DE LA DESSICCATION
plantes, etc., peuvent éprouver, si elle est mal conduite, des altérations qui annulent plus ou moins leurs propriétés.
Il n'est pas nécessaire, pour bien dessécher les plantes, etc., d'employer une haute température, car il faut seulement un endroit sec qui puisse être mis à l'abri de l'humidité qui souvent, à l'instant où l'on s'y attend le moins, altère les récoltes. On peut, avec avantage, profiter du dessus d\m four de boulanger, car plus la dessiccation s'opère promptement , à une température de beaucoup inférieure à celle qui est nécessaire pour cuire les plantes , et plus les
produits sont beaux. Les fleurs de violette, de sureau, de tilleul, etc., demandent à être desséchées promptement.
11 faut, avant de soumettre les substances végétales à la dessiccation, laveries racines, les essuyer, les monder, les couper en tronçons ou les laisser entières, et les étendre sur des claies ; séparer les feuilles des tiges , les tiges des feuilles, et couper les tiges, etc. (Voyez fig. 1.)
On peut encore, lorsqu'on a peu d'espace à sa disposition, mettre les plantes en paquets et les étendre en guirlande, après avoir séparé toutes les plantes étrangères à celles que l'on veut dessécher. Mais il est nécessaire de ne les attacher que par petites poignées et d'écarter suffisamment les poignées les unes des autres.
Les fleurs doivent être séparées des tiges, des pédoncules, quelquefois des calices, ou bien cueillies avec une partie de la tige, de manière à former ce qu'on appelle les sommités, et étendues en couches très minces.
Quelques fruits doivent être desséchés au four ou au soleil, jusqu'à ce qu'ils aient perdu la plus grande partie de leurs sucs, comme les pruneaux, les dattes, les figues, les jujubes, etc.; d'autres jusqu'à ce qu'ils soient parfaitement secs.
§ 4. — De la conservation.
La conservation des substances médicamenteuses forme le complément de la récolte et de la dessiccation. On peut résumer en peu de mots les principes de la conservation, car il suffit de dire que toutes les substances médicamenteuses, ou au moins les plus précieuses, doivent être, quelles soient entières, divisées ou pulvérisées, parfaitement desséchées, et renfermées dans des vases bien secs et exactement bouchés. Avec ce soin, qui n'est pénible que