisam-
Fig. 156.
iprimé (fig. 4 53). La figure 4 54 représente l'appareil 'ès que Ton a vidé les coussins, i d'un seul grand coussin rempli d'air, M. Gariel conir supporter le membre, de placer plusieurs coussins côté des autres. On peut, à Taide de cet appareil, en les coussins inégalement, obtenir des dépressions qui t à ce coussin multiple de s'accommoder à la forme du ig. 155).
La Bguro 456 représente le même appareil vu de proGl ; les cousgÎDB 2, 4, 6, sont vidés, tandis que les coussins 1, 3, 5, 7, sont remplis d*air.
Enfin, M. Dcmarquay vient d'avoir l'idée de remplacer par un coussin rempli d'eau, le coussin à balles d'avoine.
En vertu de l'incompressibilité des liquides, cet appareil soutiendrait toujours également les parties qui reposent sar lui. II empêcherait ainsi les douleurs vives que les malades afibctés de fractures du membre inférieur éprouvent si souvent au niveau du talon. Le coussin parait aussi appelé à rendre de grands services dans les cas d'érysipèle ou de phlegmon diffus des membres ; il permettra de les élever et pourra agir comme réfrigérant si on le remplit d'eau froide (4).
§ 4. ~ Lacs. Rabans.
On se sert, pour maintenir solidement fixées les différentes * pièces d'appareil, ou pour faire Textension et la contr^xtension, de hcg, do rubans. Les premiers, que nous désignons sous le nom de lacs contentif», sont employés pour les appareils à bandelettes séparées, afin de maintenir solidement les coussins, les attelles, etc. On fait habituellement usage de rubans de fil. Nous ferons remarquer qu'au bout de peu de temps, ces rubans s'enroulent sur eux-mêmes et forment une véritable corde, de telle sorte que la peau du membre, ne se trouvant garantie en arrière que par le drap fanon et les bandelettes, pourrait être blessée ; aussi a-t-on conseillé avec raison de construire les lacs contentifs de la manière suivante : on prend une lisière [de drap assez longue pour embrasser la face postérieure du membre, et à chacune de deux extrémités on coud un ruban de fil d'une longueur suffisante.
Les lacs eximêil^ sont formés par un petit sachet très-allongé, rempli de coton, et terminés par deux cordons de Ql. Afin de rendre le sachet plus solide, il est bon de coudre sur chacune des deux faces opposées un ruban de fil qui se prolonge au delà des extrémités du sachet.
Les lacs extenseurs et contre-extenseurs de M. le docteur Oariel méritent d'être signalés.
Son appareil à extension se compose :
4 ° D'une sorte d'étrier en forme de sac circulaire embrassant le cou-de-pied, et découpé de tollo manière que, lorsqu'on l*in-
(1) Gozeftfi fies Mpitnux, 20 juin 1863. (Note de M. Pormeniier.)
LAC& RCBàMS. 22%
soflle il se trouve transformé en un coussin oxaclemcnt moulé sur ie membre, touchant eeloi-ci par tous les points de la surface, et, par conspuent, exerçant une pression parfaitement égale. Celle-ci peut être rendue plus douce encore par l'application, au* loar de l'extrémité du membre qui doit supporter 1 ctrior oxteiisear, d'une bande qui a le double avantage d empêcher le gonQement du pied et de s'opposer à la compression imniédiate dos
Fiif. 157.
\ par Tappareil. La traction s*opère au moyen de deux pro« longementa de Fétrier, cordons résistants, quoique flexibles et surtoot éminemment rétractiles, s*allongeant autant qu'il est nécessaire sans rien perdre de leur faculté de revenir sur ooxmêmes, et assurant ainsi à la traction une continuité et une exactitude parfaites.
2® D'un lacs contre-extenseur : tube d'un métro environ do longueur, présentant, à sa partie moyenne, un renflement destinô à opérer la pression sur une plus large surface. Co ronflement doit être plar^ dans l'aine du cêté de la fracture et s'étendre jusqu'au delà du périnée (flg. 157).
ARTICLE PREMIKH.