GALVANO-CAUSTIQUE THERMIQUE
comme on le voit, une échancrure médiane. Cette lame, qui en fait est une anse très-aplatie, est soutenue par un manche métallique, G C, dont les deux parties sont isolées l'une de l'autre par une lamelle d'ivoire, B B'. Les rhéophores de la pile sont placés en D D'; la partie I est recouverte d'ivoire, de façon à faciliter le maniement de l'instrument. D'ailleurs, empressonsnous d'ajouter que ce couteau a été Irès-nolabiement perfectionné par son inventeur, qui surtout y a ajouté une échelle graduée, de façon que le chirurgien puisse savoir à quelle température est portée la lame de platine qui coupe les tissus.
C'est qu'en effet, à 1500 degrés, le couteau tranche nettement et très-facilement les parties sans qu'il soit besoin de scier ou d'appuyer. Les vaisseaux restent béants, le couteau semble plongé dans un liquide qui ne le mouille pas et paraît entouré d'un fourreau de globules à l'état sphéroïdal, d'où son isolement (1).
Porté à cette haute température, le couteau de de Séré est appelé couteau hémorrhagique (Nélalon) ; vers 600 degrés, au contraire, le couteau devient liémoslaUque et peut rendre des services pour enlever des tumeurs vasculaires.
On doit encore au même chirurgien la cuiller galvano-caustique g)'aduée, sorte de couteau excavé, à bords assez tranchants, qui d'ailleurs est fort peu employée.
Sous le nom de sécateur galvanique, M. A. Amussal a fait construire par MM. Robert et Collin un instrument qui agit absolument comme l'anse coupante de Middeldorpf, et qui à aussi pour objet d'éviter le retrait progressif de cette anse pendant l'opération (2).
^ Ce n'est pas ici le lieu de discuter les avantages et les inconvénients de la galvano-caustique. Middeldorpf a employé la galvano-caustique dans un très-grand nombre de cas, qu'il serait trop long d'énumérer, et que l'on peut d'ailleurs résumer facilement. Partout où l'on applique le cautère actuel, on peut faire usage du cautère galvanique ; ce dernier peut en outre être porté dans des cavités plus ou moins anfractueuses, profondes, par cela môme inaccessibles au fer rouge. Le cautère galvanique, plongé dans les tumeurs érectiles, agit comme le cautère actuel, détermine la coagulation du sang et provoque l'inflammation de la tumeur, de manière à déterminer sa cure radicale, au moins aus^i sûrement et peut-ôlre avec plus de certitude que les pointes de
(1) Duplomb, Blanchel, in thèses de Paris 1862,
(2) Journal de médecine et de chirurgie pratiques, 1867, p. 614.