DE LA CONSERVATION DES SUCS
et qui correspondent à des aldéhydes. Les huiles légères ne contiennent point ou ne contiennent qu'une petite quantité .d'oxygène : 4 pour 100 à peu près, tandis que les huiles pesantes sont presque toujours formées de deux huiles qu'il est possible de séparer, puisque l'une appartient aux huiles légères et l'autre aux huiles pesantes.
§ 8. — De la conservation des sucs.
Pour conserver les sucs des végétaux , il suffit de placer ces liquides dans des conditions telles, que l'oxygènede l'air ne puisse pas les altérer; que les matières albuminoïdes contenues dans ces sucs ne puissent pas se transformer en ferments, et que des végétaux mycodermiques ne puissent pas se développer à leur surface ou dans leur intérieur.
Pour atteindre ce but, on peut introduire les sucs dans des bouteilles, verser une couche d'huile sur le suc, bouchei les bouteilles et les conserver debout dans un endroit frais ; mettre 75 centigrammes de sulfite de chaux dans chaque bouteille de suc ; ou mieux les traiter par la méthode d'Ap.. pert (fig. 8-11). Cette méthode consiste à introduire les sucs dans des bouteilles, à les boucher, à ficeler les bouchons, à envelopper les bouteilles avec un linge, à les placer debout dans l'eau froide, à porter celte eau à FébuUition, à l'entretenir bouillante pendant une demi -heure, à goudronner les bouchons sans retirer les enveloppes des bouteilles, à laisser refroidir les bouteilles, à les agiter et à les coucher dans un endroit frais.
Pour ficeler les bouchons sur les bouteilles, on peut employer une des deux manières suivantes (p. 70).
Beaucoup de pharmaciens pensent qu'il n'est pas nécessaire de porter à 100 degrés la température de l'eau dans laquelle on place les bouteilles que contiennent les sucs ; d'autres pensent qu'il suffît de faire bouillir le suc dans une
ART DE FO'RMULBR
bassine el de le renfermer dans des bonieilles ; d'autres avancent que îa méthode d'Âppert ne conserve pas les substances organiques; et M. Blayet, qui a étudié en 1850 la
Fis. 8. ^ Fig. 9.
Fig. 10. Fîg- li.
conservation des sucs, fixe, comme les négociants qui conservent les substances organisées pour l'exportation , cette température k 8^ degrés. On peut répondre à toutes ces objections que l'on comprend parfaitement que pour que la conservation des sucs, etc., soit certaine, il faut soumettre pendant quelques instants les matières organiques a la température à laquelle les matières albuminoïdes sont coagulées, et que la température minimo. doit être 75 degrés. Mais