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POSITION

Dans un excellent travail, M. Nélaton a fait ressortir les avantages que l'on pouvait attendre de la position dans un trèsgrand nomi)re d'aflections. Il a démontré que la position suffisait pour faire avorter les phU'gmasies légères, que la douleur et la tuméfaction disparaissaient ou diminuaient considérablement dans les phlegmasies plus intenses : aussi conseille-t-il de tenir la main Irès-élevée dans le panaris, de soulever fortement le testicule dans les cas d'inflammation de cet organe. 11 ajoute : « Quel que soit l'organe enflammé, il faut, autant que cela sera praticable, lui donner une position telle, que la circulation en retour, sur laquelle la pesanteur exerce principalement son action, trouve dans cette puissance un auxiliaire et non un obstacle (1 ). 71

L'observation clinique a mis en relief les avantages que l'on pouvait tirer de la position pour combattre les plilegmasies, elle a fait remarquer que c'était surtout au début des inflammations qu'elle agissait avec foule sa puissance.

Il ne faut pas croire que l'influence de la position se fasse seulement sentir dans les affections à marcbe aiguë. Le développement, la marclie, la terminaison des ulcères, se trouvent singulièrement modifiés par la position donnée au membre (2).

La position que l'on doit donner n'est pas moins importante lorsqu'il existe un abcès. Après l'ouverture d'un foyer purulent, il faut que le pus s'écoule librement au deliors ; dans le cas contraire, surtout si l'ouverture de l'abcès est trop élevée, le liquide s'amasse dans les parties les plus déclives et donne lieu à des accidents qui nécessitent l'emploi de la compression et même des contre-ouvertures. Souvent il suffit de la position pour prévenir le croupissement du pus ; aussi doit-on, à moins de contreindication, donner au malade une position telle, que l'ouverture de l'abcès soii dirigée en bas, tandis que le reste de la cavité se trouve plu ou moins élevé. Le même précepte devra également être suivi lorsqu'il sera nécessaire de faire dans le foyer des injections détersives ou antiseptiques; le malade doit être placé de telle façon que le liquide puisse sortir par son propre poids ; dans le cas contraire, on pourrait craindre des accidents qui résulteraient du séjour du liquide dans une partie du foyer.

(1) Tlièse de concours pour une chaire de clinique chirurgicale Paris, 1851, p. 28,

(2) Pour plus de détails, consultez les articles des Traites classiques sur les ulcères, et Né'aton, thèse citée, p. 26.

DES PANSliMENTS EN GÉNÉRAL.

Dans le Irailement des plaies, la position exerce une inlUience qui de tout temps a fixé l'attention dii chirurgien; ainsi la position la plus convenable est celle qui met en contact les lèvres de la solution de continuité. Il faut encore, pour que la réunion puisse se faire, que les lèvres de la plaie soient relâchées. Ce précepte a été indiqué par tous les chirurgiens et ne soulève aucune espèce de contestation en ce qui concerne les plaies transversales ;• mais pour les plaies longitudinales, Boyer a donné le conseil de les tenir dans un certain état de tension. Cependant les auteurs du Compendiunj, ainsi que M. Nélaton, ne partagent pas l'opinion de Boyer, et, tout en donnant au membre une position telle, que les lèvres de la plaie soient le plus rapprochées possible, ils veulent qu'en même temps celles-ci soient mises dans le relâchement, les tissus étant ainsi moins exposés à des tractions douloureuses et à l'inflammation.

Si plusieurs couches de muscles ont été coupées, si surtout leurs fdjres ont des directions différentes, comme il est impossible de relâcher un muscle sans en tendre un ^aulre, on placera encore les parties dans une position telle, qu'elles soient dans le plus grand relâchement possible.

S'il faut rapprocher les tissus pour prévenir des difformités, au contraire, il est quelquefois nécessaire de les écarter lorsque des opérations ont été pratiquées pour rendre aux parties leur forme normale. C'est ainsi que les membres doivent être placés de telle sorte que les bouts de tendons s'écartent l'un de l'autre lorsque l'on a pratiqué la ténotoniie pour remédier à des dilformilés congénitales ou acquises : après la section du tendon d'Acliille , par exemple, le pied sera étendu sur la jambe et la jambe fléchie sur la cuisse.

A la suite des amputations, des accidents peuvent survenir par la mauvaise position que l'on aura donnée au moignon. Parexem- R pie, dans les «amputations partielles du pied avec lambeau plan- | taire, si celui-ci n'est pas suffisamment fixé au moyen d'un pan-sementbien fait, si, en même temps, le pied placé sur le côté externe est mal soutenu à cause de l'inégalité du plan qui le supporte, le lambeau pourra glisser de manière à abandonner plus ou moins complètement la surface Iraumalique qu'il est destiné à recouvrir.

» Dans les amputations circulaires elles-mêmes, lorsqu elles sont faites sur des individus à chair flasque ou sur des sujets musclés, chez qui les suites de l'opération ont déterminé un amaigrissement rapide, si surtout on a conservé beaucoup de parties molles, si les pansements ne sont pas faits avec tout le [

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