PANSEMENTS PAR OCCLUSION
criblé de trous, enduit d'une épaisse couche de cérat, puis de la charpie, des compresses et des bandes.
Enfin, au pansement externe on ajoute un appareil contentif.
1 ° Comment prévient-on les effets de la rétention du pus ? — Par l'emploi du linge fenêtré enduit de cérat et débordant par tout la cuirasse. Tel est, en effet, le moyen d'entretenir toujours la cuirasse souple et molle, de manière à permettre au pus de s'insinuer entre les bandelettes ou vers le pourtour du pansement où il est absorbé par le pansement externe. Or celui-ci peut être renouvelé sans que la surface de la plaie soit mise à découvert. Le linge cératé remplit donc ici l'office d'une soupape de sûreté ; car si la couche épaisse dont il est enduit assure la perméabilité des cuirasses, elle prévient également l'accès de l'air au milieu des liquides au sein desquels sa présence amènerait inévitablement la décomposition putride.
2° Par quels moyens combat-on V inflammation traumatique ? — Bien que la cuirasse soit par elle-même le plus puissant antiphlogistique, en ce sens qu'elle place la lésion dans des conditions qui se rapprochent autant que possible de celles des plaies sous-cutanées, nous avons recours aux moyens auxiliaires suivants : Ces moyens sont :
A. Les applications de sangsues, non sui- les ganglions lymphatiques, mais sur le trajet des aboutissants lymphatiques de la partie blessée ;
B. L'application à travers la cuirasse des mélanges réfrigérants, tels que les emploie le docteur Aruott ;