APPAREIL DE LAUGIER
Me tout à fait semblable à celle dont nous avons parlé dans son
a]^reil à extension, mais ouverte à ses deux extrémités. Les
coorroies sont remplacées par des bandes placées au-dessus de
compresses épaisses appliquées aux extrémités des fragments.
Les deux chefs des band(»s sont dirigés, les supérieurs en bas,
Figr. 208.
les inférieurs en haut, mais les premiers sont réfléchis à travers
li trous dont sont percées les faces latérales de la boîte, do
lUe sorte que les quatre chefs sont à la partie supérieure do
boite et peuvent être facilement serrés à volonté. Pour cela,
Boffit de les nouer ensemble et de les fiûre glisser sur les
extrémités pelviennes des faces latérales, qui sont arron-
de manière à présenter une longueur plus grande en bas
l'en haut.
Z* Appareil de Laugier. — Cet appareil très-simple se compose : d*une planche A (Gg. 209) présentant à sa face inférieure ■I tasseaux D, D, assujettis avec des clous ; 2° deux plaques 'gutta-percha B, B ; 3* enGn deux liens de caoutchouc C, C. La planche doit être un peu plus large que le membre et gardun coussin rembourré; elle remplace la gouttière de Boyer. it à la distance qui sépare les deux tasseaux, elle est prônée à Tobliquité que Ton veut donner aux deux liens de bouc ; c'est-à-dire qu'elle est en rapport avec la direction Ion veut donner aux fragments.
ir appliquer l'appareil, on fait soulever le membre et Ton Ine sous lui la planche garnie de son coussin : on doit faire en l|to que la rotule corresponde à peu près au milieu de l'espace plépare les deux tasseaux, à moins d'indications particulières. ' L«i deux plaques de gutta-percha, modelées sur chacun des
friigmonls qu'elles embrassent en haut et en bas, 8onlmainl^ nues par les deux liens de caoutchouc qui embrassent à leur low chacune des deux plaques. Le lien qui fixe le fragment supérieur va se nouer au tasseau inférieur, et réciproquement, de sorti que les deux chefs du lien supérieur se croisent avec les dfirt chefs du lien inférieur sur les parties latérales du genou. Il fA facile de comprendre que ces lions rapprocheront les deux fragments et exerceront une traction rroutant plus oblique que kl tasseaux seront plus éloignés.
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Fijr. 209.
4° Appareil de Mayor, — Cet appareil se distingue de ceux qui précèdent, en ce que les deux cravates qui maintieiul les fragments sont parallèles et ne tendent pas à s'entrecid sur les parties latérales du genou.
II se compose d'une gouttière garnie do ouate dans laquelle place le membre ; de deux cravates disposées parallèlement, Ti au-dessus du fragment supérieur, l'autre au-dessous de Fi rieur. Les extrémités de ces deux liens viennent se réfléchir les bords de la gouttière, de façon que les chefs de la ci supérieure se dirigent en haut, et ceux de la cravate inférin en bas. On les fixe ensuite sur les parties latérales de la gooi Mayor complète son appareil en réunissant la partie des deux cravates par deux liens ou rubans. La rotule est maintenue par une sorte de parallélogramme dont les côtés l rieur et inférieur sont formés par les cravates, et les deux latéraux par les liens qui agissent en attirant les deux firagBI l'un vers l'autre.
Mayor tient beaucoup à cette disposition parallèle des cravates qui maintiennent les fragments ; elle les empécN glisser et de s^ déplacer, comme cela arrive si fréquemmeDl les appareils précédents. Mais cet appareil, tout en cent bien la fracture, n'ompi^lio nullement le renversemeo
APPABEILS MODElJiS.
nemhre qu*eiles doivent recouvrir, Celu fail, il ïoe applique loues deux à nu sur le membre et cherche k les n^ellre en ràpf»ori ' ivec la peau par lo plus grand nombre de points pcjssible. Pui» ; .€S deux attelles étant soutenues p^r on aide, l» rhirur^ien le» ïr>aintienl appliquées à Id'uiv. d'une bande roult'-o, commenç^ni
Fig, 20i.
,^- la partie moyenne de rapparell, rorouvraiit succesi^îvenienl »ute la surface des allelles jusqu'à leur limite inférieure, puis il ."©monte et en faitauliud, pour la moitié supérieure de l'appareil. Le sujet laisse son meuibre dans l'immobililé pendant une hcurô environ, puis on enlève Iqb attelles ; cet espace de temps sufOt
312 AI'PAJIEILS DE FllAr.TlRES,
pour permettre à Tnppareil do prendre rîç;oiireusmneiil l'omftreinlaj
des parties sur te?quelles il a été appliqué et î>our conserver ll^J
forme que le modelage lui a donnée^ il faut seulement avoir soin. J
lorsqu'on enlève la bande et les attelles, de ne poîpt déformer ce
dernières.