GOUTTIÈRES
par les anciens cliirurgieus (Gooch, A. Paré, Sciiltet, Heister, elc), sont généralement abandonnées aujourd'hui ; cependant, comme le dit irés-justemeat M. Gaujot (1), «il est bon d'en conserver » le souvenir, ne serait-ce que pour réduire à leur juste valeur » les prétendues inventions modernes qui ne font, la plupart du » temps, que rééditer quelques-uns de ces engins plus ou moins D compliqués » .
A. GoulLières métalliques. — Les Anglais se servent cependant encore de goutlières en tôle d'acier, surtout pour le membre inférieur (appareils de Liston et de Fergusson). Nous avons employé nous-môme des demi-gouttières ea tôle pour le traitement des fractures du membre supérieur, l'une des demi-gouttières répond au bras, et l'autre à l'avant-bras; elles sont réunies par une tige métallique arquée qui est arrêtée par une vis de pression aux extrémités des goutlières correspondant au coude. Ces appareils assez commodes, surtout en campagne, immobilisent bien les fragments des fractures de l'humérus, et sont indiqués dans les cas de plaies ou de résection du coude.
FiG. 184, — Goiillière en fil de fir.
B. Goullières de fil de fer. — Ces gouttières, li ès-légéres, sont faites avec du fil de fer élarné ou galvanisé afin d'éviter la rouille. Préconisées par Mayor, leur emploi s'est tellement généralisé qu'elles sont presque les seules qui soient employées aujourd'hui.
La figure 184 représente une gouttière de fil de fer; la figure 185, une autre gouttière coudée dans laquelle on place le bras etl'avant-bras ; enfin la jambe (fig. 1 86), la cuisse peuvent être placées dans des gouttières analogues. Nous avons pensé que ces trois gouttières suffisaient pour donner une bonne idée de la forme et des usages de ces appareils.
APPAREILS DE FRACTURES
Bonnet (de Lyon) a encore vulgarisé el perfectionné l'emploi lies goullicres en lil métallique, en cherchant à leur donner très-
exactement la forme des parties destinées à être immobilisées et en les matelassant convenablement.
FiG. 180, — Goiillièrc pour In jambe et le iiicd.
Les eoullières destinées aux fractures de l'humérus se composent de deux pièces réunies l'une à l'autre au mveau du creux