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DE LA SUBLIMATION

temps en ébullition, les substances solubles et aromatiques, et passer lorsque les substances solubles sont dissoutes.

Dans cette manière d'opérer, qui ne peut être généralisée, on admet que l'abaissement de température produit par la solution des substances solubles et la température nécessaire pour reporter le décocté à l'ébullition , suffisent pour faire l'infusion des substances aromatiques.

Lesdécoctéshydroliques servent quelquefois de véhicules aux potions, aux lavements, aux sirops, aux tisanes, etc.

Autrefois on préférait les décoctions aux infusions, parce que l'on croyait qu'avec cette opération, on parvenait à mieux enlever aux végétaux leurs principes solubles; mais des expériences positives ont fait préférer l'infusion, parce qu'il existe dans beaucoup de végétaux une certaine quantité d'amidon, qui, sous l'influence de la température nécessaire pour faire un décocté, se dissout, augmente la viscosité du liquide ou forme, avec certains principes solubles des végétaux, le tannin, par exemple, des composés insolubles.

Quoique Finfusion soit préférable dans beaucoup de cas à la décoction, cette dernière opération doit cependant être employée quelquefois, parce que certaines substances ne cèdent les principes solubles qu'elles contiennent qu'après un certain temps d'ébuUition, et parce que, sous une ébullition prolongée, certains principes se volatilisent ou se modifient, et permettent d'administrer plus avantageusement le décocté que l'infusé.

Art. XÎS. la sublimation.

La sublimation est une opération à l'aide de laquelle on réduit à l'état de vapeur, dans des vases plus ou moins bien fermés, les corps solides qui sont volatils à une certaine température et qui peuvent être condensés avec une tem-

pérature moins élevée. ^Dans cette opération , qui permet de séparer les corps solides et volatils qui sont mêlés avec des corps fixes, le corps volatil s'attache à la paroi supérieure du vase dans lequel on opère.

Les sublimations se font ordinairement dans des ballons à fond plat , dans des cornues , dans des bouteilles de grès, etc., chauffés au bain de sable; quelquefois, cependant, on emploie des capsules, des chaudières de fonte, etc., recouvertes avec un cône de papier, etc.

Lorsqu'une sublimation est conduite avec lenteur, lorsque le vase n'est pas trop petit pour la quantité de matière h sublimer, et lorsque le corps a la propriété de prendre des formes régulières, il cristallise.

Cette opération, qui paraît très simple, demande souvent beaucoup de soin ; car il est non seulement nécessaire de prendre en considération la température à laquelle le corps peut être volatilisé et la température k laquelle il doit se condenser, mais il est encore utile de savoir, dans certains cas, donner aux corps sublimés une certaine cohésion, sans laquelle ils ne peuvent être employés à tous les usages auxquels on les destine.

Art. XIII. — De révaporation.

On a donné le nom i'evaporation à une opération qui a pour but de réduire à un volume plus ou moins petit un liquide quelconque, en en faisant passer une partie plus ou moins grande, à l'aide de la chaleur ou sans le secours de la chaleur, à l'état de vapeur.

Cette opération est fréquemment exécutée en pharmacie, car le pharmacien a souvent besoin de concentrer les sucs des végétaux, les macérés, les infusés, les solutés, etc., etc., de manière à obtenir des tisanes concentrées, desextraits, etc.

DE l'évaporation. ^ ^9

C'est en soumettant à l'évaporation les eaux de la mer, les différentes eaux minérales et les solutions salines artificielles que l'on obtient le sel marin, les sels qui se rencontrent dans la nature et les sels que la chimie fournit à la pharmacie, etc.

La manière d'opérer une évaporation est extrêmement variée, elle dépend de la qualité du liquide qu'il faut faire évaporer et de l'altérabilité des substances médicamenteuses qui sont en dissolution.

On peut exposer le liquide à un courant d'air; le placer sous la cloche d'une machine pneumatique et faire le vide; le mettre sous une cloche avec des vases qui contiennent de l'acide sulfurique, de la chaux vive, etc., et luter avec un corps gras le bord de la cloche; le renfermer dans une étuve dont la température soit plus ou moins élevée, ou le chauffer au bain d'eau, au bain de sable, etc., ou bien à feu nu, c'est-k-dire en mettant le vase qui contient le liquide à évaporer en contact direct avec les rayons calorifiques qui émanent du foyer. On peut aussi avec un très grand avantage faire évaporer les liquides en les soumettant h l'action de la vapeur d'eau chauffée à une faible tension, ou bien procéder dans certains cas à une distillation. L'utilité de cette dernière méthode se fait sentir lorsqu'il est nécessaire de soustraire à l'action oxydante de l'air le liquide qui doit être évaporé, et lorsqu'on n'a pas à sa disposition un appareil pour évaporer dans le vide. Les vases qui peuvent être emploj^és sont de diverses natures : on peut choisir des capsules de platine, d'argent, d'étain, de plomb, de fonte, de porcelaine, de faïence, des bassines de cuivre étamé ou non étamé, en ayant soin cependant de préférer le vase le plus commode et celui qui, par sa nature, ne peut pas altérer la solution ou être altéré par elle.

Il est facile de composer un appareil très commode pour

évaporer à la vapeur les liquides qui doivent produire des extraits [fig, 7), etc.; car il suffit de faire souder a la cucurbite d'un alambic, au côté opposéde la douille ordinaire, une grosse tubulure disposée de manière à pouvoir recevoir un gros tube d'étain qui ferme, a l'aide d'un ajutage, l'ouverture du serpentin. On pose sur la cucurbite une bassine d'étain

ou une capsule de porcelaine, un plat ou une soupière de faïence ou de porcelaine, etc.; on lute avec du papier enduit de colle faite avec de la farine le vase et le tube, et l'on chauffe pour distiller. Lorsqu'on a retiré un certain volume d'eau distillée calculé d'avance, on ajoute, par la douille de" la cucurbite, un volume d'eau égal au volume distillé, et l'on continue l'opération. Cet appareil, qui est très simple et très peu dispendieux, peut remplacer des appareils très compliqués et être très utile aux pharmaciens, puisqu'il permet d'obtenir de l'eau distillée en préparant les extraits, etc.

Il est presque inutile d'ajouter qu'il est nécessaire, lorsque le procédé que l'on suit le permet, d'agiter convenablement le liquide, afin que sa surface soit constamment

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