C:OMPRESSION. (i
serres -fines, en les faisant partir de chaque extrémité de la plaie en les dirigeant vers son centre, vers les serres-fines de sûreté : celles-ci seraient alors enlevées immédiatement pour être remplacées par de plus petites, ou bien on les laisserait jusqu'au soir, ce qui vaudrait peut-être mieux. •
M. M. Duval a proposé de remplacer les serres-fines par des pinces unissantes, dont le mécai^iisme se rapproche beaucoup de celui de son compresseur artériel, que nous étudions plus loin. (Voyez Hëmorrhagies.)
5" Compression. — La compression se fait au moyen de bandages ; nous avons vu plus haut comment on appliquailles compresses graduées afin de déterminer le rapprochement des bords des solutions de continuité.
Mais sur les plaies à lambeau, on est souvent obligé d'appliquer au-dessous des bandages des compresses, afin d'amener le récollement des téguments. 11 en est de môme des foyers purulents dont on a évacué le pus. La compression se fait encore pour faciliter la réunion des canaux fisluleux, cic.
Tous les moyens que nous venons d'indiquer peuvent être mis en usage pour amener la réunion immédiate des plaies. A l'exception du premier, ils sont employés seuls ; mais le plus souvent on se sert de plusieurs d'entre eux, en combinant leur action. G est ainsi que pour l'opération du bec-de-lièvre on pratique la suture et l'on applique un bandage unissant, etc.
Le pansement des plaies, après la réunion, est souvent inutile • après 1 application des bandages invaginés il ne reste plus rien a faire : orsqu'on a mis les bandelettes en usage, une simple bande suffit pour empêcher qu'elles ne se dérangent. Si cependant la plaie était au contact de Tair, il suffirait d'un pansement u plat; on lèverait le premier appareil, et l'on ferait les pansements suivants, ainsi que nous l'avons dit plus haut.
DE L'HÉMOSTASE.