‹ Manuel de petite chirurgie [electronic resource]Chapitre 56 sur 256 · FRACTURES DU RADIUS · texte numérisé non relu

FRACTURES DU RADIUS

térieure ne presse pas sur Ja saillie que forment à la face dorsale du carpe le graud os et l'extrémité supérieure des 2" et 3^ métacarpiens. Enfin, lorsque la déviation de la main est considérable, on peut ajouter à cet appareil l'attelle de Dupuytren.

L'appareil de M. Nélaton a été quelque peu modifié selon les cas et selon les chirurgiens. Souvent, au lieu de maintenir les attelles par un bandage roulé, on se contente de les fi.\er à l'aide de bandelettes de diachylon.

Dans d'autres cas, au contraire, on applique d'abord une bande roulée autour de la main et de l'avant-bras ; puis, les compresses étant appliquées comme l'indique M. Nélaton, on les recouvre d'une attelle assez courte, et le tout est entouré d'un se-

cond bandage spiral. La main doit être fléchie, aiosi que les do gts et un tampon de ouate doit remplir la paume de la ma n l4te 75^^' M.A.Rihard'etr;retité7ans

Appliqué au traitement des fractures, le bandage soiral rnn lient assez mal les fragments et il nV a qurief afS/. nja.ntenanl le membre d'une seule pièce^ n êc ent t l ev.;'

^^^<^S:\XZ^^:::::;,:^ - P-t ^.re serré inconvénients et s'il p J i« -i i a ? ^« g^'^^es

260 APPAREILS DE FUACTURES.

constances, quelle que soit la position que l'on donne au malade, il est fort difficile de réappliquer le bandage sans déranger les deux fragments.

Dans les fractures du membre supérieur, il faut que les deux fragments présentent assez de longueur pour que ies attelles puissentlesmaintenirsolidementenplace.il est donc aisé de voir que le bandage spiral n'atteint pas convenablement son but dans les fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus, et dans celles de l'extrémité inférieure du radius ; aussi avonsnous vu qu'on a été obligé d'appliquer des appareils de forme particulière pour cette? dernière lésion.

ARTICLE II

APPABEILS A BANDES CROISÉES.

Nous avons vu précédemment comment on appliquait les bandages croisés, nous avons même décrit quelques-uns de ces bandages destinés à maintenir certaines fractures : le cheveslre, par exemple, que l'on applique pour les fractures de l'os maxillaire inférieur (voy. page 155). Nous nous occuperons dans cet article de quelques-uns des bandages conseillés pour les fractures de la clavicule ; du kiaslre, bandage croisé des fractures de U rolule, et de l'appareil de la fracture du péroné.

g ^ Bandages pour les fractures Ue la clavicule.

Les bandages conseillés pour maintenir les fractures de la clavicule sont extrêmement nombreux, c'est là une preuve qu'il n'en est peut-être aucun qui remplisse parfaitement toutes les indica-

^*°0n sait, en effet, que, dans la plupart des fractures oblinues de la partie moyenne de l'os, le fragment externe est entraîné en bas par le poids du membre et en dedans par le muscle grand pectoral, tandis que le fragment interne est entraîne en haut par le muscle sterno-cléido-mastoïdien. L'indication a remnlir pour réduire la fracture est donc de soulever le fragment externe et de l'écarter du tronc. Mais il faut encore tirer en arrière son extrémité scapulaire, alin de prévenir un enfoncement au niveau de la solution de continuité, car le decubilus, en repoussant l'épaule eu avant, fait basculer le fragment externe dont

FlUCTURES DK LA CLAVICULE. 261

l'exlrémilé interne se porte en arrière. On s'est efforcé aussi d'agir sur le fragment interne et de l'abaisser.

Le bandage en huit postérieur des épaules, dont nous avons parlé plus haut (page 164), fut conseillé par A. Paré, mais il ne fait qu'attirer l'épaule en arrière. Il ne remédie donc qu'à une seule espèce de déplacement, et encore imparfaitement, à cause du relâchement rapide du bandage; aussi luia-t on apporté quelques modificalions. J. L. Petit rapprochait les circonvolutions dorsales, à l'aide d'une compresse longuette plusieurs fois repliée sur elle-même ; Récamier, M.Guillon, conseillèrent de placer, entre les épaules, un coussin qu'ils fixèrent avec un mouchoir plié en cravate. C'est encore pour porter l'épaule en arrière qu'Heister avait imaginé sa croix de fer, et que I on a inventé un grand nombre d'appareils bouclés, d'appareils mécaniques plus ou moins ingénieux, mais difficiles à supporter, et qui, d'ailleurs, ne sont pas sufiisanls pour remédier aux déplacements.

Ne pouvant passer en revue tous ces appareils, nous ne décrirons que ceux qui ont joui d'une assez grande vogue ou qui sont encore employés aujourd'hui, malgré leurs imperfections en quelque sorte fatales.

r Appareil de DesauU.—Ctl appareil est assez bien combiné pour remplir toutes ou du moins presque toutes les indications des Iractures de la clavicule ; mais il est pénible pour les malades et 11 ne donne pas toujours les résultats que l'on pourrait en attendre, a cause de la mobilité du fragment interne, phénomène sur lequel Al. A. Guérin a appelé l'allenlion des chirurgiens

Les pièces du bandage de Desault se composent : !<> d'un coussm disposé en forme de coin , à base supérieure large de 10 centimètres, épais de 6 centimètres à sa partie supérieure et assez long pour descendre jusqu'au coude (fig. 1 57, A); 2° d'une bande de 4 ou 5 mètres de long et large de 5 centimètres pour ftxer le coussm; 3° d'une seconde bande de 9 ou 10 mètres de ong et large de 6 centimètres pour fixer le bras; 4° d'une troisième bande de même longueur que la seconde et de même largeur que la première; 5° de charpie pour remplir les vides; 6 de plusieurs compresses longuettes pliées en plusieurs doubles longues de "ZO a 25 centimètres et larges de 5 • 7° d'un

Sarfif ^'^PP^^^''' P^lil"

ecnarpe (lig. 157, H) pour soutenir la main

^Pp//cato«.-Le malade est assis sur un tabouret ou sur son

en'hau Z^''"/'''^'^ '^T ''^'^^'"^ q"'"» «^^e tire

en haut par ses deux angles, alin d'élever l'épaule à la môme

APPAREILS DE EUACTURES.

hauteur que celle du côté sain. Avec la première bande il fixe le coussin de la manière suivante : il fait deux circulaires horizontaux autour de la poitrine , en commençant le bandage sur la partie moyenne du coussin; il conduit ensuite la bande sur l'épaule saine en passant sur la partie postérieure de la poitrine, puis dans l'aisselle du côté sain, et la ramène sur le coussin en

FIG 157 - Premier temps de l'application du bandage de Desault. " A. Coussin. — B. Ecliarpe.

de la bande (fig-. IS?)-, chirurgien réduit la frac-

Après avoir amsi fixe le coussin, le c'i'|-u«ë' j ture! il soutient le coussin ^'une .na.n « i t e so dev^ coude pour relever le moignon de épaule, et i "^^VV bras de^Ia poitrine, afin d'écarter l'épaule du tro . U a de • d'une main le bras dans cette posil on de i ac^re il l'avant-bras fléchi à angle droit sur le bias, la main

étant appliquée sur la partie antérieure de la poitrine. Le bras doit être fixé dans celte position par la seconde bande.

Le chef de la bande est placé sous l'aisselle du côté sain, ramené horizontalement en avant de la poitrine sur la partie supérieure du bras malade, puis derrière la poitrine, sous l'aisselle

FiG. m, — Deuxième temps de l'applicalion du bandage de Desault,

?l!Sfr'"/ P"'', P'^''"""' l'on continue en

faisant des tours de bande qui se recouvrent aux trois quarts Le bandage est terminé par des circulaires qui embrassent le coude et la partie supérieure de l'avant-bras (fig. iS8). La bande doi être d autant plus serrée que l'on approche davantage de la partie inférieure du bras; les tours supérieurs de la bande doik lt'l r' P P'^'^*^ supérieure du coussin;

L TnZ t ■ 'P''' ' application du bandage, être soutenue pai-

APPAREILS DK FRACTURIiS.

Les vides qui existent au-dessus et au-dessous de la clavicule sont remplis avec de la charpie ; les compresses longuettes imbibées d'eau blanche sont placées sur le lieu de la fracture. On procède ensuite à l'application de la troisième bande la plus importante et la plus difficile à comprendre; elle décrit une série de huit de chiffres répondant par leur milieu à l'épaule malade et

FiG. 159. — Troisième temps de l'applicalion du bandage de Desaull.

dont les deux anses embrassent : l'une l'aisselle saine, l'autre le

coude malade. , . .

Le chef de la bande est placé dans l'aisselle du côte sam, et la bande est conduite d'abord obliquement sur les compresses longuettes placées sur la fracture, en passant sur la partie antérieure de la poitrine, ensuite derrière l'épaule, et le long de la face postérieure du bras du côté fracturé, puis sous le^o;''^^' nui est toujours maintenu soulevé par un aide. De 'a "«"Je est ramenée dans l'aisselle en passant sur la partie intérieure de lapoilrine, puis,passant en arrière, elle revient sur l^s comp s , est ramenée en avant de l'épaule et le long de la face anteiieuie

du bras blessé jusque sous le coude, enfin dirigée jusque dans l'aisselle du côté sain en passant derrière la poitrine. De l'aisselle on dirige la bande obliquement en avant sur le siège de la fracture, on la porte en arrière de l'épaule et du bras jusque sous le coude, etc. Lorsqu'on a fait ainsi trois tours de bande dont

/arts drclir^r''"' "•«î^n»^''^^' on termine le bandage ^ar des circulaires horizontaux qui embrassent le bras et le thn ■ax^ Ces circulaires servent à consolider l'appareil ( ï ' 59)

P ur assurer la solidité du bandage, il est bon d'as u ettir les andes avec des épingles dans les points où elles se crois n e e 00 vnr le tout avec un bandage de corps attacl 7- de

2ijG APPAREILS DE FRACTURES.

Ce bandage est fort long à appliquer, il se dérange facilement: aussi faut-il souvent le réappliquer. Il semble parfaitement remplir la plupart des indicalions des fractures de la clavicub;, cependant on peut lui reprocher de ne pas entraîner en arrière l'extrémité supérieure du bras, qui a toujours de la tendance à se porter en avant.

Le bandage de Desault peut être un peu simplifié en remplaçant la longue bande destinée à maintenir le coussin, par deux cordons fixés aux angles supérieurs de ce coussin, et qu'on attache surl'epaule malade préalablement garnie de compresses sufQsamment épaisses, ou mieux sur l'épaule saine (fig. 160, E).

2" Appareil de Botjer. - Il remplit à peu près les mêmes indications que l'appareil de Desault, et se compose des pièces suivantes : . Un coussin cunéiforme de balle d avome, fixe sous l'aisselle du côté malade au moyen de deux liens adaptes a ses angles supérieurs, et qui sont conduits par les parties antérieure et postérieure de la poitrine sur l'épaule du côte sampour y être attachés. Une ceinture de toile piquée (fig. 161), large d'environ 5 pouces, est placée autour de la poitrine a la hauteur du coude, et serrée par trois boucles et trois courroies hxees a ses extrémités. Un bracelet égalementde toile piquée (fig. 162 de quatre à cinq travers de doigt de large, est place autour de la partie inférieure du bras malade. Quatre courroies attachées au bracelet, deux en avant, deux en arrière, « engagent dans de boucles correspondantes fixées à la ceinture et servent a ramener Te coude contrée le tronc, tandis que le coussm, qui re.i^e sou l'aisselle pousse en dehors la partie supérieure du bras et de •é au ELerrant plus ou moins les courroies antérieures, on aS plus ou moins le coude en avant, enfin on soutient le po.d e l'extrémité supérieure au moyen d'une écharpe qui embrass l'avant bras, la main et le coude et qui est fixée sur 1 épaule du

07vïi?-qri;t appareil est de la plus grande simplicité que 'en n'est'aussi facifeVede le tenir serré au P0~; puisqu'il suffit pour cela de tendre les courroies, ce « "^^ ,^ peut faire lui-même, et que les soins qu'il «^'ge p ur ê U e en, e îenu serré convenablement n'exposent pas a communiquer aux fragments des mouvements nuisibles à leur réunion (1 ). » U est certain que cet appareil se déplace bien plus difficile

(1) Boyer, Trailè des maladies chirurgicales, 4' édition, t. 111, p, 148. Paris, 1831.

ment que celui de Desault, toutefois il a l'inconvénient d'être un appareil spécial parfois difficile à se procurer, d'exercer des

Fie. 103. — Appareil do Boyer.

pressions quelquefois pénibles pour les malades; enfin, comme celui de Desault, il n'est pas à l'abri de tout reproche au point de vue de la contention des i"ragments de la clavicule.

i° Appareil de Gerdy.— Il le faisait à l'aide de bandages pleins. Un coussin est placé dans l'aisselle, un bandage de corps renfermant le bras et la poitrine, rapproche le coude du tronc ; de cette façon, l'humérus est transformé en un levier du premier genre dont un des bras, le supérieur, est porté en dehors pendant que l'inférieur est tiré en dedans. Le coude est soulevé et porte fortement en avant par un autre bandage de corps plié en Inangle et que l'on fixe sur l'épaule du côté sain; comme moyen auxiliaire, on engagera le malade à se coucher à faux, c'est-a-dire de telle sorte que le moignon de l'épaule déborde latéralement l'oreiller.

4° Appareil de Mayor. — Ce n'est autre que l'écharpe décrite précédemment sous le nom du grand plein triangulaire du bras et de la poitrine (page 201, fig. 114); seulement les deux angles relevés vers la partie supérieure du thorax sont prolongés par deux bouts de bande qu'on dirige, 1 un sur 1 ppau e saine, l'autre sur l'épaule malade, et qu'on fixe en arrière sur la partie postérieure de la ceinture formée par la hase de 1 echarpe.

Malgré ses imperfections, c'est là peut-être le meilleur appareil auquel on puisse recourir, au moins dans bien des cas (FoUin).

5» Bandage de Velpeau (fig. 1 64). - « On prend une bande de i 0 à 12 mèt?es, le chef de celte bande est d'abord «PPMue «ous l'aisselle du côté sain, on la conduit en diagonale sur le dos et 1 epa le usqu'à la clavicule du côté malade, la main du blesse est S' bord portée sur l'acromiou de l'épaule saine comme pour em- Srasser cette dernière. Le coude ainsi eve coi-respo d au devant de la pointe du sternum, et 1 épaule malade se tiouve Sée en haut, en arrière et en dehors, par l'action d li ■ mérus oui prenant son point d'appui sur le côte de la poitiine rcoilè Î; levier de 'premier genre, ou par un mouvemen à bascule. Pendant qu'un aide '^^'^'l^^^^^

iMiqualnl el la clavicule blessée, el le haul de la poLlme, el la

partie moyenne du bras. Au lieu de ramener la bande sur l'épaule blessée, on la porte ensuite liorizonlalement sur la face postérieure do la poitrine, pour la ramener sur la face externe du liras, du coude ou de l'avant-bras, en formant des circulaires qu'on multiplie jusqu'à ce que la main qui est sur l'épaule saine et le moignon de l'épaule malade restent seuls à découvert. On

termme par une ou deux diagonales nouvelles et par un nombre semblable de circulaires horizontales,

» Une nouvelle bande bien imbibée de dexirine et appliquée exacloment de la môme façon par-dessus la première, fait de ce bandage une espèce de sac inamovible, dans lequel le coude repose sans efforts et sans pouvoir se porter ni en dehors, ni en arrière, ni en avant. Quelques remplissages, quelques compresses épaisses peuvent être placés au-dessous, dans la région susclaviculaire, tantôt plus près du sternum, d'autres fois plus près ae I acromion, selon qu'il paraît convenable de comprimer plutôt

APPAREILS DE FRACTURES

tel point que tel antre. 11 est bon aussi, pour éviter les excorialions de la peau, de placer un linge en double entre la poitrine et le bras (1). î

Velpeau conseille le même appareil pour les fractures d<; l'exlrémilc supérieure de l'humérus; il place alors dans l'aisselle un coussin semblable à celui de Uesault, mais moins volumineux. ., 1 Ti 1

On voit qu'en somme Velpeau a simplifié l'appareil de Desaull et l'a rendu plus solide , grâce à l'emploi de la dextrine. Col appareil a élé modifié par M. Chassaignac.

FiG. 165. — Appareil de M. Chassaignac.

6" Appareil de M. Chassaignac. - Ce chirurgien (2) fléchit l'avantbras sur le bras, et le fixe dans cette position al aide d im 1 Ïe dextriné embrassant la main, l'-ant-bns et a i^^^^^^^^^^^^^ férieure du bras; une couche de coton est place crit e ce ba„ dise et les tésumenls, afin de prévenir l'excorialion de la peau. Sé du tionitant opérée, on la maintient P- une bande dex- Trinée qui décrit des circulaires obliques en passant sur 1 épaule

II) Velpeau, Nouveaux éléments de médecine opératoire, 1. 1, p. « in-8. Kris, 4 839. • (2) Gazelle des hôpitaux, 21 avril is&d-

saine et sous le coude du côté malade; un coussin éloigne le coude du thorax, et un autre coussin, placé sur la partie latérale et postérieure du cou, fournit au bandage un point d'appui suffisamment solide (fig. 165).

Ce bandage soulève parfaitement l'épaule, mais il ne l'entraîne pas suffisamment en arrière et en dehors. A la vérité, il oiTre

Fie. 166. •— Appareil de M. Péan (vu de face).

l'avantage de ne pas exercer une pression circulaire autour de la poi nne, laquelle est très-pénible et met obstacle aux fonctions de la respiration.

rpv^,?'ii^ 'PP'''"' ^"'^ ^«^"«"s de passer en

ôhIpn.V °" u ^l>«se assez difficile à

obtenir, aussi a-t-on cherché à le maintenir soit à l'aide d'une

APPAREILS DE FRACTIJUES.

sorte d'étui, soit avec une gouttière, le tout soutenu par des courroies élastiques ou non. Tels sont les appareils nouveaux proposés par MM. Péan, R. J. Levis, et Morel-Lavallée.

7» Appareil de M, Péan, — Çe chirurgien emploie des bandes

FiG. 167. — Arparcil de M. Péan (vu de dos).

élasinues ,.i prennent un point d'appui auloar ^^^^''vli's j un étui bien matelassé enveloppant eitle bandes sert à maintenir le coude anss, élevé l"-;! ^mobilise l'épaule ; enfin «ue -n.^ c.o,s^ f^^^^^^^^^

levne et le maint.onl ™,Pl»«f 8™ ' ' 'ton d'ajouter que ^rrpÏ'rir ^r-SaU l'.-^"Sra,sants/,o,.s,ne le

membre a été préalablement enveloppé de lacuirasse deM. Chassaignac (1).

8° Appareil de R. J. Levis. — Cet appareil diiïère du précédent en ce qu'il n'a aucune action sur le fragment interne ; c'est le poids du membre malade qui est utilisé pour remplacer les indications bien connues d'une bonne réduction.

« Il consiste en un coussin sous-axillaire, une sorte de fronde recevant le coude et l'avant-bras, une large bande qui relie ces deux parties, et des courroies pour assujettir le tout. Le coussin de forme conique, à base supérieure, court et non dépressible, est soutenu par deux courroies bouclées sur l'extrémité de la large bande. Celle-ci s'applique par son extrémité supérieure sur la face externe du moignon de l'épaule du côté lésé ; de là elle passe transversalement au-dessus des épaules, derrière le cou, pour descendre en avant de l'aisselle et sur la poitrine du côté sain jusqu'aux environs du mamelon, où elle se termine par une extrémité garnie de quatre boucles. Trois de ces boucles reçoivent les courroies qui soutiennent la fronde destinée à loger le coude et l'avant-bras. La quatrième boucle sert lorsque l'appareil est appliqué pour la clavicule du côté opposé. Des trois courroies qui supportent l'écliarpe, deux sont situées en avant de la poitnne et se dirigent obliquement vers l'extrémité de la grande bande. La troisième part du bord postérieur de la fronde derrière le coude, passe en travers sur le dos et vient rejoindre la large bande faisant le tour de la poitrine du côté sain. Pour appliquer cet appareil, on commence par placer le coussin en engageant le bras dans l'intervalle des deux courroies qui relient le coussin à la bande. Celle-ci étant alors adaptée sur les épaules, on enferme le coude et l'avant-bras dans l'écharpe soigneusement matelassée, et l'on termine en ajustant les courroies (2). »

9''^ppam7deil/ore/-Lam//^e. — Il est assez simple et paraît devoir être assez avantageusement substitué aux précédents pansements, a cause de sa simplicité. Il se compose d'un sac de 0 le embrassant le coude, et auquel sont cousues trois bandes Uasliques. L une de ces bandes passe en avant et en arrière du

2' éd^irS.^''"''"'' P^^^'^<'9ie chirurgicale, t. H. p. 298-299, 2i0^ m?!"^"' '^"''""^ contemporaine, t. I, p. 239-

APPAREILS DE FRACTURES

lliorax pour s'appliquer directement sur la fracture ; l'autre monte sur la partie externe du bras et de l'épaule pour rejoindre la première; enfin, la dernière passe sous l'aisselle du côté sain, et s'attache en avant et en arrière à la première bande (1).

Nous n'insisterons pas davantage sur les appareils de fractures de la clavicule, renvoyant le lecteur aux traités classiques ou aux ouvrages spéciaux sur les fractures, pour avoir plus de détails (2).

§ «. — Bandage croisé des fractures de Sn rotule : kiastrC,

Le kiastre se compose d'une bande roulée dont les tours se croisent en X dans le creux du jarret; on forme donc ainsi un huit de chiffre dont les anneaux embrassent successivement le fragment supérieur et le fragment inférieur de la rotule. Ce bandage est assez puissant, mais il a l'inconvénient de se relâcher facilement ; il a subi plusieurs modifications fort importantes :

-l" On met sous le creux du jarret des compresses épaisses, ou des lames de carton pour empêcher la compression des muscles fléchisseurs de la cuisse.

2° J. L. Petit a fait placer, au-dessus du fragment supérieur et au-dessous du fragment inférieur, des rouleaux de linge, des morceaux d'emplâtre taillés en croissant, afin d'agir plus puissamment sur les fragments.

3° Desault, afin de neutraliser l'action des muscles extenseurs, et pour prévenir l'engorgement de la partie inférieure du membre, appliquait, en outre, un bandage roulé depuis le talon jusqu'au pli de l'aine. Une longue compresse fenêtrée au niveau de la rotule, repliée en haut et en bas, est placée sur la partie antérieure du membre, pour maintenir le bandage croisé; elle sert à empêcher les tours de bande qui répondent à la cuisse àe remonter et d'abandonner le fragment supérieur, et ceux qui correspondent à la jambe de descendre et d'abandonner le fragment inférieur.

Desault avait d'abord employé le bandage unissant des plaies en travers; mais m'abandonna plus tard.

Cet appareil est complété par une attelle étendue de la cuisse au lalon et qu'on maintient pal- une seconde bande.

(1) Clipet, Dullcl. de thdrap., t. LIX, page à02. 18G0.

(2) Malgaigne, Traité des fraciures el dos luxations, 2 vol. I ari^, 1847-55.

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