DE LA DÉSINFECTION DES PLMES
L'azotate de plomb, le chlorate de potasse, la glycérine, ont élé conseillés comme désinfeclants, mais ils ne sont pas ordioairoment employés-
M. Fremy a préconisé remploi du sous-nitrate de bismuth; cette substance agit d'abord comme absorbant mécanique, et en outre se combine avec l'hydrogène sulfuré dégagé parlestiqiBdes septiques. Il a donné d'assez bons résultats à M. Velpeao.
Enfin, nous terminerons cet exposé des produits désinfeclaolB par le permanganate de potasse.
Au point de vue chimique , cette substance agit en oiydant les matières organiques, aussi les chimistes avaient^lsàgnalé ses propriétés antiseptiques. Usité déjà depuis quelq|H temps en Angleterre, il a été introduit en France par M.Castei; il s'emploie dissous dans l'eau, soit pour imbiber les panseœeitii soit pour faire des injections. Il a donné d'excellentâ résollalsk M. Demarquay; voici les solutions usitées par cet observateor'' Pour imbiber la charpie appliquée ensuite sur les plaies:
Eau 100 grammes.
Permanganate île potasse. 25 —
En injections dans le cas de cancer utérin :
Eau 100 grammes.
Permanganate 20 —
En injections dans les casd'ozèno, le docteur Reclam proposel solution suivante : eau, 240 grammes ; permanganate de potM^ 50 centigrammes.
Le permanganate n'irrite pas les plaies, est d'un facile ploi, enfin coûte très-peu; aussi doit-il être préconisé, cww; désinfectant (1).
(1) Sur le permanganate de potasse, voy, le UApcrioire de ^ 7nar,ifi, juillet 1863. Nous rappellerons que ce sel a été proposé ?■ détruire instantanément l'odeur cadavéreuse qui s'attache aux âii après les autopsies. [Manuel pratique (Vnxiiopsics, par MM. et Harion, 1864.)