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II. — ApI'AUEILS pour les FKACTURES du MWILLAIKE INFÉRIEUR

Nous ne nous occuperons pas ici de la ligature directe des j parties fracturées, comme le firent Baudens (1) et M. Bérenger- Féraud, ni de la ligature des dents, procédés qui n'exigent pas ; d'appareils spéciaux. (

D'ailleurs, ne pouvant pas avoir la prétention d'examiner tous | les appareils préconisés dans le traitement de ces fractures (2), nous nous contenterons de signaler les plus importants.

1° Fronde de il/. Bouisson. — Cet appareil (fig. 2 40) se com-

FlC. SiO. — Appareil Jo M. Uouisson.

pose d'un serre-tête A, A qui s'applique exactement snrle crâne, i et qui est destiné à proléger le cuir clievelu contre le bandage. ^ Le bandage proprement dit comprend : r Une lamere de conlil , ou de cuir, B, très-souple, qui embrasse circulairementje crâne j de la région frontale à la région occipitale. Une boucle G, placée .

(1) Bull, dethérap., 1840, t. XVIII, p. 355.

(2) Voyez Gaujot, loc. cit., p. 256-271.

APPAREIL DE M. BOUISSON.

en avant, afin de ne pas gêner le décubitns, permet de serrer cette lanière en proportion du volume de la tête du malade^, sur les côtés, celte lanière porte des boucles D, D, qui correspondent, les deux antérieures h la région temporale, les postérieures à la l'égion mastoïdienne ; elles servent à fixer les chefs de la fronde. 2" Des lanières, E, de même substance, qui passent par le sommet de la tête, et se dirigent, une d'avant en arrière, les autres de droite à gauche, et se fixent sur la lanière circulaire. On a ainsi une calotte à réseau très-largo qui n'échauffe pas la tète, comme le ferait une calotte pleine.

La fronde présente : -1° un plein, F, dont les dimensions sont proportionnées à la hauteur et à l'épaisseur du menton ; 2° des chefs, au nombre de deux de chaque côté, en partie constitués par des élastiques formés par de petits ressorts à boudin ou par du caoutchouc vulcanisé enveloppé dans une pièce d'étoffe extensible. Des lanières de cuir prolongent les chefs de la fronde, et sont percées de trous assez rapprochés pour graduer à volonté la pression exercée par l'appareil.

On applique cet appareil de la manière suivante. La fracture est réduite; on place les compresses et les topiques que l'on a jugés nécessaires, puis on met sous le menton le plein de la fronde ; toute la partie antérieure est renversée de bas en haut en avant du menton, et les deux chefs, conduits d'avant en arrière, sont fixés aux boucles postérieures, tandis que les chefs de la partie postérieure de la fronde, laquelle s'applique sous le menton, se fixent aux boucles antérieures.

Cette fronde mainlient les fragments en contact, maWré les mouvements d'élévation et d'abaissement do la mâchoire, qui restent possibles, grâce à l'élaslicitc des chefs de l'appareil. Il faut remarquer cependant qu'il n'est pas toujours sullisant pour empèciier l'élévation d'un des fragments, c'est-à-dire pour maintenir les dents sur un même plan. Si donc la fracture était irèsmobile et n'était pas assez solidement maintenue, il faudrait avoir recours au moyen conseillé par Boyer, qui plaçait entre les dents du fragment non déplacé et celles de la mâchoire supérieure un morceau de liège d'une épaisseur proportionnée à l'étendue du déplacement et creusé en gouttière sur ses deux faces, de màmère à recevoir les deux rangées dentaires; de plus, l'écartcment des mâchoires permet d'introduire quelques aliments entre les incisives.

APPAREILS DE KRACTCRE8.

2° Appareil de ./. Cloquel el Uérard (1 ). — L'appareil conseillé par CCS auteurs a la plus grande analogie avec celui de M. Bouisson, sinon dans sa confection, du moins dans son mode d'action, Après avoir placé entre les mâchoires une pièce de liège courbe, de manière à tenir les dents sur un même plan, ils embrassaient le menton avec une lame de carton mouillé ; une portion antérieure entourait le menton en avant, une portion postérieure maintenait le bord inférieur de la mâchoire; une fronde, dont les chefs étaient fixés comme il a été dit pour l'appareil de M. Bouisson, assujettissait cette lamelle. Cet appareil a l'avantage d'être composé de pièces qui se trouvent toujours sous la main, mais les frondes se relâchent très-vite ; aussi Bégin a-t-il conseillé de remplacer les pièces de Hnge qui les consliluent par des bandelettes de diachylon.

3° Appareil de Morel-Lavallée, — Morel-Lavallée a imaginé

FiG. 241. — Appareil de Morel-Lavallée.

pour le traitement des fractures de l'os maxillaire inférieur, el même de l'os maxillaire supérieur, un appareil moule de guttapercha, fort simple, et cependant très-puissant (fig. 2^1 j.

(1) Diclionnaireen 30 volumes, t. XYIII, p. ^05, 1838.

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