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DES PULPES

Une pulpe est le parenchyme d’un végétal ou d’une partie d’un végétal, mêlé avec le suc qu’il renfermait, mais divisé, passé au travers d’un ta mis de crin , et en consistance de pâte molle.

Le procédé le plus simple consiste à broyer les corps dans un mortier, et il faire passer la pâle qui en résulte à travers le tissu d’un tamis de crin, à l’aide d’une spatule élargie d’un seul côté, et qui a reçu le nom de pulpoir. Les racines et les fruits

dont le parenchyme est plus ferme se réduisent plus aisément en pulpe au moyen de la râpe ; on passe ensuite au tamis.

Quand on agit sur des corps peu succulens ou secs, il convient de leur ajouter une suffisante; quantité d’eau , tantôt par simple mélange, tantôt par coction , pour les ramollir, et pouvoir les pulper. Ce procédé, dans quelques circonstances , est également employé poiîr des parties molles. Il fournit un produit plus lié, plus homogène que les pulpes obtenues sans l’intermède du feu. bientôt, dans celles-ci, les éléinens se séparent; le parenchyme se précipite, et le suc le surnage. La cuisson paraît opérer une sorte de combinaison entre l’eau et les matières végétales. Dans un grand nombre de cas, la présence de l’amidon peut nous rendre raison de ces phénomènes; mais il en est beaucoup d’autres où l’on ne peut raisonnablement lui attribuer les résultats.

Quel que soit le procédé dont on s’est servi, si * la pulpe est trop liquide, il faut l’évaporer à une chaleur douce au bain-marie. Sa consistance doit être celle d’un électuaire un peu mou.

Les pulpes sont des médicamens magistraux que l’on ne prépare qu’à mesure du besoin.

PULPES PRÉPARÉES S AXS COCTIOK.

Le nombre des pulpes préparées à froid était autrefois considérable. On employait souvent les plantes, sous cette forme , pour en faire des ea taplasmcs; elles servaient aussi à la confection des

conserves. Les seules que l’on prépare maintenant de cette manière sont les pulpes de casse, de tamarins et de cynorrhodons.

PULPE DK CASSE.

On appuie la casse surun coqrs solide ; on frappe légèrement sur l’une de ses sutures longitudinales. Elle se fend en deux parties ; on extrait , à l’aide d’une spatule, la pulpe, les semences et les cloisons , et on les sépare en pulpant à travers un tamis de crin. Si la casse était trop sèche, il faudrait en ramollir la pulpe avec un peu d’eau chaude.

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