DE LA DÉSINFECTION DES PLAIES
Ces observateurs lui ont reconnu une action cicatrisiinle et antiseptique, surtout pour les affections de nature caninonjateuso; il agit aussi dans ces circonstances comme ancsthésiiiue et cahno rapidement les douleurs. Malhoureusemont l'appiicalion de Vacide carboniciue nécessite l'usage (ra|)par('ils spéciaux, soit |M)ur donner les douches, soit pour le mettre en contact avec la surface des plaies. Pour remplir celte dernière indication, M. Dénia rquay emploie des mandions de caoutchouc |)rêsentant une ouverture par laquelle on fait arriver lepaz carboiii(iue.
Le chlore agit, comme on le sait, d'une façon spéciale sur les matières organiques, il les détruit en les oxydant ; aussi e>l-il employé tiès-fréqucmment comme antisoptupie. Nous en dir. ns autant des chlorures basiques, de soude, de potasse et de chaux, usités le plus ordinairement pour la désinfection dosiilaies. Malgré les avantages incontest^ibles qu'ils [présentent, on leur repproche d'agir surtout en suLsiituunt leur odeur à celle du produit sécrété; aussi, pour obtenir des résultats satisfaisants, faut-il renouveler fréquemment les i)anscments.
Du reste, ces substances excitent les plaies, agissent comme moditlcatours , et tendent k faire revenir la sécrétion à son type normal.
La solution alcoolique d'iode a été préconisée comme antiseptique par Boinolen 1839. Depuis, lusage de Tiode s'est généralisé et Ton en a retiré de grands avantages en injections dans les foyers profonds, anfractueux, où le pus séjourne et se décompose. En outre, l'iode agirait comme un profond modificateur de la surface des foyers purulents; cependant on lui reproche do donner quelquefois lieu à do Tinnammalion , et d'avoir une odeur qui n'est pas toujours facilement supportée par les malades.
L'iodaro de potassium en solution a été conseillé aussi duns cf s derniers temps comme antiputride ; son mode d'action doit être rapproché de celui de l'iode. M. J. Bienfait (de Reims) l'a employé avec succès dans un cas d'em[)yème secondaire â \ino scarlatine, et dans un kyste du foie.
Le perchloruro de fer a été employé par M. Deleau comme antiseptique ; ce sel est surtout un caustique, et à ce titre il remplit assez bien les conditions d'un désinfectant. Il agit comme modificateur do la vitalité des plaies, mais son action sur les produits volatils est assez restreinte.
M. Rodet (de Lyon) a préconisé le mélange d'acide citrique et de perchlorure de fer pour panser les chancres ; par ce moyen on pourrait empêcher l'action du virus en le délrDî<