IMMERSIONS
un irrigateur. Toutefois, nous devons signaler un appareil emnlové par Guersant pour irriguer le pharynx des enfants .
Cet appareil (flg. 44), qui sert aussi à écarter les mâchoires, est construit en bronze d'aluminium et a la forme de 1 extrémité d'un manche de cuiller légèrement recourbé. L'extrémité destinée à abaisser la langue (G,B) offre sur sa circonférence et sur sa
QD
FiG. 44. — Irrigateur du pharynx.
convexité un certain nombre de petits trous, l'autre extrémité A peut s'ajuster au conduit d'un irrigateur ordinaire ou d'une seringue.
L'appareil plein de liquide est introduit dansla bouche comme sil'on voulait abaisser la langue, etl'ou fait jaillir le liquide qui est projeté sur les parois pharyngiennes ; une cuvette placée sous le menton reçoit l'eau simple ou médicamenleuse qui s'écoule de la bouche.
3° Immersion.
Dans un mémoire (1841) sur la localisalion des bains sur les diverses parties du corps humain, Wayor fds (1) a cherché à attirer l'attention des chirurgiens sur les avantages que l'on peut
(1) De la Jocalisalion des hains, etc. Lausanne, 184A.
I^KS MÉDICAMENTS TOPIQUES
local)' P'"« ^
.vi!*/^'''''vf ' d'employer ces bains dans un très-
grand nombre de cas; il les a trouvés souvent utiles dans les mflammatmns aiguës ou subaiguës, dans le pana d n inflammations des parties f.breuses, des main^ des pi.ds e
Les imniersions sont surtout applicables aux extrémités des membres Le vase qui contient le liquide doit être assTgrand pour que a température de celui-ci soit constamment la même Il serait d'ailleurs indiqué de le réchaufl^er, si un refroidis^emenl manifeste se faisait sentir. leiroiaissement
La durée des immersions doit varier selon le degré et l'étendue de 1 inflammation; en général, elles doivent être prolongées pendant un temps assez long, et quand on veut les cesser, il ne laut pas le faire brusquement afin de prévenir une réaction qui pourrait devenir funeste. Aussi conseille-t-on de continuer à mamtemr les parties malades humectées, soit avec des compresses n eau, soit même en employant l'irrigation.
li° Glace pilée.
^ Il arrive souvent que le froid obtenu au moyen des irrigations n'est pas assez intense, ou n'est pas assez localement appliqué. Dans ces cas, on se sert de glace pilée.
La glace pilée est un excellent répercussif qu'on utilise dans un grand nombre de circonstances. C'est ainsi qu'on l'emploie sur un phlegmon, un érysipèle, pour empêcher le développement de l'inflammation; sur une hernie qui n'a pu être réduite parle (axis, afin de la faire rentrer par la rétraction des téguments ; sur la tête, dans les inflammations du cerveau ou de ses membranes, etc. Mais ce moyen très-énergique doit être surveillé avec un soin extrême, car le froid longtemps prolongé sur une partie pourrait en déterminer la gangrène par congélation.
La glace pilée est placée dans une vessie de cochon; de cette manière son action est toute locale et les parties environnantes sont préservée de l'humidité. On emploie aussi de petits sacs de baudruche, en particulier lorsque l'application de la glace doit être faite sur les yeux.
M. Gariel remplace la vessie de porc par un appareil de caoutchouc qui prévient l'humidité que laissent toujours transsuder les vessies animales et l'odeur infecte que celles-ci développent après quelques heures de service. Malheureusement le caoutchouc est