‹ Manuel de petite chirurgie [electronic resource]Chapitre 124 sur 256 · APPLICATION DES BANDAGES · texte numérisé non relu

APPLICATION DES BANDAGES

rer que les malades, qui sont loin d'avoir les connaissances nécessaires, éviteront toujours ce léger déplacement (1) .

L'usa-e des brayers est quelquefois suivi de gene dans les premiers jours de leur application; mais, au bout de quelque temps, le malade s'y accoutume : il peut même facilement conserver son bandage pendant la nuit.

Les accidents qui peuvent résulter de 1 emploi d un bandage trop serré sont le gonflement inflammatoire du scrotum et du testicule, des varices du cordon, quelquefois même |a gangrené de la peau et des parties sous-jacenles. Dans ces circons ances on cesserait l'usage du bandage, ou mieux on se servirait A un braver moins serré. , , . , ,

Chez les sujets trop maigres, dont le ventre est déprime, la pelote se trouve portée en haut par les mouvements de flexion de la cuisse; alors les sous-cuisses sont indispensables. Un a prétendu que, chez ces mêmes individus, une pelote trop convexe écartait l'ouverture de l'anneau.

Chez ceux qui sont trop gras, le bandage, repousse par la sailhe du ventre, peut descendre au-dessous de la hernie ; on a conseillé alors de soutenir la pelote par des scapulaires.

Les bandages herniaires peuvent seuls amener la cure radicale des hernies lorsque le sujet est jeune, qu'il reste tranquille et que la maladie est récente.

Le malade devra autant que possible conserver son bandage le jour et la nuit, car le moindre efl'ort peut faire sortir l'intestin, qui peut s'étrangler. D'ailleurs, ce n'est qu'en conservant constamment un bandage que l'on peut espérer la guérison radicale d'une hernie. Toutefois, la plupart des malades retirent leur bandage dès qu'ils sont dans le décubitus dorsal, et cela sans grands inconvénients : il est bon d'ajouter cependant que le décubitus n'abolit pas les efl'orts ; si, par exemple, il y a des quintes de toux pendant la nuit, il est parfaitement indiqué de garder le bandage. Le malade devra éviter tout effort violent, et s'il y était forcé par les circonstances, une main appliquée sur la pelote la maintiendrait solidement fixée, afin que l'intestin ne la fît pas céder. La même précaution doit être prise dans les efl'orts de vomissement et de défécation.

11 arrive quelquefois ipie les malades, afin d'éviter la gêne que leur cause un bandage dont la garniture est altérée par la sueur, appliquent la pelote par-dessus leur chemise. Or la chemise se déplace, le bandage contient mal la hernie; aussi vaut-il beau-

(1) Malgaigne, Leçons cliniques .sur les hernies, p. Ki'i.

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