‹ Manuel de petite chirurgie [electronic resource]Chapitre 17 sur 256 · GLACE PILÉE · texte numérisé non relu

GLACE PILÉE

mauvais conducteur de la chaleur, aussi l'acliori des réfrigérants n'est-elle pas aussi énergique que quand ceux-ci sont contenus ' dans une vessie de coclion,

1 Le bonnet à glace de caoutchouc vulcanisé (fîg. 45) est imperméable et complètement inodore, quelle que soit la durée dé son application. 11 est constitué par un double sac a contenant une cavité oîi doit être reçue l'eau glacée ou la glace en fragments. A la partie supérieure de ce sac existe une ouverture circulaire b, qui laisse les téguments du crâne en contact avec l'air extérieur. Une seconde ouverture c, qui communique avec

FiG. 45. — Bonnet à glace.

l'intérieur du bonnet, reçoit un bouchon de liège percé de deux trous pour le passage de deux tubes, dont l'un communique avec le réservoir d, placé au-dessus du niveau de la tôle du malade, et dont l'autre e se rend dans un récipient inférieur. Cette disposition permet de remplacer constamment l'eau glacée qui s'échauffe par son contact avec la tête. Quand on se sert de glace, ce double courant devient inutile : on ferme l'ouverture c avec un bouchon ordinaire. Latéralement sont deux attaches qui servent à fixer cet appareil au-dessous de la mâchoire inférieure.

Lorsqu'on veut refroidir un segment peu étendu d'un membre, on peut remplacer l'irrigation continue, toujours difficile à bien installer, par un long tube de caoutchouc qu'on enroule autour de la partie malade, et dans lequel on fait circuler un courant d'eau froide. Ce procédé de réfrigération conseillé par M. Petit-

ganci a été particulièrement employé dans le traitement deg entorses.

5° Fomentations.

On appelle /bme?uatons, des applications sèches ou humides que l'on fait à la surface des parties, pour les réchauffer ou pour les maintenir à une température douce et constante.

Les fomentations diffèrent des imbibitions en ce que celles-ci sont faites dans le but de refroidir la partie sur laquelle elles sont appliquées, tandis que les fomentations doivent la réchauffer.

Les fomentations et les imbibitions diffèrent du cataplasme eii ce que c'est une pâte ou une bouillie qui, dans ce dernier, doit souvent agir, tandis que dans les premières c'est une pièce de linge ou de laine qui, imprégnée d'un liquide, est destinée à mettre des topiques en contact avec les parties malades.

De même que nous avons vu les imbibitions être faites avec des liquides médicamenteux, mais qui, en raison de leur température, étaient résolutifs, astringents; de même nous verrons les fomentations être faites avec un liquide émollient, narcotique, tonique, etc. En résumé, tous les principes liquides des cataplasmes employés chauds peuvent également être appliqués sous la forme de fomentations ; dans les cas, au contraire,-où les cataplasmes seraient employés froids, ces principes peuvent être appliqués sous la forme d'imbibition.

Les fomentations sont employées de préférence aux cataplasmes, lorsque ceux- ci doivent recouvrir une partie très-étendue et très-douloureuse : dans la péritonite, par exemple, où le poids d'un cataplasme est très-pénible pour le malade. Mais il faut faire attention à les l'enouveler souvent, car elles se refroidissent rapidement; on doit encore prendre garde de ne point découvrir le malade, si cela est possible, car la peau, étant trèshumide, se refroidirait très-vite; enfin, il ne faut pas non plus les employer trop chaudes. Une pièce de taffetas gommé appliquée par-dessus la fomentation est souvent utile pour en maintenir la chaleur.

Les fomentations sèches sont faites uniquement dans le but de réchauffer une partie; elles sont par conséquent tout à fait opposées aux irrigations. On se sert, pour les faire, de serviettes de flanelles chauffées, que l'on place sur la partie refroidie ; aux pieds on applique des briques, des fers à repasser chauds, des boules d'étain, des bouteilles de grès remplies d'eau chaude • celles-ci sont extrêmement commodes, car on peut facilement

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