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CAUTÉRISATION

aussi on doit se garder de l'humidité, qui pourrait, en liquéfiant le caustique, l'entraîner vers les parlies les plus déclives. Il faut donc laver plusieurs fois la région cautérisée, et avec une assez grande quantité de liquide, afin que le caustique soit assez étendu pour être inaclif. Par la même raison, il faut beaucoup d'attention quand on se sert des caustiques liquides; car, employés en trop grande quantité, ils pourraient se répandre sur les parlies environnantes.

Si l'emploi de quelques caustiques ne cause aucune douleur, il en est d'autres dont l'application est excessivement douloureuse : dans ce cas, l'eau froide a le double avantage de neutraliser le caustique porté sur l'organe malade en trop grande quantité, et de calmer les douleurs violentes, par son action sédative.

Lorsque les caustiques sont appliqués, ils déterminent une douleur plus ou moins vive, et une inflammation qui est le point de départ d'un travail particulier appelé inflammation éliminaloire^ qui se termine par la chute des eschares. Les eschares ne se détachent pas toutes avec une égale facilité : plus elles sont épaisses, plus elles restent longtemps; plus l'inflammation est considérable, plus elles se détachent rapidement.

Ainsi un caustique qui agit lentement, mais dont l'action s'étend à une grande profondeur, produira une eschare très-longue à se détacher. Les cathérétiques appliqués à la surface des plaies produisent des eschares qui se détachent très -facilement et très-vite : telles sont les eschares que laisse la cautérisation des bourgeons charnus avec le nitrate d'argent. Ces sortes d'eschares sont le plus souvent blanchâtres ; les autres sont la plupart noires, mettent quelquefois quinze à vingt jours, quelquefois un mois et plus à se détacher.

Les caustiques laissent toujours, après la chute de l'eschare, une plaie plus ou moins profonde, résultant de la destruction de tous les lissus sur lesquels l'action du caustique a porté. Aussi faut-il éviter de les appliquer sur le trajet d'artères ou de nerfs importants, car il pourrait en résulter des accidents très-graves, tels que l'hémorrhagie, qui succéderait à la chute de l'eschare, si la paroi de l'artère avait été détruite par le caustique. La douleur excessive, la perle de la sensibilité et de la niotililé, le tétanos même pourrait suivre l'application d'un caustique sur le trajet d'un gros tronc nerveux.

Il est certains caustiques-qui ne doivent être appliqués qu'avec les plus grandes précautions : tels sont ceux dans la composition desquels entrent des substances qui peuvent exercer une action

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