US APPAREILS POUR LES AFFECTIONS ARTIGDLAIIE
Quand les malades présentent une ensellure trè&-pron( et que le bandage coupé est insuffisant pour redresser le l on ajoute à Tappareil un bandage de corps ordinaire plac les fesses. Les chefs du bandage sont ramenés en avanter coussins et la hanche, puis renversés en arrière en faisant (le renvoi sur les attelles.
Enfin, s'il y a tendance au déplacement des surfaces laires, on assujettit deux lacs extenseurs autour delajai l'aide d'un bandage roulé, et Ton vient les flxer dans les mortaises de la traverse. L'appareil préparé, pourTappliq endort souvent les malades.
« Nous sommes alors mieux à notre aise, dit M. Guers; \yo\iT donner aux membres et au bassin une position régul nous profitons en même temps du sommeil chloroformiqi bien constater l'état de l'arliculation malade.
» Lorsque le malade est dans Tattitude désirée, nous glisser l'appareil tout monté de bas en haut, puis nous ] sous la région lombaire le petit matelas et le bandage pos et nous avons soin de nouer à deux, afin que les attelle également attirées des deux côtés.
» Nous ferons remarquer ici qu'il faut nécessairemen d'abord en arrière, car les pièces de l'appareil ont une tendance à se déplacer en avant et à laisser le grand tro faire saillie en arrière.
>' Le demi-bandage antérieur et le petit matelas sont dernier lieu. Après avoir fixé le tronc, on noue success; les cravates de bas en haut; en ayant soin de ne pas con trop fort pour ne pas gêner la circulation. »
Le temps que doit durer l'immobilisation varie beaucou tous les cas, on défait de temps en temps les cravates po mettre quelques mouvements et prévenir ainsi la roideur i culations. Enfin M. Guersant a imaginé de couper Tapp niveau du jarret et de fixer inférieurement les attelles par verse postérieure. De cette façon, avec deux béquilles'aj il fait marcher prématurément les malades et évite les i nientsd'un séjour prolongé au lit.
2" Exercice élémentaire des fonctions des jointures: — avait déjà démontré que la réduction des luxations patholi que leur immobilisation était une condition extrêmeme; rable àlaguérison ; avant lui, on se contentait de fixer les articulaires dans la position qui semblait le moins défa
(1) Gazette des hôpitaux, n* 143, 1860,
APPABEILS d'extension El DE FLEXION.
savoir: l'articalation du coude dans la demi-flexion, celle du fBMo dans Textension. Mais il a prouvé que i ankylose n'était jMJndJspensable, et qu'il était possible, môme après des dcsorënaisez étendus, de rendre aux arliculalions leur mobilité. Cest ■in que, reconnaissant rinsufBsance du massage et des efforts SiiiéBpar les mains du malade, du chirurgien ou de ses aides, il a IfUginé une série d'appareils extrêmement ingénieux ; ces appa îb, on le conçoit, doivent varier avec Tespèce d'articulation; MPC rétendue et la direction des mouvements normaux : aussi ipl-OD dire qu'il existe au moins autant d'espèces d'appareils p9 ezisto d'articulations. Nous nous contenterons de décrire et
"présenter les appareils destinés à rendre leurs mouvements articulations du genou et du coude.
i. Appareil d'extension et de flexion de la jambe sur la cuisse
SSO APPAREILS POUR LES AFFECTIONS ARtlCULAIBES
li^. 220). — Ccl appareil so compose : \° de deux çactk (uiléos entre elles, dont l'une ombriisse la cuisse, TaHlreta, :!;" d'un support destiné à maintenir le mécanisne kfm teur suflisante, et à porter une poulie; 3* d^une eofdet au bas de la partie jambière, et d'un manche fixé en I celle-ci. T©ute la charpente de Tappareil est d'acier, les i qui doivent être en contact direct avec le membre sont malelassé.
Il suffit de jeter un coup d'œil sur la figure poar con que le malade peut étendre la jambe en tirant la corde i sur la poulie. Le manche lui sert à produire la flenon, et sant do l'un des mouvements à l'autre avec plus ou n rapidité, il force le tibia à jouer sur le lémur comme il le' l'état normal.
B. AppareiJ destiné à rétablir la mobilité du coude (fi; — Cet appareil so compose : 1° d'une gouttière fixée })lanclie, et qui sert à assujettir le bras ; 2** de deux tiglèles entre lesquelles lavant-bras est retenu au moyen c
Fig. 227.
celet : ces tiges sont articulées à charnière en dedai dehors du coudo, pour se prétei^aux mouvements de bras sur le bras ; 3° d'un arc de cercle gradué qui sert i rer l'étendue de ces mouvements quand la tige extern sur lui.
Le malade, de préférence à un aide, saisit Tune desU? raies, ot fait exécuter à l'avant-bras des mouvements ail de flexion et d'extension. Une vis do pression qui preï d'appui sur l'arc do cercle permet de maintenir peni
BANDAGES HEUKIAIRES. 351
temps convenable ravanlrtM-afl daoé la directioo où il a pu être amené.
Peur qoeritt^nimeDl fonctionne bien, il e>t nécessaire d*as- BOfettir la planche qi;i le supporte; U* plan sur l<?quel se meut le membre doit être incliné de manière 4}ue 1 avant-bras se dirige obliqnemeRt en dedans. Cette direclion n'oblige à aucun efibrt, c'est celle où le membre se place, .en quelque sorte, insiinctÎTe-
Les deux appareils que nous venons de décrire suffisent pour comprendre le but que Bonnet veut atteindre à Faide de ces machines. Ce chirurgien a imaginé d* autres appareils analogues pour fendre les mouvements aux autres articulations : épaule, hanche, pi«d, etc. Noos renvoyons le lecteur à l'ouvrage de Bonnet \V.