‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 64 sur 152 · APPAREILS MODELES · texte numérisé non relu

APPAREILS MODELES

pl(vn.!:eant dans Toau froide, ou risohml rompl^loment |)ar la suspeDsion.

L'adhérence que conlracle la ^uUa nimollio avoc la peau et iQrtoalles poils, est prévenue piir \\\w onction du membre avec dicérat. ou par l'intoriiosilion d'une (*oin|Hesso ccratée.

I u. — ApMrcll 4e MMe iMOHill«.

U membre est renfermé dans une butte et entouré de sable naintenu toujours humide. Ce pro.éJé a Tinconvénient d*enlretaftir constamment autour du membre du froid et de Thumidité. Cet appareil appartient à Forster*

ARTICLK Vlll.

APPARKILS MODELÉS.

Sons le nom d*apparei7t modelés^ M. Merchie (4) décrit des ^ppirdls fort ingénieux, qui sont appelés à rendre des ser\'icos incontestables, principalement dans les cas où il est nécessaire ^transporter les blessés à une assez grande distance. Ces appa- ^présentent en effet tous les avantages des appareils inamo- ^Ues sans en avoir les inconvénients, qui tiennent à la lenteur ^l'application, et surtout à celle de la dessiccation, enfin à la ^i^Bcnlté de se procurer les matières premières.

L'appareil modelé de M. Merchie se compose d'un moule ayant ^peo près la forme du membre'dont il est appelé à maintenir ^ fragments. Comme ce moule est préparé à Tavance, on ne i^Qraiteiigerqu*il s*accommodàt parfaitement è tous les contours do membre ; aussi doit-il renfermer, au moment de l'application, ^^ couche plus ou moins épaisse de colon cardé ; de cette ma- 1^ les vides sont exactement remplis, la ouate exerce sur les tissus nne compression douce et parfaitement égale. Ces moules, ivons-Dous dit, sont préparés à Tavance ; il en résulte que, postant un certain nombre de ces appareils et les conservant dans ha caissons d*ambulance, le chirurgien peut sur le champ de ^ille appliquer immédiatement un pansement assez solide pour contenir les fragments et permettre le transport facile des sol- ^ts dont les membres auraient été fracturés.

L'importance du sujet nous oblige de décrire ces appareils

(1) Merchie, Appareils modèles, oti nntwenn sifsthnfi fie (Uliyniion. In-8, %. Gand, 1858.

;.}?« iPP.iaElLâ DE FaiCTUlES.

"-' iiî'.i... >-Vj:5 l'ir-.ni i ^niier deox points prmdpanx:

•• r.- ■:»- >. irrcarir.'ir. . 2" /i;p«L«:a"ioQ.

» ?•,..'■;-••», — A;r-5 :e ncmbre^îx essais. M. Mercto ' :'■ irr ■■ ; 1 . "i" .n .« ir-LiitrïLe'y^i. si? prrpj-e est de confep* . •:.•. - ; : . : '. i-::.':'.dZL:c ':ne -.-oi^ue j'-==i ccmpiêle et aiM : . rr- ■ : :.' n -C^ier.: :u F !a Cesàl': calioQ ct la sectin

:' 1 • ...:r. :.:- - ■. -i iz^ xcré. Poar arriver à ce résultai, il «»•

VT....: -...i:^ .:..i:;- .T.ec.Lre '-n î.;. p*?q:: repréicnte, sur :.!.:^ ^i.i.'!-:. .1 : :r.:i;:-;rar..cn rlzoï-reose du men J>re. Um fift ■::>=' L'^: ■ : T-^'i:-'? .:e pa'.rin ;rou\é. il deviendra fadie (toJfr : .i:r.trr -r. Zj*-.'.! :•> tem. s un noQ".bre il li mile de cartons iil*' ••[.^r-ï. :' p.r :r.ie:;'jent i'ur.e enraie précision.

P:':r .cr.-;'.;r •:eî patrons. M. Merchie développe sdtidjJj r.ofLZ .n-.al .es surfaces cijurbes qui détenninent la 6gure«l^ r!-r-..-r irs cr^-rrr.tre-?. Aies: on applique sur le membre ialÉn* 'i iTi Iv.rr.':.? :e n.oyer.ne s:atare et de bonre confortnali»* h-::. :.;i-^: r-.Lln: .jii seteni depuis la racine riesorleilsjo*?* p i ;e .'rtin^-. ou il forme un spica: après avoir enduit ce' (l'wni: ooijohe d'ami ion . on le recouvre d'une seconde band><r ari.i:i.>rx2': é^aiëmrnt. Lorsque la dessiccation s'est opérai' in«:is4^ le brir.doize suivant une ligne qui, du milieu da (h*^^ pici. se dirige vers la panie moyenne du pli inguinal; ceUw on écarte les deux valve? de celte coque légère et flexible, » clé2a;re le membre. La coque éiant ramollie avec une ''" rr.oiji!!ée. on let^nd sur une large feuille de papier et Ton eu li* touâ les concours. On pro:èdede la mémo manière pour les ftii t rires de la jjmbe. du bras, de l%vant-bras, etc. Le meœlw^ [H^-rieiir d:varil èlrs tenu dans une flexion modérée, Tappatol* êlre fdlt en rieu\ portions, l'une embrasse Tépaule etlebrUi loutre lavant-bras.

Il e.st à remarquer que des pièces de carton de cette al rjuolrjuf fois d'une configuration assez bizarre, se prêlen^ difiicileinent au n odelage : c'est pourquoi on divise ce prt" pîilron on aulaiit de portions qu*il est nécessaire pourforÔKf attelles de lon^riicur et de largeur pro[ortionnéts à l'osagei Ton veut en faire. Ainsi sur le modèle décrit plus haut, onti une ligne qui, parlant du milieu de l'espace occupé par le tll vient al)0ijtir à la partie moyenne du contour de la hanche et| ta^-o aussi le palron en deux moitiés, Tune interne, Taulre terne, donnant la configuration des cartons de la face inlen» (1(5 la face externe de la jambe et de la cuisse. Chacune de < doux priions doit être elle-même divisée, afin que la lan*! carton ])uisso s'appliquer isolément sur la jambe et sur la

AI'I'AIIKILS MniM I I>. :',\\[)

IVnr S(»piiiLT CCS di-nx ;ilU'|lf ?.. dit M. M»t. Im'. i .-lo tii-iii^ hih*

^'■■ondi' li;:ne qui \ir:.l roii|MT !.i ym\ inr .1 .ii^'i- ili"ii, iiiiiis

'/'■enoii> kiMins soin i!i» ii.h'«t i ri •!• uMr. l 'i -1 .1 «iii-.- i\\i*\ | «mit

rui-itiT i.iMoile de !.« nii-M*. r.'iH- n.jî.iin'i.- I.i .i:iii' ;iii- !« -^i'ii>

derariii-iiijtioiulii ^timioii. et <]up |<-<ur l.il'i ,•' de 1.1 ].iiiil i*. iimis

/a traçor.s iui-de?*iis do la inrmo ;>rtiin!.ili 11 : ilr ci-îti' iii;tii m*

nous obtenons dans liin l'I l'initre r.i> ii!:«' ..ll'!I.' i;iii r:i.l'f.»s-i'

i'-sdeu\join Jures voisines de l'u- de l.i iui->e ilune \uiv\, ri «li">

Oridela jriinbo de raiilrc. Fntiii. piiur .h h> \er Ir piilnin ixji'di*

«'haquc attelle, nous re(riinelinn> di> ><mi ln-'l jnirrifur et (!<'

^cnburd lo.-^tèrieur ur.e l).iiid«'lel(e d'en ili mi < isiiiinrliede i\ir-

creiir. afin de |UTinrllre aii\.aiel!es. Ihimju ell«"i S' r-iil niisi - vu

présence, de pon\oir être r.ii'UP'elnes Vuv.v ilr l'-nilie diins iir-

t aines limites s<ins s\'\|iiser a les t'.iiriMliexiiih-licr.

Sur lin homnc de n)<<\L>nne ^r.ndeiir r.dhlle rxierne dirn! une longueur de fil rcniînielre-i, il ralh-ile iiiierre de ii uritimèlres: la fi^u.o 3<io donne la tnrnie de t h.M'iinc de ri-s attclN s. Pour la jand?c on a deux alh'lles .-einblable- ii.' Hi\ et iIimiI la longueur est de 6i cenliinèln-s. Pdiir ks tailles infiTieme.-» l'L supérieures, il suflit du diminuer ou (raii^'imnler la lnn;.Mi(-ur (!es allellcs d'un conliniètrc eii\in)n. en Irarant un runlour ron. ciitriqoe ou e\cenlri(]ue au premier.

La figure ii)î représenti; le palnm de la (-oi[uc du bras. Te piîtpon estdi\i.-é suivant une li^'ne «jui part du milieu de la f.ire postérieure do larlitulation du coude et se termine à rextrémilé postérieure du pli a\i lia ire; la longueur de l'attelle externe est de 36 ccnlimêtreF. celle de l'altelle interne de 21 .

Pour construire le patron de Tavani-bras, on applique un bandage roulé à partir do la deuxiêmo plialan^e des (jualre doigts, le pouce demeurant libre. jus(pi(s et y rompiis l'aitieulation du coude dans sa moitié postéiieure. Ce bandajre dessérlié isl incisé le long do son bordrarl.al, et le n ouïe dôveloj.pé donne un patron à figiire iircgulière,et (jue l'on divise suivant une li;^rie (jui répond au bfu'd cubital (li^. 20.:V,.

Pour confectionner ces coques, M. Merrhie ron?eillo declioî- J^ir une lame do carton de b.»nne (jualité, ne reiifermanl (pu; peu dcsubslances étrangères, résistant, Ires-dense et bien sec. L'épaisseur du carton est plus considérable pour le membre inférieur ijue pour le membre supérieur : pour les premiers on prend du carton n** 7, et [)Our les seconds du n" 9. Les contours du carton sont taillés on biseau à l'aide d'un instrument spécial assez semblable au tranchet des cordonniers ou même à celui dont se servent les ouvriers cartonniers.

310 "i^^^VHRlËILS DE FRÂCTUflËS.

Le modelage est sans contredit une des parties II portantes diins la confection de TappareiK On cboi bien conformé, d'une stature toile, que les attelles aiq gion que l*on désire, puis on met à sa portée un ^al de l'eau tiède, une éponge et quelques bande& roulé

Fig, 2IJ0.

Lo sujet étant dans iitib p'^sîtîon ronvenable, c'e ché pour le membre inférieur, assis pour le membj le chirurgien saisit successivement les deux attell appliquer, les mouille avec Féponf^e assez pour souplesse au carton, les recourbe entre les doigts, leur donner à peu près la forme de la partie de Ij

ju*elles doivent recouvrir. Cela fait, il les applique tau- Bu sur le membre et cherche à tes mettre on rapixir^j par le plus grand nombre de points possible. FuiaJ ili ■■ ' int soutenues par vm aide, le chirurgien le B£( .- ii l'aide d'une bande roulée, cemmençan

Fi«^ 201,

ïïm de l'apparcl], recouvrunt succesïivcnicnt

sorface des atlclles jusqu'à leur limite inférieure, puis il

f et en fait autant pour la moitié supérieure de rappareil.

Ljgtsse son membre dans rimmobilité pendant une heure

on enlève li»9 attelles- cet espace de temps suffit

API'AHElLt> DL i ...xi.

poMv permetlre a Tappârcil rie prendre rigoureusement Vemprmnle des parties sur lesquelles il a été «pptiqoé et pour coneencrla forme que le mofïelage lui a donnée ; il faut seulement avoir soin, lorsqu'on enlève h bande et les attelles, de ne point déianncr ces (lornières.

C'est pendant la <lessicrjtion des attelles qirellessûni sosi tiblea do se déformer, aussi faut-il prendre de grandes pri tloïis. M. Merchie a T habitude de les placer verticalement! r angle d'une fenêtre ou d'une cheminée. Lor?quo ces app*

seront convenablement desséchés, on les conservera dans ï droit sec.

La figure 20 4 représente les deux attelles modelées [

APPÂBEILS MODELÉS. 313

i» de la caisse, et la figure 205 les attelles de la fracture nirbras.

. un certain nombre de fractures qui nécessitent des pan- \ fréquents, ce sont les fractures compliquées de plaie. iplicatioDS ne contre-indiqueut pas remploi des appareils , mais dans ces circonstances il devient indispensable

ri«. 20i.

une ouverture ou une sorte do fenêtre au niveau de la

{)eut tailler une espèce de valve mobile à volonté et in-

te du reste de l'appareil ; ou bien , en mouillant le

ins le point correspondant à la solution de continuité,

on peut faire subir à l'appareil une perte de substance plus ou

moins considérable.

2° Application, — L'application des appareils modelés est extrêmement simple ; la fracture étant réduite et le malade étant placé dans une position convenable, le chirurgien, ayant à sa portée une feuille de ouate, quelques bandes roulées et des attelles, procède à l'application de son appar^'il de la manière suivante :

Il commence par établir une compression régulière au moyen d'une couche plus ou moins épaisse de colon cardé et d'une

Fig. 205.

bande roulée; mais dans les fractures simples, lorsque la ouate est simplement destinée à protéger les téguments contre la pression trop directe des attelles, on peut se dispenser d'appliquer une bande roulée.

< On dispose sur un drap à pansement ou sur une pièce do linge quelconque cinq ou six bandelettes de ouate de la largeur de la main et assez longues pour faire une fois et demie le tour du membre; ces bandelettes se recouvrent en partie comme lo bandage de Scultet. Pour en faire Tapplication, O'i glisse le linge qui les supporte sous le membre fracturé, et l'on dispose celui-ci sur la partie moyenne de l'appareil. Le chirurgien, saisissant la bandelette la plus superScielle, c'est-à-dire celle qui doit correspondre au lieu de la fracture » exerce sur elle une légère traction et l'adapte successivement sur les faces externe, antérieure et interne de la jambe, tandis qu'un aide fixe l'extrémité opposée de la même bandelette et lui imprime un mouvement en sens con traire, de manière à venir recouvrir le premier chef. Les autres bandelettes s'appliquent de même. Lorsque toute la surface du membre est ainsi garnie d'une couche de ouate uniforme et légè-

APPABEILS MODELÉS. 315

remeot tendue, le chirurgien place directement sur cette dernière les attelles modelées (1 }• »

Par ce procédé on exerce une légère pression, car la tension delà ouate reste limitée à son degré do résislaiic-e, Pélasticité du coton fait donc tous les fraid de la compression. Cette partie de l'appareil achevée, il ne reste plus qu*à maiiilcnir les fragments osseux immobiles au moyen des attelles modelées.

On s*y prend alors de la manière suivante, en supposant qu'il s*agiBse d'une fracture de la jambe :

c Celles-ci ont été choisies d*avancepar le chirurgien et matelassées d'une couche de ouate; il s'est assuré si leurs dimensions correspondent convenablement à la longueur, à la direction, au volume, à la forme du membre. Du reste, rien déplus facile que de les modifier, si elles présentent quelcpies points défectueux, car elles ne sont jamais assez dures pour que Ton ne puisse diminuer au augmenter à volonté Tune ou Tautre de leurs courbures, et, s'il était nécessaire d'enlever une partie de leurs bords on d'y pratiquer une perte de substance, on l'aurait bientôt fait, soit au moyen d'un couteau, soit en déchirant le carton après ravoir un peu mouillé.

» Le chirurgien api^ue d'abord l'attelle interne pendant quo les aides maintiennent la réduction et qu'ils prennent soin de laisser libre la surface du membre que l'aitelie doit recouvrir. Avant d'abandonner cette première attelle à un aide placé vis-àvis de lui, le chirurgien s'assure si elle 8*adapto parfaitement, ce qui lui est toujours facile d'obtenir en modifiant dans certains points la couche de ouate qui la tapisse. U s'occupe ensuite de la seconde attelle, pendant que l'aide fixe la jambe contre l'attelle interne en saisissint Tnne et l'autre avec les deux mains placées, la première au-dessous de l'articulation du genou, la deuxième au-dessus du cou-de-pied.

» L'application de l'attelle externe se fait absolument comme celle de l'interne. A mesure que le chirurgien la met en contact avec le membre, les mains de l'aide doivent abandonner ia face eileme de celui-ci, sans jamais cesser do soutenir la première attelle. II les étreint ensuite toutes les deux et les tient dans rinmobilité. Pendant toute la durée de cette opération, un deuxième aide est chargé de tenir le membre soulevé.

» U arrive d'ordinaire que les bords antérieurs des attelles, en se rapprochant, refoulent plus ou moins la ouate sous-jarente et

(1) Merchie, /oc. cit., p. 418.

•316 APPAREILS DE rRACTTRES.

la font proémÎTier entre leurs bords ; on aura soin de la dépi légèrement avec les doigts et de la repousser sous les altelli «8t même bon, .'«près l'npplirrition de celles-ci^ de g]

rintervalle qui Jes sépare en avant une bandelette de c deux ou trois travers de doigt de largeur, pour garan efficacement la criVle du tibia.

o On termine ropéralion en fixant les attelles dans le tion à l'aide d'une buntle roulée convenablement serrée au moyen de quelques rubans ou courroies, comme ou voir sur la figure M^.

» Slj au lieu d'atlelles modelées, on voulait faîn

APPAREILS MODEf^S. 317

166 oaatéeB et modelées, Tapplication serait beaucoup apte et plas simple ; car elle se bornerait à écarter les ) la coque et à y déposer le membre, après avoir réguoompressîon, et à fixer l'appareil au moyen de quelques bande (4). > La figure 207 (%) représente un appareil oqae pour les fractures de la cuisse.

Fig. 207.

avoir exposé les principes généraux d'après lesquels

rchie, ioc. cit., p. 419, 420.

figures 200 h 207 ont été prises dans l'ouvragre de M. Merchio.

SCS appareils de fractures doivent être appliqués, M.Merchie décrit avec détail les différents appareils destinés à maintenir réduites les fractures du membre thoracique, du membre abdominal, et du tronc, puis termine par l'application des appareils destinés aux fractures compliquées. Nous ne le suivrons pas dans ces descriptions, qui cependant renferment des détails du plus haut intérêt, il nous suffira de renvoyer à son ouvrage qui sera consulté avec fruit.

ARTICLE IX

Parmi les nombreux bandages qui ont été imaginés pour maintenir réduites les fractures des os , il en est quelques-uns qui n'ont pu trouver place dans les différents articles que nous ^vons consacrés à la description des diverses espèces de bandages.

1° Appareils pour les fractures de la rotule.

Les fractures de la rotule, ne guérissant souvent qu'avec un certain écartement que les chirurgiens ont essayé d'éviter, ont encore été l'objet d'un grand nombre de recherches. On a imaginé, pour les maintenir dans un contact parfait, plusieurs appareils sur lesquels nous allons nous arrêter un instant.

1° Appareilde Boyer, — Il secomposed'une gouttière (fig. 208) s' étendant depuis la partie moyenne de la cuisse jusqu'au tiers inférieur de la jambe, et présentant sur ses deux faces externes et près des bords une rangée de clous sur lesquels sont Gxées deux courroies, qui embrassent les deux fragments en haut et en bas. La partie moyenne de ces courroies est doublée d'un épais cylindre de peau de daim, rembourré avec du crin.

Il est facile de comprendre le mécanisme de cet appareil : en serrant la courroie supérieure, on amène en bas le fragment supérieur ; en serrant au contraire la courroie inférieure, le fragment inférieur est porté en haut. Des trous assez rapproihés les uns des autres permettent de serrer les courroies à volonté ; des lacs sont disposés sur toute la longueur de la gouttière, a6n d'y maintenir le membre solidAnent fixé.

2® Appareil de Baudens, — Il présente beaucoup d*analogie avec l'appareil de Boyir, c'est-à-dire qu'il agit directement •ur les exli^mités des fragments. Il se compose d'une petite

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