DES FÉCULES
La fécule amylacée est un principe immédiat des végétaux dont les propriétés sont toujours à peu près les mêmes. C’est un corps d’une structure cristalline , incolore, insipide, inodore, insoluble dans l’eau froide, se réduisant, au moyen de 1 eau bouillante, en une geléequi se dissout dansune plus grande quantité d’eau. La fécule est isolée dans les plantes; on la sépare en déchirant les cellules qui la renferment; on la trouve principalement dans les semences des graminées, celles des légumineuses et les racines tubéreuses.
La fécule entraîne souvent avec elle d’autres principes qui lui communiquent des propriétés étrangères. Quelquefois elles sont applicables à l’art de guérir, et l’on doit les conserver; d’autres fois il est important d’en priver la fécule. On y parvient ordinairement par des lavages multiplies.
Après avoir donné le procédé par lequel on retire la fécule des corps qui la contiennent, nous verrons comment on prépare les fécules médicinales d’arum , de bryonc et de marron d Inde.
Les autres fécules en usage en médecine sont l’amidon des céréales, celui de la pomme de terre; l’arrow-root ou arrom-rout ou fécule du maranla indica; le tapioka, fourni par la racine du jalropha mauiliot; le sagou , fécule en partie modifiée de différons palmiers; le salep, qui est de l’amidon uni aux fibrilles de la racine des dilférens orchis , et mêlé d’un peu de mucilage et de matière extractive. Toutes ces fécules nous sont fournies par les arts ou le commerce. iSous décriions cependant le procédé par lequel on peut procéder à l’extraction de l’amidon des pommes de terre.
Prenez des pommes de terre ; enlevez-en l’épiderme (dans les arts on se contente de les laver); réduisez les en pulpe au moyen d’une râpe; délavez dans l’eau , et passez au tamis. La fécule se dépose; on la lave à plusieurs eaux pour la purifier, et on la fflifséc lier à l’ombre.
Pour retirer les fécules médicinales dclabryone, de l’arum ou du marron d’Inde, on râpe ces corps pour les réduire en pulpe, et on les exprime dans un sac de toile. On verse le suc ([ni s’est écoulé, sur un tamis, pour en séparer quelques débris grossiers, puis on l’abandonne au repos. La fécule se précipite; on décante, et l’on fait sécher le précipité à l’ombre. Enfin , on le puivérise, et on le conserve dans des vases bien fermés.
Le marc retient encore de la fécule. On peut l’en séparer en délayant dans Peau; mais le produit que l’on obtient ne peut être employé comme fécule médicinale, le lavage lui ayant fait perdre
la majeure partie de ses vertus. On devrait utiliser le sue d’où s’est déposé la première portion de fécule , en y délayant le marc resté à la presse et l’exprimant de nouveau. On obtiendrait ainsi un nouveau produit entièrement semblable au premier.
Toutes ces fécules médicinales ont été , avec raison, bannies de la pratique. On ne pouvait jamais savoir en quelle proportion elles contenaient le principe actif. Celle d’arum, préparée par le procédé que nous avons décrit, n’a pas d’àcreté. M. Dulong, pharmacien à Astafort, a remarqué que telle est la volatilité du principe actif de l’arum, qu’il disparaît par le seul acte de la division et de l’expression des racines.
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