APPAREIL DE M. U. TRÉLAT
d'après l'auteur, d'obtenir toujours une réunion linéaire avec cal osseux. Dans tous les cas, il nous paraît mériter l'allention des chirurgiens.
9° Appareil de M. U. Trélal. — Si les chirurgiens cités cidessus, suivant en cela l'exemple de Malgaigne, n'ont pas hésité à implanter des pointes métalliques, des vis, dans les tissus périarticulaires ; si quelques-uns même ont été jusqu'à faire la suture osseuse des fragments rotuliens avec des fils métalliques (A. Cooper, de San-Francisco), il en est d'autres qui ont évité le danger d'un traumatisme ouïes inconvénients de l'application des griffes, tout en profilant de leur action efficace.
L'appareil de M. U. Trélat est une combinaison heureuse de l'emploi de la gutta-percha et de la griffe de Malgaigne. Pour l'appliquer il faut attendre que le gonflement inflammatoire ait cessé ; cette condition remplie, on moule très-exactement les fragments rotuliens à l'aide de deux plaques de gutta-percha, et on les fixe avec des bandelettes de diachylon. C'est alors qu'on applique la griffe de Malgaigne, qui, au lieu de pénétrer dans les tissus, ne s'enfonce que dans la gutta-percha. Le membre doit être placé dans une gouttière inclinée de 33 à 40 degrés, et la durée de l'application de l'appareil est d'un mois environ. On conçoit très-bien, d'ailleurs, que cet appareil puisse être enlevé, modifié et replacé avec une grande facilité (1).
M. le professeur Verneuil a encore simpUfié cet appareil, en supprimant la griffe et en rapprochant les plaques de gutla-per cha au moyen de liens qui se fixent au bord rotulien de chacune de ces plaques. Tous les quatre ou cinq jours ces liens sont resserrés (2).
Parmi les appareils encore utilisés dans les fractures transversales de la rotule, nous pouvons enfin citer ceux de Fontan et celui de Lonsdale (3).
(t) Bull, de thérapeutique, n° MiQ, 1862.
(2) Le Coin, loc. cit., p. 59, 60.
(3) Voyez Gaujot, loc. cit., p. 247 et 248.
APPAREILS DE FRACTURES