COMPRESSEUR DE M. DUVAL
Jjile à l'aide d'une vis de pression semblable à celle qui existe dans le tourniquet de J. L. Petit.
Le compresseur de M. Marcellin Duval se compose de deux tiges d'acier, qui supportent à une de leurs extrémités deux pelotes compressives ; à leur partie moyenne elles sont roulées en spirale de manière à faire deux spires concentriques, C (fig. 327). Chacune des deux exirémilés de la tige, c'est-à-dire la portion qui prolonge les spirales cà droite et à gauche, est percée d'un trou dans lequel s'engage une vis de rappel A. La pres-
FiG. 327. — Compresseur de M. M. Duval.
sion est exercée par la seule élasticité du ressort, mais en tournant la VIS de gauche à droite on rapproche les deux extrémités des tiges, et la pression devient plus considérable. En tournant en sens contraire, ces deux exirémilés s'éloignent, et l'on diminue le degré de pression.
Les deux tiges du compresseur de M. M. Duval peuvent être allongées ou raccourcies à volonté, comme le montre la fio-nre ri contre. En outre, la plaque D étant articulée, on peut diriger 1^ compression dans le sens que l'on désire sans avoir besoin de changer le point d'appui.
le Smom 'P^"''"' ^^'^r^-^^^eurs conseillés pour
le trailemcnt des ancvrys.ncs, nous ne pouvons les décrire ici •
JAMAIN. — Peiiiechir , Si; édit.
eu DK L'HÉMOSTASE.
aussi renvoyons-nous le lecteur au traité de M. Broca (1) et à celui de M. Gaujot (2).
La compression lalérale peut être immédiate ou médiate.
La première est presque entièrement abandonnée, et à juste tilrti, car elle consiste à appliquer dans la plaie elle-même des bourdonnets de charpie, au-dessus de ceux-ci, des compresses graduées. On conçoit parfaitement que, dans ce cas, la réunion immédiate soit tout à fait impossible, et que celte compression détermine une inflammation considérable et des douleurs excessives ; aussi lui a-t-on avec juste raison préféré la compression latérale médiate.
La compression latérale médiale doit être exercée entre la plaie et le cœur si elle est destinée à combattre une hémorrhagie aitérielle, entre les capillaires et la plaie si elle a pour but de faire cesser une hémorrhagie veineuse. Cette compression peut être faite dans le but d'arrêter momentanément le sang, dans les opérations par exemple, alors les doigts d'un aide intelligent sont le meilleur moyen de la pratiquer. En efl'ot, celui-ci peut sentir les battements du vaisseau, et s'il vient à le laisser échapper, il le retrouvera facilement.
Compression digitale, — "Voici comment on doit faire cette compression : l'aide déterminera l'endroit où il veut comprimer, c'est-à-dire recherchera un point où l'artère est superficielle, et où elle se trouve séparée d'un plan solide, d'un os, par une épaisseur peu considérable de parties molles. Il s'assurera de la position de l'artère, puis placerales quatre doigts de la main droite ou gauche sur le vaisseau et perpendiculairement à lui ; il pressera légèrement d'abord, puis il augmenterai pression jusqu'à ce que les doigts de l'autre main, placés au-dessous du pomt compruné, ne sentent plus les battements artériels; alors il restera eu place sans diminuer la compression et sans l'augmenter. Comme celte compression est très -fatigante, elle ne tarderait pas à devenir unpossible par l'engourdissement des doigts, si l'on n avait 50in de ménager ses forces en ne pressant pas outre mesure. D ailleurs, si l'opération était assez longuepour que, malgré cette précaution, l'aide fût fatigué, il pourrait changer de main, mais sans lâcher le vaisseau, en plaçant les deux doigts de la main libre a la place
(1) Des anévrysmes et de leur irailement. Paris, 1856.
(2) Loc, cit., t. I, p. Ii23i