‹ Manuel de petite chirurgie [electronic resource]Chapitre 180 sur 256 · REMARQUES SUR LES CAUSTIQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES SUR LES CAUSTIQUES

aussi considérée comme causlique, mais ce n'est qu'exceptionnellement qu'on l'a utilisée dans Ci! but, aussi n'y insisterons^ nous pas,

Remarques générales sur les caustiques.

Nous avons vu au commencement de ce paragraphe que l'application des caustiques était toujours suivie de k formation d'une eschare. Cette eschare est le plus souvent humide, car la plupart des caustiques n'ont d'action qu'en se liquéfiant : aussi certains caustiques n'agissent-ils pas, ou n'agissent qu'incomplètement, s'ils sont appliqués sur une surface tout à fait sèche; l'azotate d'argent est dans ce cas, comme nous l'avons déjà dit.

De même que les caustiques n'atteindraient pas le but qu'on se propose s'ils ne se liquéfiaient pas, de même ils l'atteindraient mal s'ils étaient trop étendus par un liquide, car ils deviendraient moins actifs. Et cela, non-seulement parce que les molécules du causlique seraient plus divisées, mais encore parce que certains corps, n'agissant que par leur avidité pour l'eau, et décomposant les tissus en favorisant les combinaisons de l'oxygène avec l'hydrogène, trouveraient assez de liquide sur la surface des plaies pour que leur action fût à peu près nulle. 11 est à remarquer, do plus, que l'action de ces mêmes caustiques pourrait être neutralisée par la présence, à la surface des plaies, de pus, de sang, etc. Leur action porterait d'abord sur les parties qui recouvrent les tissus que l'on veut cautériser, et cette espèce d'eschare pourrait former une digue que le caustique aurait souvent de la peine à franchir : il faut donc avoir soin d'essuyer la plaie, soit avec un linge, soit avec de la charpie, afin d'enlever toutes les parties étrangères, liquides ou solides, dont la présence pourrait entraver l'action du causlique.

11 arrive fort souvent que le caustique, en se liquéfiant, fuse sur les parties voisines, et produit une eschare plus étendue qu'il n'est nécessaire : aussi doit-on avoir la pi écaution de préserver ces parties, soit avec de la charpie, soit avec de l'emplâtre.

Il est tout à fait impossible de déterminer d'une manière exacte la quantité de caustique nécessaire pour cautériser une surface ; mais, d'un autre côté, nous avons vu que l'épaisseurde l'eschare était le plus souvent proportionnée à la nature du causlique employé, et que la portion du caustique qui n'avait point agi restait inactive sur la surface de l'eschare. 11 faut avoir grand soin de ne point la laisser, car elle pourrait sinon produire une eschare plus profonde, du moins plus étendue;

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