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APPAREILS POUR LES AKKECTIONS ARTICULAIRES

a-alZre?!? r/^'"^'f ^f' nécessitent l'emploi

appareils ou de niachmcs plus ou moins compliqués ; ce sofit :

kh'2 Al'l'AUEILS l'OUlt LliS Al'l'ECriUNS AliTlClLAlKES.

les luxations traumatiques ; 2" les affections connues sous le nom de tumeur blanches sans déplacement des surfaces articulaires, ou compliquées de ces espèces de déplacements décrits sous le nom de luxations spontanées, de luxations pathologiques; 3° les déviations.

I, — Appareils pour les luxations traumàtiûues.

On sait aujourd'hui que les luxations sont réduites à l'aide de divers procédés qui n'exigent quelquefois que l'intervention de la main du chirurgien ou de ses aides, mais qui assez souvent nécessitent l'application d'appareils en général fort simples, au moyen desquels on obtient une puissance plus grande dans les effets d'extension et de contre-extension.

Les deux principales indications du traitement des luxations, sont : 1" de réduire la luxation; de la maintenir réduite.

La réduction des luxations nécessite des manœuvres plus ou moins complexes qui doivent être divisées, comme on l'a fait déjà pour les fractures, en extension, contre-extension et coaptation.

Dans les cas ordinaires, Vextension se fait à l'aide de lacs qu'on applique autant que possible sur l'os déplacé, par conséquent, très-près de l'articulation luxée. Nous avons vu déjà (p. 230) comment on appliquait ces liens d'extension, et quelles étaient les précautions à prendre pour éviter une pression trop douloureuse de ces lacs sur les parties molles sous-jacentes. La traction exercée par les aides étant très-variable, selon les efforts exercés par ceux-ci, on a cherché à s'en rendre un compte exact en plaçant dans le système des liens destinés a 1 extension, un dynamomètre muni de deux aiguilles ; l'une, indiquant la traction qui s'exerce à chaque instant ; l'autre, marquant la traction maxima obtenue. Du reste, dans le but de rendre celte traction plus régulière, M. le professeur Ch. Seddlot, fait usage des moufles et du dynamomètre ; mais, cet emploi était subordonné à la possibilité de faire brusquement cesser 1 extension dès que les surfaces articulaires étaient de niveau et pouvaient être poussées l'une vers l'autre par le chirurgien. ^

On obtient ce résultat à l'aide des instruments a détente, imaginés successivement par MM. Cliarrière, llergolt, Elser, elc. (l ), et dont le meilleur est la pince à échappement de M. ^élaton

(1) In Oaiijol, loG, cit., t. I, .301,

LUXATIONS TRAUMATIQllES.

(fig. 259), dont le mécanisme est si simple, qu'il suffit de jeter un coup d'œil sur In figure ci-conire pour s'en rendre compte.

Fie. 259.- Pinrc! ii échappement,

nnSf?,"^'.'''''^* ' remplacer les bandes simples,

ou les bracelets destinés à fixer les Mens extenseurs, par des ap^

Ixl\h APPAIIKILS POUR LES AKKIiCTlONS ARTICL'LAIHKS,

pareils plus compliqués ; tels sont les moyens de préhension de Sédillotet de Jarvis (1 ), généralement abandonnés aujourd'hui.

Du reste, pour éviter les excoriations cutanées et proléger les parties molles, on peut appliquer les bracelets de cuir sur un bandage inamovible, entourant préalablement le segment du membre sur lequel on veut faire l'extension.

Nous avons déjà parlé de l'extension pratiquée à l'aide de lacs élastiques, nous n'y reviendrons donc pas (Voyez page 20). Nous ajouterons, cependant, une remarque à propos des appareils d'extension, c'est que les lacs de cordes ne doivent offrir que le plus petit nombre de nœuds possible, ceux-ci devant êire remplacés par des 02 métalliques et des liens circulaires de 0'",2 environ de rayon.

Enfin, lorsqu'on fait usage de la pince de M.Nélaton, et qu'on interrompt brusquement la traction, il faut avoir soin de maintenir les diverses pièces de l'appareil, pour qu'elles ne soient pas projetées de côté et d'autre.

Le sens dans lequel on doit faire l'extension au début, la direction dans laquelle on doit ramener le membre à un certain moment, varient beaucoup, et sont subordonnés aux genres de luxation, à leurs espèces et à leurs variétés. Dans quelques cas, il ne faut qu'un léger effort pour pratiquer une extension suffisante ; d'autres fois, les moufles n'ont d'action qu'en les combinant avec l'emploi de l'anesthésie générale. La traction nécessaire pour obtenir un résultat définitif a pu être poussée jusqu'à 250 kilos, ce qui est tout à fait un maximum pour Malgaigue ; le plus souvent, elle ne doit pas dépasser 140 à 160 kilos,

La contre-exlension se fait à l'aide de liens, de bandes, de serviettes, de draps pliés en plusieurs doubles ; nous avons vu qu'on pouvait aussi se servir de lanières de cuir rembourrées, etc. Les pleins de ces liens seront appliqués surl'os ou sur les parties du tronc qui sont immédiatement placées au-dessus de l'os déplacé, et les extrémités seront confiées à des aides ou mieux fixées à un point immobile, c*omme un anneau implanté dans le mur. Parfois, une main ou les deux mains d'un aide suffisent pour pratiquer la contre-extension.

Reste, enfin, la coaplation, qui consiste à ramener l'extréniilé de l'os luxé en contact avec la surface articulaire (pi'il a aban-

- (1) Gaiijol, loc. cil., p. 303.

LUXATIONS TRAIJMATIQUES. 445

donnée. Cette manœuvre, très-variable selon les cas, a été parfaitement étudiée par Malgaigne ; nous ne pouvons y insister ici(1).

Pour éviter la nécessité d'un certain nombre d'aides, et dans le but d'obtenir plus de force, on a construit un assez grand nombre de machines destinées à opérer d'une façon simultanée l'extension et la contre-extension, le chirurgien n'ayant plus alors qu'à se préoccuper de la coaplalion des surfaces articulaires déplacées.

Parmi les machines applicables à la plupart des luxations, nous pouvons citer: rie réducteurmécanique âe Mayor(2), plus spécialement employé pour les luxations du bras et du bassin ; 2° l'appareil de Briguel (d'Épinal) (3); 3» enfm, l'ajusteur de Jarvis (de Porlland). Ce dernier appareil, applicable à la réduction de toutes les luxations et fractures, permet au chirurgien d'agir avec facilité sur le membre malade, qui reste mobile pendant toute la durée de l'opération de la réduction.

Cet appareil (lig. 260) se compose d'une boîle de cuivre F, C, longue de 33 centimètres sur 4 conlimèlres de largeur et 1 3 millimètres d'épaisseur; celle boîterenferme un pignon, 'sur lequel s engrené une tige d'acier dentée d'un côté et d'une lont^ueur corresponclante à celle de la boîle. Cette tige d'acier, destinée à laire 1 extension est recourbée (A) à angle droit à son extrémité de manière que la ligne de traction soit bien dans l'axe du membre 1 instrument étant parallèlemenl fixé sur l'un de ses côtés Une roue à crémaillère B et à cliquet d'arrêt est fixée en dehors de la boîte et reliée au pignon interne; elle permet d'agir sur celui-ci a I aide d un levier dont la longueur varie selon la force que l'on veut employer. ^

Cette tige d'extension occupe la moitié de la boîte de cuivre .1 autre moiiié est occupée par une lige destinée à la contreextension ; celle-ci est pourvue d'un mécanisme qui permet son allongement et son raccourcissement ; pour cela elle est percée dans toute sa longueur de petits trous, dans lesquels peut s'engager une vis E, fixée elle-même à la boîle métallique.

S. SVaTei? Néialon. Follin et

(2) Chirurr/ie simplifiée, 1841, t. Il, p. 484, fig. 24 ['i) Journal de chirurgie, 184 'i. I. Il, p. 2()b

Al'I'AllKlI-S l'Olll LLS AM'KC.TIONS AHTICLLAlIlliS.

On voit que cet appareil agit, en somme, comme le fait un cric orilinaire.

Aux extrémités des tiges, s'adaptent les divers appareils

pifj. 2(50. Ajusteur de Jnrvis pour la rédiiclion des liixaliona, ,

destinés àprendreun point d'appui pour l'extension et la contre» extension; ces pièces varient donc selon la région, et ne doivent pas nous occuper ici.

L'appareil de Jarvis a été perfectionné par MM. Cliarrière el Nélalon, qui y ont adjoint le dynamomètre de M. Duchesne (de Boulogne) (fig. 261).

LUXATIONS TRAUMÂTiyUES.

Enfin, M, Matliieu a modilié cet appareil en simplifiant Jes pièces accessoires, et en y adaptant le système de préhension imaginé pour réduire les hixaiions des phalanges, et qui se rapproche, d'ailleurs, beaticoupde celui de M. Sédillot, que nous

Fin. 201 . — Appareil de Japvis modifid par MM, Charri.-ro .1 NcliUon.

avons déjà signalé en passant (fig. 2Ô2). Malheureusement cet appared est lourd, compliqué, et la compression qu'il nécessite pour prendre un point d'appui solide, n'est pas sans danger.'

D'aulres appareils ont encore été inventés pour la réduction de Inxafons spéciales; tels sont: l'appareil de MM. RoLrtX^^^^^

AIM'AIIKII-S POU 11 LKS Al'l'ECTlOMS AHTICULAIHKS.

pour la réduction de la luxation du coude; les pinces de MM. Lùer, Charrière, Mathieu, pour la réduction des luxations des phalanges; les appareils de Slromeyer, Nélalon, Junk (de Londres), pour la réduction de la mâchoire inférieure! Il est évident que la

FiG. 262. — Ajipareil de Jarvis, modifié par M. Malliieii.

description de ces divers instruments doit trouver place dans les traités classiques ou spéciaux, à propos des luxations de ces différents os.

Quant à cette partie du traitement des luxations qui consiste à les maintenir réduites, nous ne pouvons nous en occuper longuement. Dans la plupart des cas, elle est extrêmement simple, et ne nécessite que l'emploi d'une simple bande roulée ; car dès que les surfaces articulaires ont repris leur position normale, elles ont peu de tendance à se déplacer, et si parfois la luxation se reproduit, ce phénomène tient à des conditions toutes particulières nécessitant l'emploi de moyens qui varient fatalement avec l'espèce de luxation ou avec les complications qui l'accompagnent. Nous renvoyons donc le lecteur aux traités de pathologie chirurgicale (1).

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