GOUTTIÈRES
axillairedii côté malade. L'une de ces pièces embrasse l'épaule et le thorax j l'autre le bras et l'avant-bras maintenu dans la demi-flexion. Un baudrier passant sur l'épaule saine et fixé à la
Fio. 187. — Appareil de M. Patascianô.
)iéce qui enlace le thorax soutient l'appareil. Le bras et l'avant- )ras sont fixés dans la gouttière par des courroies. Malgré ses ivantages, ce moyen de contention est peu employé, ce qui tient » la nécessité de faire construire un appareil spécial pour chaaue ias particulier. ^
APPAREILS DE FRACTURES
La goullière double desliiiée aux membres inférieurs sera décrite plus loin à propos des alfeclions des ariiculaUons.
Enfin on peut citer comme un perfeciionnement de la double goullière de Bonnet, Vappareil brancard de Palasciauo (do Naples) représenté dans la figure 187. C'est, comme on le voit, un véritable lit, dans lequel le malade peut rester jusqu'à son complet rétablissement; malheureusement l'usage de cet appareil ne peut être que très-exceptionnel vu son volume et son prix élevé.
C. Goullières en gulla-percha. — Les propriétés de lagultapercha ont été utilisées pour en faire des allelles moulées, des demi-gouttières et même des goullières complètes. Dans ce but, on emploie des feuilles de gutla-percba, de 6 à 8 millimètres d'épaisseur et de grandeur variable, en rapport avec l'étendue du membre ou du segment de membre qu'il s'agit de maintenir. La feuille de gutla-perclia est plongée dans de l'eau presque bouillante, et, comme elle se ramollit entre 65 et 70 degrés, on peut la mouler sur la partie qu'on veut maintenir ou bien sur un membre sain d'un sujet de même taille, dans le cas oii le membre lésé serait trop vivement impressionné par l'application de la lamelle de gutta-percha. Celle-ci doit être aussitôt refroidie avec de l'eau fraîche et laissée quelques minutes en place en la maintenant avec une bande mouillée. Nous reviendrons sur celte question à propos des appareils modelés.
D. Les gouUières de carlon, utilisées par les anciens chirurgiens, sont très-fréquemment employées, soit seules, soit, ce qm est le cas ordinaire, dans la confection des appareils inamovibles, comme nous le verrons en décrivant ceux-ci. (Voyez plus loin Appareils de Sculin, de Burggrdve, de Carret, de Merchie, etc.)
E. Enfin, nous devons signaler l'emploi de goullières de cuir, préconisées de nouveau par M. Lambron (1), qui en a fait de véritables appareils inamovibles, surtout pour le traitement des lésions du membre inférieur.
(1) Richet, Dull. de la Soc. de chirurgie, 1854, t. IV, p. 481, 493 et suivantes.
APPAREILS DE BAUDENS.
Elles différent des gouttières en ce qu'elles présentent un fond uni et deux faces latérales planes. Le membre placé dans ces Jjoîtes est garni de laine, de linge, etc., de manière à se trouver immobilisé dans la position que lui a donnée le chirur'^ien M. Forster entoure le membre de sable mouillé. ° Au lieu de faire le fond de la boîte en planches, J. L Petit imagina de clouer des sangles sur un châssis; de cette manière e membre posait sur un plan beaucoup moins dur. Comme nous 1 avons deja vu, M. Gariel a inventé une boîte à compartiments mobiles a laide de charnières, dont chaque paroi supporte un coussin de caoutchouc. Nous ne pouvons nous arrêter à décrire ICI les diverses espèces de boîtes, préconisées par J L Petit
an."'r. -i^!;"?^?'" l^orneron; aux appareils de Baudens.
Aii|tai>cils de BtuKicns.
\ eT/nl'Sî ? " y ' ^'^^ ^1"^'^"^^ '^•^^é^^' appareil
a extension fort ingénieux, se composant : d'une boîte de bois à
ciel ouvert, percée d'un grand nombre de trous sur ses faces latérales et sur la paroi qui forme son extrémité digitale de r r etconlre-extensifs, qui se fixent sur la paroi dVi! latérales '^^^ ^^'^^^ «^'achés sur 'les parois
ces^annar!?!^' T'' '^"'''ï"'' description de
ces appareils, eu insistant sur ceux qui sont utilisés dans les rac ares de cuisse et de jambe, et nous terminerons par que ques mots sur l'emploi de ces boîtes dans les fractures de l'avânt-