‹ Manuel de petite chirurgie [electronic resource]Chapitre 109 sur 256 · APPAREIL PE M. ,1. ROUX · texte numérisé non relu

APPAREIL PE M. ,1. ROUX

2° Que la pointe n'arrive jamais jusqu'au tissu osseux;

3° Que la pointe peut demeurer en place pendant quinze, vingt et jusqu'à trente-six jours et plus, sans déterminer ni inflammalion, ni suppuration, pas même de rougeur.

4° L'indocilité du sujet et quelquefois la position de la pointe, qui n'est pas implantée perpendiculairement à la surface de l'os, font glisser l'instrument ; les téguments sont éraillés, et il en résulte une petite plaie dont la cicatrisation exige de dix à douze jours. Dans le cas contraire, la guérison de la plaie est souvent complète au bout de vingt -qiiatre heures.

2° Appareil de M. J. Roux, — M. J. Roux a modifié le mode de fixation de la pointe de Malgaigne, et l'a disposée de telle manière qu'elle puisse être facilement annexée à l'appareil poly^ dactyle décrit plus haut (page 345).

A la rainure de l'arc de l'instrument de Malgaigne, il a substitué vingt trous taraudés de 0,008 de diamètre, distants de 0,003, propres à recevoir une vis à oreille de 0,07 de long, percée d'un trou au centre de l'oreille, pour l'assujettir au besoin

(fig. 249); il a supprimé l'écrou avec ses deux petites vis, la boucle et le fort lien de soie.

L'appareil se compose donc d'un arc de fer coudé à angles vifs à ses extrémités, de 0,018 de largeur, 0,006 d'épaisseur, 0,20 de corde, 0,14 de rayon et portant deux turions à mortaise AA^ (fig. 249), qui, engagés de chaque côté du membre, dans des trous de la planchette jambière, y sont fixés au moyen des clavettes coniques BB, qui les traversent. Si des mouvements obscurs pouvaient exister encore au sommet de l'arc, ils seraient

Fie 249. — Arc à poinle méiallique.

Fig. 250. — Cheville à poinle méiallique,

APPAREILS DE FRACTURES

certainement empêchés par deux chevilles placées immédialfmènt en avant.

Cet appareil a été encore modifié par M. J. Roux qui a (;iiL construire une cheoille à pointe métallique (fig. 250). Pour empê- ^ cher celle cheville de tourner dans le trou de la planchette, Irois^i ardillons de 0,002 ont été disposés en triangle à la facc infé- l rieure de l'épaulement pour s'implanter dans le bois en dehors- 1 du turion. Cette légère innovation est fort utile dans les l cas de fracture compliquée de la jambe, où des plaies pro-fondes opposées au lieu d'implantation de la pointe exigent des^ pansements minutieux. Alors, en effet, au lieu d'entourer la face antérieure du membre par un demi-cercle, l'appareil ne forme plus qu'un quart de cercle, et les pansements'peuvent être renou-velés sans la moindre gêne.

ARTICLE X

Page 1