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APPAREILS DE M. SARAZIN

APPAREILS DE ElUCTUlUiS.

ARTICLE Vm BANDAGES DIVERS

Parmi les nombreux l)anclagcs qui ont été imaginés pour maintenir réduites les fractures des os, il en est quelques-uns que nous allons décrire ici, parce qu'ils n'ont pu trouver place dans les différents articles que nous avons consacrés à la description des diverses espèces de bandages.

I, Appareils pour les fractures de la rotule (1).

Les fractures transversales de la rotule ne guérissent souvent qu'avec un certain écartement des fragments que les chirurgiens ont essayé d'éviter. On a imaginé, dans ce but, plusieurs appareils sur lesquels nous allons nous arrêter un instant.

]° Appareil de Boyer— W se compose d'une gouttière (fig. 237) s'étendant depuis la partie moyenne de la cuisse jusqu'au tiers

FIG. 137. — Appareil do Boyer.

inférieur de la jambe, et présentant sur ses parties latérales et près des bords une rangée de clous, sur lesquels sont fixées deux courroies, qui embrassent les deux fragments en haut et en bas. La partie moyenne de ces courroies est doublée d'un épais cylmdre de peau de daim, rembourré de crin.

(1) Pour plus de délails, voyez Le Coin, thèse de Paris, 1869, n» 247.

APPAREIL DE M. LAUGIEP..

Il est facile de comprendre le mécanisme de cet appareil : en serrant la courroie supérieure, on amène en bas le fragment supérieur; en serrant au contraire la courroie inférieure, le fragment inférieur est porté en haut. Des trous assez rapprochés les uns des autres permettent de serrer les courroies à volonté ; enfin, des lacs sont disposés sur toute la longueur de la gouttière, afin de maintenir le membre solidement fixé.

2° Appareil de Baudens. — Il offre beaucoup d'analogie avec l'appareil de Boyer, et agit directement sur les extrémités des fragments rotuliens. Il se compose d'une petite boîte en tout semblable à celle que nous avons décrite à propos de son appareil à extension, boîte qui est ouverte à ses deux extrémités. Les courroies sont remplace'es par des bandes placées au-dessus de compresses épaisses appliquées sur les extrémités des fragments.

Les deux chefs des bandes sont dirigés, les supérieurs en bas, les inférieurs en haut, mais les premiers sont réfléchis à travers les trous dont sont percées les faces latérales de la boîte, de telle sorte que les quaire chefs sont ramenés à la partie supérieure de la boîte et peuvent être facilement serrés à volonté. Pour cela, il suffit de les nouer ensemble et de les faire glisser sur les deux extrémités pelviennes des faces latérales, qui sont arrondies de manière à présenter une longueur plus grande en bas qu'en haut.

30 Appareil de M. Laugier. — Cet appareil très-simple se compose; 1° d'une planche A (fig. 238) présentant à sa face infé-

Fio. 238. — Appareil de M. Laiigier.

rieure deux tasseaux U, D, assujettis avec des clous ; 2° de deux

406 APPAREII,S DE FRACTURES.

La planche doit être un peu plus large que le membre et garnie d'un coussin rembourré ; elle remplace la gouttière de Boyer. Quant à la distance qui sépare les deux tasseaux, elle est proportionnée à l'obliquité que l'on veut imprimer aux deux liens de caoutchouc ; c'est-à-dire qu'elle est en rapport avec la direction que l'on veut donner aux fragments.

Pour appliquer l'appareil, on fait soulever le membre et l'on glisse sous lui la planche garnie de son coussin : on doit faire en sorte que la rotule corresponde à peu près au milieu de l'espace qui sépare les deux tasseaux, à moins d'indications particulières.

Les deux plaques de gutta-percha, modelées sur chacun des fragments qu'elles embrassent en haut et en bas, sont maintenues par les deux liens de caoutchouc qui embrassent à leur tour chacune des deux plaques. Le lien qui fixe le fragment supérieur va se nouer au tasseau inférieur, et réciproquement, de sorte que les deux chefs du lien supérieur se croisent avec les deux chefs du lien inférieur sur les parties latérales du genou. 11 est facile de comprendre que ces liens rapprocheront les deux fragments et exerceront une traction d'autant plus oblique que les tasseaux seront plus éloignés.

L'appareil préconisé par Wood est à peu près analogue à celui de M. Laugier (1).

4» Appareil de Mayor. — Cet appareil se distingue de tous ceux qui précèdent, en ce que les deux cravates qui maintiennent les fragments sont parallèles et ne tendent pas a. s'entrecroiser sur les parties latérales du genou.

Il se compose d'une gouttière garnie d'ouate dans laquelle on place le membre; de deux cravates disposées parallèlement, l'une au-dessus du fragment supérieur, l'autre au-dessous de l'inférieur. Les extrémités de ces deux liens viennent se reflcchir sur les bords de la gouttière, de façon que les chefs de la cravate supérieure se dirigent en haut, et ceux de la cravate inférieure en bas. On les fixe ensuite sur les parties latérales de la gouttière. Mayor complète son appareil en réunissant la partie moyenne de deux cravates par deux liens ou rubans. La rotule est alors maintenue par une sorte de parallélogramme dont es côtés supérieur et inférieur sont formés par les cravates, et les

(1) Gaujol, /oc. cit., p. 247. '

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