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CHAPITRE XXIII

SAIGNEE.

On appelle saignée toute émission de sang faite dans le but de guérir.

On donne encore le nom de saignée au sang tiré d'une veine ou d'une artère : ainsi on dit une pciile saignée, une copieuse saignée, pour dire qu'on a tiré peu ou beaucoup de sang.

La saignée locale est celle qui est faite au niveau ou dans le voisinage de la partie malade, dans le but de diminuer la congestion sanguine. La saignée générale a pour objectif de diminuer la masse du sang. Les anciens médecins considéraient la saignée comme déplélivc, lorsqu'elle était pratiquée sur telle ou telle veine indistinctement; révulsive, lorsqu'elle était faite le plus loin possible de la partie malade, etc. Toutes ces dénominations sont à peu près abandonnées.

On peut retirer une certaine quantité de sang de l'économie on intéressant une veine, une artère ou des vaisseaux capillaires ' ces trois opérations, bien différentes l'une de l'autre, portent les noms de phlébotomie, arlériolomie, saignée capillaire les deux premières sont pratiquées comme saignce générale la troisième comme saignée locale. \

SAIGNÉE

ARTICLE PREMIER

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Les anciens pratiquaient la phlébolomie sur toutes les veines du corps, pourvu toutefois qu'elles fussent superficielles, et d'un calibre assez grand pour donner une quantité notable de sang : ainsi ils saignaient la veine préparate, la veine temporale, la veine ranine, etc. ; aiais ces opérations sont à peu près abandonnées aujourd'hui, et la saignée est faite presque exclusivement aux veines du pli du bras.

Le volume généralement assez considérable de ces veines, la finesse et la demi-transparence de la peau au-dessous de laquelle elles se trouvent placées, leur facile dilatation sous l'influence d'une compression circulaire exercée à la partie inférieure du bras, ou de la contraction des muscles de l'avant-bras qui fait refluer le sang des veines profondes dans les veines superficielles, justifient suffisamment cette préférence.

Dans quelques cas, lorsque les veines du pli du bras ne sont pas apparentes, ou ouvre les veines du dos de la main, ou la céphaiique dans son trajet, entre le grand pectoral et le deltoïde ; mais ces opérations ne se font que très-rarement. On a encore pratiqué la saignée, à la partie inférieure de la jambe, sur la veine saphène interne, c'est la saignée du pied ; très-rarement on la fait au cou, sur la veine jugulaire externe.

Quelle que soit la veine que l'on choisisse, quand on veut pratiquer une saignée, il faut toujours exercer une compression plus ou moins grande entre le point qui doit être piqué et le cœur. Celte compression est faite dans un double but : 1° pour accumuler le sang dans la veine que l'on veut saigner, afin de la rendre plus apparente et plus résistante; 2» pour forcer le sang à s'échapper par l'incision, en l'empêchant de commuer son trajet vers le cœur. On conçoit donc très-bien que la ligature qui- exerce celte compression doit être assez serrée pour apporter un obstacle suffisant au cours du sang veineux, mais qu elle ne doit pas comprimer trop fortement les parties, car on arrêterait la marche du sang artériel ; el l'écoulement sanguin cesserait dès que les veines seraient vidées. • ■ 9

A quel instant de la journée doit-on pratiquer la saignée r Quand c'est une saignée de précaution, on peut choisir le matin

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