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RÉUNION PAR SECONDE INTENTION

tés, de telle sorte que les tissus semblables se correspondent; la peau sera mise en contact avec la peau, les muscles avec les muscles, etc. Les parties seront ensuite maintenues en place, soit par des bandages unissants, soit par des bandelettes agglulinalives, soit enfin par des points de suture, et, si la plaie oifre peu de profondeur, avec des serres-lines.

Les bandelettes de diachylon seront appliquées quand .les plaies sont peu profondes, et dans les cas où les tissus peuvent être mis en contact sans aucune difficulté et ne sont pas facilement déplacés.

^ Les serres-fines sont applicables à quelques-uns des cas où l'on emploie les bandelettes , quand la plaie est peu profonde par exemple ; mais, dans les amputations à lambeaux volumineu-v, les bandelettes ont sur les serres-fines l'avantage de soutenir là base du lambeau en fournissant, par leur agglomération sur les téguments, un point d appui solide aux parties qui auraient de la tendance à tomber par leur propre poids. Les bandelettes ont encore l'avantage d'agir sur toute la longueur des lèvres de la solution de continuité, tandis que les serres-fines n'ao-issent que sur les bords de la plaie; cependant, si celle-ci est peu profonde, si les tissus ne sont pas décollés au loin, les serres-fines

emportent sur les bandelettes, car elles affrontent mieux les bords de la plaie et elles ne prédisposent pas aux érysipéles comme les bandelettes de diachylon.

Les sutures sont surtout préférables lorsque l'on veut fixer un lambeau volumineux qui a de la tendance à retomber ■ c'est ainsi qu'elles doivent être appliquées dans le pansement des P aies a lambeaux, dans les plaies de tète avec décollement des téguments (voyez l'article Sutures).

Lorsque les Lords de la solution seront bien affrontés, la plaie ZTr^ ^ ""^^ f^^^^^é et cératé, d'une couche

légère de charpie, de compresses, ou mieux de charpie imbibée d eau fraîche, d'eau alcoolisée, d'eau phéniquée, etc. Le tout

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b. Réunion par seconde intenlion. — Celle-ci exi^e moins dP précautions que la réunion immédiate ; la plaie sla pans avec un linge fenêtré, cératé ou glycériné; et des pE

JAMAiN. — Pelile ctiir., 50 ddit.

542 DES PANSEMENTS EN GÉNÉRAL

Lorsqu'on craint une hémorrhagie capillaire, Pli. Boyer conseille d'employer des [)lumasseaux de charpie appliqués directement sur la plaie, ou mieux encore des boulettes de cliarpie, qui arrêteront plus facilement l'écoulement du sang que les plumasseaux,

A la vérité, quand le pansement est fait avec un linge cératé, le contact est plus doux, la levée du premier appareil est plus facile ; mais si l'on a soin de prendre pour la levée du premier pansement les précautions que nous indiquerons plus bas, on ne devra pas craindre les douleurs si redoutées des malades.

Dans certains cas, il est bon de se servir des bandelettes de diachylon, même quand on veut réunir par seconde intention, c'est lorsque le poids des lambeaux tend à les faire tomber.

Quel que soit le mode de pansement que l'on adopte, il faut avoir soin, lorsqu'on applique le premier appareil, de ne serrer que très-peu les compresses et les bandes, afin de permettre le gonflement des parties; l'oubli de ce précepte cause quelquefois des accidents très-graves et presque toujours des douleurs intolérables.

a. Levée du premier appareil dans les plaies réunies par première intention. — La levée du premier appareil a été longtemps, pour les chirurgiens, et est encore pour les malades une source d'inquiétude. Lorsqu'on enlevait, le lendemain d'une opération, un appareil compliqué imbibé de sang desséché, adhérent aux tissus, on conçoit combien les douleurs devaient être intolérables; mais lorsque le pansement est fait aussi simplement que possible, la levée du premier appareil ne cause pas plus de douleur que la levée de tous les autres.

C'est, en général, vers le troisième, le quatrième, ou même quelquefois le cinquième jour que l'on doit lever le premier appareil, il faut attendre que la suppuration ait détache toutes les pièces qui pourraient adhérer à la solution de continuité. La quantité de pus doit régler le chirurgien sur l'époque a laquelle il doit enlever le pansement; les marques de pus qui tachent les bandes et les compresses, l'odeur qui s'exhale de 1 appareil, sont les signes à l'aide desquels il devra se guider. Il peut arriver que les bandes et les compresses soient souillées le premier ou le second jour : dans ce cas il faut les changer, mais ne pas défaire complètement le pansement.

Lorsque la plaie a été réunie par des bandes, les précautions

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