CHAPITRE XXIX
VACCINATION
VACCINATION
tion animale exerce une action plus efficace que la vaccine provenant de l'homme, etc.
Toutes les objections qui ont été faites à la vaccine ne me paraissent pas d'une très-grande valeur. Si quelques individus vaccinés ont contracté la variole après un temps plus ou moins long toujours est-il que beaucoup de personnes sont préservées et que d'ailleurs il est parfaitement indiqué de se faire revacciner au bout d'un temps variable et surtout lors d'épidémie de variole. Dans tous les cas, il nous est difficile de comprendre qu'il y ait des médecins pour lesquels cette découverte ne soit pas une de celles qui ont fait le plus pour le bien de l'humanité.
§ 1. — Opération.
On peut inoculer le vaccin sur toutes les parties du corps mais le lieu d'élection est au bras, au-dessous du deltoïde. Placées dans ce point, les cicatrices ne sont point apparentes, puisqu'elles sont cachées par les manches des vêtements; et les personnes vaccinées n'éprouvent jamais de répugnance à montrer cette partie lorsqu'il est besoin de constater l'existence du vaccin. D'ailleurs, les chirurgiens ont agi sagement en choisissant un endroit toujours le même chez tous les individus, car on évite de cette manière des investigations souvent diffieiles pour le praticien, et toujours désagréables pour les malades. Dans ces derniers temps, cependant, beaucoup de revaccinations ont été faites à la jambe vers le mollet.
On peut vacciner de plusieurs manières, soit en frottant fortement la peau jusqu'à l'excoriation de l'épiderme, et en plaçant sur la surface excoriée un linge imprégné de vaccin, soit en plaçant du vaccin sur une surface dépouillée de son épiderme par un vésicatoire, soit en introduisant du liquide préservateur dans une plaie faite aux téguments.
Mais à tous ces procédés, qui sont douloureux, on a préféré, avec raison, la simple piqûre, au moyen de laquelle on inocule le vaccin d'une manière parfaite, et qui a l'avantage de ne point faire souffrir les malades. 11 est des cas cependant où la vaccination doit être faite à l'aide d'un procédé tout spécial : lorsqu'il s'agit, par exemple, de détruire, à l'aide du virus vaccin, une tumeur érectile d'un certain volume , il est alors utile de faire pénétrer le virus jusque dans l'intérieur des tissus; aussi imprègne-t-on de vaccin les fils qui doivent traverser la tumeur comme des sétons.